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<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/sheet.xsl"?><rss xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" version="2.0"><channel><language>fr</language><title>RFI - Actualités, info, news en direct - Radio France Internationale</title><description>Suivez toute l'information politique, culturelle, sportive en direct et en continu sur RFI. Les dernières informations, news et actualités en France et à l'international.</description><link>https://www.rfi.fr/fr/</link><lastBuildDate>Sat, 17 Oct 2026 21:53:52 GMT</lastBuildDate><atom:link href="https://www.rfi.fr/fr/rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><item><category>Moyen-Orient</category><title>Cisjordanie occupée: Paris et Washington pressent Israël de mettre fin aux attaques de colons</title><link>https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20261017-cisjordanie-occup%C3%A9e-des-colons-isra%C3%A9liens-attaquent-un-convoi-diplomatique-europ%C3%A9en-et-frappent-un-maire-fran%C3%A7ais</link><description>
Des colons israéliens ont attaqué, samedi 17 octobre, un convoi de diplomates européens qui effectuaient une visite en Cisjordanie occupée, rouant de coups un maire français, ont indiqué à l'AFP un témoin et deux sources diplomatiques. Sur une vidéo consultée par l'AFP, Bernard Baudoux, maire communiste de la ville d'Aulnoye-Aymeries (nord), apparaît affalé au sol contre une voiture. Vendredi, c'est une photojournaliste du Washington Post qui était rouée des coups par des colons.
</description><media:thumbnail url="https://s.rfi.fr/media/display/d7edbb0e-ca53-11f1-8bc5-d1d2c32ebb87/w:1024/p:16x9/CISJORDANIE-OCCUPEE-COLONS-ISRAEL-AGRESSION.jpg"/><enclosure url="https://s.rfi.fr/media/display/d7edbb0e-ca53-11f1-8bc5-d1d2c32ebb87/w:1024/p:16x9/CISJORDANIE-OCCUPEE-COLONS-ISRAEL-AGRESSION.jpg" type="image/jpeg" length="0"/><guid isPermaLink="false">8c22c28a-ca3c-11f1-ba00-678e0afb9555</guid><pubDate>Sat, 17 Oct 2026 15:08:08 GMT</pubDate><source url="https://s.rfi.fr/media/display/d7edbb0e-ca53-11f1-8bc5-d1d2c32ebb87/w:1024/p:16x9/CISJORDANIE-OCCUPEE-COLONS-ISRAEL-AGRESSION.jpg">AFP - -</source><dc:creator>RFI avec AFP</dc:creator><ns0:encoded xmlns:ns0="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">&lt;article class="t-content__article-wrapper" data-article-content="" morss_own_score="9.371221281741233" morss_score="26.654679928357776"&gt;
&lt;h1&gt;Cisjordanie occupée: Paris et Washington pressent Israël de mettre fin aux attaques de colons&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;
                        Des colons israéliens ont attaqué, samedi 17 octobre, un convoi de diplomates européens qui effectuaient une visite en Cisjordanie occupée, rouant de coups un maire français, ont indiqué à l'AFP un témoin et deux sources diplomatiques. Sur une vidéo consultée par l'AFP, Bernard Baudoux, maire communiste de la ville d'Aulnoye-Aymeries (nord), apparaît affalé au sol contre une voiture. Vendredi, c'est une photojournaliste du &lt;em&gt;Washington Post&lt;/em&gt; qui était rouée des coups par des colons.        &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span&gt;Publié le : &lt;time&gt;17/10/2026 - 17:08&lt;/time&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Modifié le : &lt;time&gt;17/10/2026 - 23:18&lt;/time&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;





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&lt;img src="https://s.rfi.fr/media/display/d7edbb0e-ca53-11f1-8bc5-d1d2c32ebb87/w:1024/p:16x9/CISJORDANIE-OCCUPEE-COLONS-ISRAEL-AGRESSION.jpg"&gt;
&lt;/source&gt;
&lt;figcaption&gt;
                Image tirée d'une vidéo montrant le maire d'Aulnoye-Aymeries, Bernard Baudoux, 78 ans, agressé par des colons israéliens en Cisjordanie occupée, le 17 octobre 2026. Une délégation européenne a été prise à partie par des colons masqués et armés de gourdins dans le village de Taybeh.        AFP - -    &lt;/figcaption&gt; &lt;/figure&gt;




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                Par :
             &lt;/span&gt;
&lt;a href="https://www.rfi.fr/fr/auteur/rfi-avec-afp/" title="RFI avec AFP"&gt;
                        RFI avec AFP
                    &lt;/a&gt;



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&lt;p&gt;La &lt;strong&gt;&lt;a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/belgique/"&gt;Belgique&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; a condamné « &lt;em&gt;avec la plus grande fermeté l'attaque perpétrée par des colons masqués à Taybeh, en Cisjordanie occupée, contre des Palestiniens, notre Consul général, des diplomates français et polonais ainsi que des représentants catholiques&lt;/em&gt; », a annoncé sur X le chef de la diplomatie belge, Maxime Prévot. « &lt;em&gt;Un maire français a été agressé et un véhicule belge endommagé. Notre équipe est saine et sauve&lt;/em&gt; », a-t-il ajouté.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est dans le village chrétien de Taybeh que la délégation européenne a été prise à partie par des colons masqués et armés de gourdins, explique notre correspondant à Jérusalem, &lt;strong&gt;Michel Paul&lt;/strong&gt;. Une vitre d'une voiture diplomatique belge a été brisée et le maire de la commune française Aulnoye-Aymeries, Bernard Baudoux, 78 ans a été jeté au sol et blessé.&lt;/p&gt; &lt;h2&gt;Une « &lt;em&gt;violence gratuite&lt;/em&gt; » perpétrée avec la « &lt;em&gt;tolérance du gouvernement israélien&lt;/em&gt; » selon le maire&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Auprès de l'AFP, l'élu français a dénoncé l'attitude du gouvernement de &lt;strong&gt;&lt;a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/benyamin-netanyahu/"&gt;Benyamin Netanyahu&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; vis-à-vis des colons. « &lt;em&gt;Je pense que si les colons agissent comme ça, c'est qu'il y a une tolérance du gouvernement israélien&lt;/em&gt; », a-t-il déclaré, affirmant avoir été jeté au sol, frappé et battue avec des barres de fer. « &lt;em&gt;C'est une violence gratuite dont je m'étonne. Ils sont arrivés vraiment déchaînés&lt;/em&gt; », poursuit Bernard Baudoux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour le maire d'Aulnoye-Aumeries, « &lt;em&gt;la planète entière doit savoir ce qui se passe là-bas. Parce que, bon, moi après je vais rentrer dans mon pays, tout ira bien. Ceux qui continuent à souffrir le plus, c'est ceux qui sont ici&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le ministre français des Affaires étrangères a appelé les autorités israéliennes à « &lt;em&gt;arrêter impérativement les responsables&lt;/em&gt; » de l'attaque et à les « &lt;em&gt;traduire en justice&lt;/em&gt; ». Qualifiant de « &lt;em&gt;révoltants&lt;/em&gt; » ces actes, &lt;strong&gt;&lt;a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/jean-no%C3%ABl-barrot/"&gt;Jean-Noël Barrot&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; a jugé sur X que les autorités « &lt;em&gt;doivent de toute urgence faire cesser ces violences criminelles et garantir la sécurité des populations civiles, comme elles en ont l'obligation en vertu du droit international&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt; &lt;h2&gt;Netanyahu dénonce une campagne de « &lt;em&gt;diffamation&lt;/em&gt; »&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Dans un communiqué, l'armée israélienne condamne fermement cet « &lt;em&gt;acte de violence grave commis par des émeutiers israéliens&lt;/em&gt; ». Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa'ar, se veut partager : s'il a condamné l'attaque et annoncé l'ouverture d'une enquête policière, il a aussi déploré que cette visite n'ait pas été coordonnée au préalable avec l'armée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le bureau du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a lui dénoncé samedi une campagne de « &lt;em&gt;diffamation&lt;/em&gt; » contre &lt;strong&gt;&lt;a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/isra%C3%ABl/"&gt;Israël&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et ses colons en Cisjordanie occupée. Selon lui, les informations à propos de l'attaque de samedi contre des diplomates européens « &lt;em&gt;surviennent dans un climat d'inquiétude concernant une campagne coordonnée visant à diffamer Israël et les habitants juifs de Judée-Samarie (nom biblique de la Cisjordanie, NDLR) pendant la récolte annuelle des olives, en s'appuyant sur des gros titres sensationnalistes avant que tous les faits ne soient connus&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt; &lt;h2&gt;Les États-Unis exigent d'Israël des poursuites contre les colons qui ont agressé une photojournaliste&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Cette agression survient au lendemain du passage à tabac de la photojournaliste américaine du &lt;em&gt;Washington Post&lt;/em&gt;, Heidi Levine, qui souffre d'une côte cassée et a failli perdre un doigt. Selon l'ONG israélienne Yesh Din, près de 235 attaques liées à la récolte des olives ont déjà été recensées en moins de trois semaines à travers la Cisjordanie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'ambassadeur des &lt;strong&gt;&lt;a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/%C3%A9tats-unis/"&gt;États-Unis&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; en Israël Mike Huckabee, a exigé samedi 17 octobre qu'Israël poursuive et emprisonne les colons impliqués dans une attaque contre Heidi Levine. « &lt;em&gt;Attaquer une photographe est un acte de terreur ignoble perpétré par des lâches masqués&lt;/em&gt; », a-t-il écrit sur X, adoptant un ton bien plus ferme que celui employé par Washington dans une précédente déclaration.&lt;/p&gt;
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&lt;/article&gt;
</ns0:encoded></item><item><category>France</category><title>DIRECT - Journée de mobilisation en France: 800000 manifestants selon les organisateurs, Macron ne tolère «aucune place pour la violence»</title><link>https://www.rfi.fr/fr/france/20261017-direct-lyc%C3%A9ens-gilets-jaunes-suivez-la-journ%C3%A9e-de-mobilisation-%C3%A0-travers-la-france</link><description>
Des dizaines de milliers de personnes ont défilé samedi 17 octobre à travers la France pour dénoncer la vie chère et la dégradation des services publics, à l'appel d'un mouvement réunissant anciens « gilets jaunes », lycéens, étudiants, syndicats ou encore agriculteurs. 800 000 personnes ont participé aux actions et défilés, selon le bilan définitif des organisateurs. Des affrontements et des dégradations ont émaillé la mobilisation dans plusieurs villes.
</description><media:thumbnail url="https://s.rfi.fr/media/display/9a76a9b2-ca2a-11f1-aa15-2d1c143cdef3/w:1024/p:16x9/AP26290458830942.jpg"/><enclosure url="https://s.rfi.fr/media/display/9a76a9b2-ca2a-11f1-aa15-2d1c143cdef3/w:1024/p:16x9/AP26290458830942.jpg" type="image/jpeg" length="0"/><guid isPermaLink="false">208667de-ca00-11f1-a0f8-593a9c47d10a</guid><pubDate>Sat, 17 Oct 2026 08:43:17 GMT</pubDate><source url="https://s.rfi.fr/media/display/9a76a9b2-ca2a-11f1-aa15-2d1c143cdef3/w:1024/p:16x9/AP26290458830942.jpg">© AP Photo/Emma Da Silva</source><dc:creator>Aurore Lartigue</dc:creator><ns0:encoded xmlns:ns0="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">&lt;article class="t-content__article-wrapper" data-article-content="" morss_own_score="7.959183673469388" morss_score="24.961367079582928"&gt;
&lt;h1&gt;DIRECT - Journée de mobilisation en France: 800000 manifestants selon les organisateurs, Macron ne tolère «aucune place pour la violence»&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;
                        Des dizaines de milliers de personnes ont défilé samedi 17 octobre à travers la France pour dénoncer la vie chère et la dégradation des services publics, à l'appel d'un mouvement réunissant anciens « gilets jaunes », lycéens, étudiants, syndicats ou encore agriculteurs. 800 000 personnes ont participé aux actions et défilés, selon le bilan définitif des organisateurs. Des affrontements et des dégradations ont émaillé la mobilisation dans plusieurs villes.        &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span&gt;Publié le : &lt;time&gt;17/10/2026 - 10:43&lt;/time&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Modifié le : &lt;time&gt;17/10/2026 - 19:58&lt;/time&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;





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&lt;img src="https://s.rfi.fr/media/display/9a76a9b2-ca2a-11f1-aa15-2d1c143cdef3/w:1024/p:16x9/AP26290458830942.jpg"&gt;
&lt;/source&gt;
&lt;figcaption&gt;
                Des manifestants font face aux forces de l’ordre lors de la manifestation «contre la vie chère», à Paris, le 17 octobre 2026.        © AP Photo/Emma Da Silva    &lt;/figcaption&gt; &lt;/figure&gt;



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                Par :
             &lt;/span&gt;
&lt;a href="https://www.rfi.fr/fr/auteur/aurore-lartigue/" title="Aurore Lartigue"&gt;
                        Aurore Lartigue
                    &lt;/a&gt;
                                 |                                                                     &lt;a href="https://www.rfi.fr/fr/auteur/alaa-khzam/" title="Alaa Khzam"&gt;
                        Alaa Khzam
                    &lt;/a&gt;
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&lt;h2&gt;Ce qu'il faut retenir :&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;► &lt;strong&gt;Anciens « gilets jaunes », lycéens, étudiants, militants du climat et agriculteurs se sont mobilisés&lt;/strong&gt; ce samedi contre la vie chère, le manque de moyens dans l'éducation et la dégradation des services publics à l'occasion d'une &lt;a href="https://www.rfi.fr/fr/france/20261016-france-de-multiples-mobilisations-annonc%C3%A9es-ce-17-octobre-pour-une-convergence-des-luttes"&gt;&lt;strong&gt;journée de convergence des luttes&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;► &lt;strong&gt;Quelque 800 000 personnes ont participé aux actions et défilés à travers la France, selon le bilan actualisé des organisateurs.&lt;/strong&gt; La CGT, qui avait d’abord fait état de 500 000 participants à 17h, s’est ensuite alignée sur cette estimation. Elle recensait par ailleurs 1 750 rassemblements et manifestations. De son côté, le ministère de l’Intérieur a fait état de 20 000 manifestants à Lyon, autant à Nantes et 10 000 à Rennes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;► &lt;strong&gt;Des violences ont éclaté en marge de plusieurs cortèges&lt;/strong&gt;, notamment à Paris, Lyon, Marseille, Rennes et Nantes. Des bâtiments publics ont été pris pour cible et des commerces vandalisés. Le ministère de l'Intérieur faisait état de 272 interpellations à travers le pays à 15h.&lt;/p&gt;




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&lt;/article&gt;
</ns0:encoded></item><item><category>Afrique</category><title>L’ex-président sénégalais Macky Sall retire sa candidature au poste de secrétaire général de l'ONU</title><link>https://www.rfi.fr/fr/afrique/20261017-l-ex-pr%C3%A9sident-s%C3%A9n%C3%A9galais-macky-sall-retire-sa-candidature-au-poste-de-secr%C3%A9taire-g%C3%A9n%C3%A9ral-de-l-onu</link><description>
Ce retrait de la candidature de Macky Sall intervient samedi 17 octobre, au lendemain d'un vote indicatif où les sept candidats encore en lice ont tous reçu au moins un avis défavorable d'un membre permanent du Conseil de sécurité, l'équivalent d’un veto.
</description><media:thumbnail url="https://s.rfi.fr/media/display/5c923816-86ee-11f1-8381-005056a97e36/w:1024/p:16x9/000-C3244NM.jpg"/><enclosure url="https://s.rfi.fr/media/display/5c923816-86ee-11f1-8381-005056a97e36/w:1024/p:16x9/000-C3244NM.jpg" type="image/jpeg" length="0"/><guid isPermaLink="false">74c59f58-ca24-11f1-90a0-1daf74074d90</guid><pubDate>Sat, 17 Oct 2026 12:27:37 GMT</pubDate><source url="https://s.rfi.fr/media/display/5c923816-86ee-11f1-8381-005056a97e36/w:1024/p:16x9/000-C3244NM.jpg">© LEONARDO MUNOZ / AFP</source><dc:creator>RFI</dc:creator><ns0:encoded xmlns:ns0="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">&lt;article class="t-content__article-wrapper" data-article-content="" morss_own_score="9.226932668329177" morss_score="26.46492393470472"&gt;
&lt;h1&gt;L’ex-président sénégalais Macky Sall retire sa candidature au poste de secrétaire général de l'ONU&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;
                        Ce retrait de la candidature de Macky Sall intervient samedi 17 octobre, au lendemain d'un vote indicatif où les sept candidats encore en lice ont tous reçu au moins un avis défavorable d'un membre permanent du Conseil de sécurité, l'équivalent d’un veto.        &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span&gt;Publié le : &lt;time&gt;17/10/2026 - 14:27&lt;/time&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Modifié le : &lt;time&gt;17/10/2026 - 23:26&lt;/time&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;





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&lt;img src="https://s.rfi.fr/media/display/5c923816-86ee-11f1-8381-005056a97e36/w:1024/p:16x9/000-C3244NM.jpg"&gt;
&lt;/source&gt;
&lt;figcaption&gt;
                L’ancien président sénégalais Macky Sall, alors candidat au poste de secrétaire général des Nations unies, s’exprime lors d’un débat à la salle de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, le 23 juillet 2026.        © LEONARDO MUNOZ / AFP    &lt;/figcaption&gt; &lt;/figure&gt;




&lt;span&gt;
                Par :
             &lt;/span&gt;
&lt;a href="https://www.rfi.fr/fr/auteur/rfi/" title="RFI"&gt;
                        RFI
                    &lt;/a&gt;



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&lt;p&gt;L'ancien chef de l'État sénégalais a annoncé, ce samedi 17 octobre, le retrait de sa candidature au poste de secrétaire général de l'&lt;strong&gt;&lt;a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/onu/"&gt;ONU&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, &lt;strong&gt;&lt;a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/macky-sall/"&gt;Macky Sall&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; dit prendre cette décision en « &lt;em&gt;espérant contribuer ainsi à l'émergence d'une candidature consensuelle au sein du Conseil de sécurité&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La veille, tous les candidats au poste de secrétaire général des Nations unies s'étaient vu opposer un veto par les membres permanents du Conseil de sécurité, ce qui ouvre la porte à d'éventuelles nouvelles candidatures. « &lt;em&gt;Les résultats des différents votes tests indiquent un choix en faveur d'une candidature issue de la région d'Amérique latine et des Caraïbes et éventuellement féminine&lt;/em&gt; », a ajouté l'ex-président sénégalais.&lt;/p&gt; &lt;h2&gt;Macky Sall prône une candidature consensuelle&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Portée initialement par le Burundi, la candidature de Macky Sall était contestée au &lt;strong&gt;&lt;a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/s%C3%A9n%C3%A9gal/"&gt;Sénégal&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, où il est accusé d'avoir caché une partie de la dette du pays. Par ailleurs, des victimes de la répression des manifestations de 2021-2024 s'opposaient à sa candidature ; aujourd'hui, le collectif de victimes prend acte de la décision, mais demande toujours justice et réparation, explique notre correspondante à Dakar, &lt;strong&gt;Juliette Dubois&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans son communiqué, Macky Sall dit avoir pris sa décision après avoir consulté le président burundais, &lt;strong&gt;&lt;a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/%C3%A9variste-ndayishimiye/"&gt;Évariste Ndayishimiye&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, président en exercice de l'Union africaine, ainsi que &lt;strong&gt;&lt;a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/bassirou-diomaye-faye/"&gt;Bassirou Diomaye Faye&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Il explique vouloir contribuer à une candidature consensuelle au Conseil de sécurité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;« &lt;em&gt;Le président Sall s'est toujours positionné comme un candidat de consensus, il a toujours souhaité être une solution et non un problème venant s'ajouter à la fragmentation du système international.&lt;/em&gt; [...] &lt;em&gt;Il a donc pris la décision de retirer sa candidature avec un sens très élevé de ses responsabilités au regard de son parcours et des ambitions qu'il a porté pour servir la communauté internationale, et non dans une perspective d'ambition personnelle&lt;/em&gt; », a réagi Seydou Guèye, l'un de ses proches. Ancien ministre et porte parole du gouvernement, il est actuellement en charge des alliances et des partenariats stratégiques au sein de l'Alliance pour la République (APR), le parti de l'ancien chef de l'État.&lt;/p&gt; 
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Macky Sall s'est toujours positionné comme un candidat de consensus.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
















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                    &lt;/div&gt;


&lt;p&gt;Seydou Guèye, ancien ministre et porte parole du gouvernement, secrétaire national de l'APR en charge des alliances et des partenariats stratégiques&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Déposée par le Burundi le 2 mars, sa candidature n'a jamais fait l'unanimité, au Sénégal mais aussi ailleurs en Afrique. En mars, une vingtaine de pays de l'Union africaine, dont le Sénégal, refusaient de la soutenir. Le président Diomaye Faye avait &lt;strong&gt;&lt;a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260720-le-s%C3%A9n%C3%A9gal-apporte-son-soutien-officiel-%C3%A0-la-candidature-de-macky-sall-au-secr%C3%A9tariat-g%C3%A9n%C3%A9ral-de-l-onu"&gt;changé de position en juillet&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, suscitant la surprise dans le pays. L'opposition avait alors parlé alors de « &lt;em&gt;volte face incompréhensible&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais à New York, Macky Sall a toujours plafonné dans les votes. Vendredi 16 octobre, la Costaricaine Rebeca Grynspan restait en tête, avec neuf voix favorables. Les avis défavorables ne sont pas des vetos formels et n'obligent personne à se retirer, mais ils bloquent la recommandation et laissent la porte ouverte à des retraits, voire à de nouveaux noms.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Désormais, se pose la question de l'avenir politique de l'ancien président. Installé à Marrakech au Maroc, il n'est revenu qu'une seule fois au Sénégal depuis son départ du pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/article&gt;
</ns0:encoded></item><item><category>Europe</category><title>Pour l'Ukraine, en levant certaines sanctions, Trump «encourage» la Russie à continuer ses attaques</title><link>https://www.rfi.fr/fr/europe/20261017-pour-l-ukraine-trump-encourage-la-russie-de-continuer-%C3%A0-attaquer-en-levant-certaines-sanctions</link><description>
L'Ukraine réagit aux dernières décisions de Donald Trump. Alors que Moscou a lancé l'une de ses plus grandes attaques contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes, le président ukrainien s'est exprimé sur l'alignement américain avec Moscou. Selon lui, exempter la Russie de nouvelles sanctions majeures est un « encouragement ».
</description><media:thumbnail url="https://s.rfi.fr/media/display/d5763e42-ca66-11f1-826e-4dd8ac2cf3bf/w:1024/p:16x9/UKRAINE-GUERRE-RUSSIE-KIEV.jpg"/><enclosure url="https://s.rfi.fr/media/display/d5763e42-ca66-11f1-826e-4dd8ac2cf3bf/w:1024/p:16x9/UKRAINE-GUERRE-RUSSIE-KIEV.jpg" type="image/jpeg" length="0"/><guid isPermaLink="false">0523b692-ca67-11f1-a1d4-3546f0067b9e</guid><pubDate>Sat, 17 Oct 2026 20:12:14 GMT</pubDate><source url="https://s.rfi.fr/media/display/d5763e42-ca66-11f1-826e-4dd8ac2cf3bf/w:1024/p:16x9/UKRAINE-GUERRE-RUSSIE-KIEV.jpg">Ukrainian Emergency Service via</source><dc:creator>RFI</dc:creator><ns0:encoded xmlns:ns0="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">&lt;article class="t-content__article-wrapper" data-article-content="" morss_own_score="7.89272030651341" morss_score="24.09272030651341"&gt;
&lt;h1&gt;Pour l'Ukraine, en levant certaines sanctions, Trump «encourage» la Russie à continuer ses attaques&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;
                        L'Ukraine réagit aux dernières décisions de Donald Trump. Alors que Moscou a lancé l'une de ses plus grandes attaques contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes, le président ukrainien s'est exprimé sur l'alignement américain avec Moscou. Selon lui, exempter la Russie de nouvelles sanctions majeures est un « encouragement ».        &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span&gt;Publié le : &lt;time&gt;17/10/2026 - 22:12&lt;/time&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Modifié le : &lt;time&gt;17/10/2026 - 22:23&lt;/time&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;





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&lt;img src="https://s.rfi.fr/media/display/d5763e42-ca66-11f1-826e-4dd8ac2cf3bf/w:1024/p:16x9/UKRAINE-GUERRE-RUSSIE-KIEV.jpg"&gt;
&lt;/source&gt;
&lt;figcaption&gt;
                Des services de secours ukrainiens en action à Kiev, le 15 octobre 2026, après une nouvelle attaque aérienne de la Russie sur la capitale.        Ukrainian Emergency Service via    &lt;/figcaption&gt; &lt;/figure&gt;




&lt;span&gt;
                Par :
             &lt;/span&gt;
&lt;a href="https://www.rfi.fr/fr/auteur/rfi/" title="RFI"&gt;
                        RFI
                    &lt;/a&gt;








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&lt;p&gt;Mis devant le fait accompli des décisions de &lt;strong&gt;&lt;a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/donald-trump/"&gt;Donald Trump&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; face à la Russie, Volodymyr Zelensky dénonce le recul des sanctions américaines envers Moscou et parle d'un véritable « &lt;em&gt;blackout des sanctions&lt;/em&gt; », explique notre correspondante à Kiev, &lt;strong&gt;Emmanuelle Chaze&lt;/strong&gt;. Le président ukrainien accuse Washington d'affaiblir la pression sur la &lt;strong&gt;&lt;a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/russie/"&gt;Russie&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; en écartant l'application de sanctions pourtant prévues par la loi Graham, promulguée mi-septembre et qui constituait la première action majeure du Congrès américain contre Moscou depuis le retour du milliardaire républicain à la Maison Blanche en 2025. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si Kirill Dmitriev, conseiller du Kremlin pour la coopération économique à l'international, a salué « &lt;em&gt;un moment important et véritablement historique&lt;/em&gt; », &lt;strong&gt;&lt;a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/volodymyr-zelensky/"&gt;Volodymyr Zelensky&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; a plutôt taclé la position prise par son homologue américain. « &lt;em&gt;Mise en veille des sanctions américaines, allègement de la pression sur l'agresseur, récompenses financières pour Poutine : tout cela ne fait que l'encourager à continuer d'attaquer&lt;/em&gt; », a-t-il déclaré samedi 17 octobre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span&gt;À lire aussi&lt;/span&gt;&lt;a href="https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20261017-%C3%A9tats-unis-donald-trump-exempte-la-russie-de-nouvelles-sanctions-adopt%C3%A9es-par-le-congr%C3%A8s"&gt;États-Unis: Donald Trump exempte la Russie de nouvelles sanctions adoptées par le Congrès&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon le président ukrainien, ce revirement américain encourage &lt;strong&gt;&lt;a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/vladimir-poutine/"&gt;Vladimir Poutine&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; à poursuivre la guerre, au moment où Moscou tente de plonger des millions d'Ukrainiens dans le noir et dans le froid avec des frappes quotidiennes sur les infrastructures énergétiques du pays. Il redoute de voir la levée des sanctions « &lt;em&gt;se poursuivre&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce nouveau coup dur pour l'&lt;strong&gt;&lt;a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/ukraine/"&gt;Ukraine&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; intervient à un moment de grande tension entre Washington et Kiev et d'une relation fortement dégradée entre les deux administrations. Face à l'éloignement du soutien américain, Volodymyr Zelensky tente de mobiliser les partenaires Européens pour continuer d'assurer la défense ukrainienne. Le manque de soutien de Washington, qu'il s'agisse de partage de renseignement, de limitation de vitesse des drones via les terminaux Starlink ou encore de livraison de missiles d'interception se traduit directement en perte de vie humaines dans les bombardements russes au sein de la population.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span&gt;À lire aussi&lt;/span&gt;&lt;a href="https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20261016-les-%C3%A9tats-unis-prolongent-une-nouvelle-fois-l-all%C3%A8gement-des-sanctions-visant-le-g%C3%A9ant-russe-lukoil"&gt;Les États-Unis prolongent une nouvelle fois l'allègement des sanctions visant le géant russe Lukoil&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;/article&gt;
</ns0:encoded></item><item><category>Afrique</category><title>Maroc: un système inédit de surveillance de voix dissidentes révélé par Amnesty</title><link>https://www.rfi.fr/fr/afrique/20261017-maroc-un-syst%C3%A8me-in%C3%A9dit-de-surveillance-de-voix-dissidentes-r%C3%A9v%C3%A9l%C3%A9-par-amnesty</link><description>
Après des années d’enquête, l’ONG de défense des droits de l’homme sort un rapport inédit sur le fonctionnement du système de surveillance marocain pour réprimer des militants de la liberté d’expression et des journalistes. 
</description><media:thumbnail url="https://s.rfi.fr/media/display/30794422-ea27-11eb-bdc7-005056bf30b7/w:1024/p:16x9/06ea6115d87c1004cd57112f7083ecf8aac52cf1-1.jpg"/><enclosure url="https://s.rfi.fr/media/display/30794422-ea27-11eb-bdc7-005056bf30b7/w:1024/p:16x9/06ea6115d87c1004cd57112f7083ecf8aac52cf1-1.jpg" type="image/jpeg" length="0"/><guid isPermaLink="false">b2468134-c95d-11f1-b3d1-ede314d95cc7</guid><pubDate>Sat, 17 Oct 2026 09:38:29 GMT</pubDate><source url="https://s.rfi.fr/media/display/30794422-ea27-11eb-bdc7-005056bf30b7/w:1024/p:16x9/06ea6115d87c1004cd57112f7083ecf8aac52cf1-1.jpg">© Thomas Samson/AFP</source><dc:creator>Anne Bernas</dc:creator><ns0:encoded xmlns:ns0="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">&lt;article class="t-content__article-wrapper" data-article-content="" morss_own_score="9.438635112823334" morss_score="28.26609990155573"&gt;

&lt;span&gt;
                    Éclairage
                &lt;/span&gt;

&lt;h1&gt;Maroc: un système inédit de surveillance de voix dissidentes révélé par Amnesty&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;
                        Après des années d’enquête, l’ONG de défense des droits de l’homme sort un rapport inédit sur le fonctionnement du système de surveillance marocain pour réprimer des militants de la liberté d’expression et des journalistes.         &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span&gt;Publié le : &lt;time&gt;17/10/2026 - 11:38&lt;/time&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Modifié le : &lt;time&gt;17/10/2026 - 12:17&lt;/time&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;





    8 min    &lt;span&gt;Temps de lecture&lt;/span&gt;
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&lt;img src="https://s.rfi.fr/media/display/30794422-ea27-11eb-bdc7-005056bf30b7/w:1024/p:16x9/06ea6115d87c1004cd57112f7083ecf8aac52cf1-1.jpg"&gt;
&lt;/source&gt;
&lt;figcaption&gt;
                Amnesty International a enquêté sur les procédures illégales utilisées par la Direction générale de la surveillance du territoire pour réduire au silence toutes celles et ceux qui entendent émettre des critiques à l’égard du Maroc.          © Thomas Samson/AFP    &lt;/figcaption&gt; &lt;/figure&gt;




&lt;span&gt;
                Par :
             &lt;/span&gt;
&lt;a href="https://www.rfi.fr/fr/auteur/anne-bernas/" title="Anne Bernas"&gt;
                        Anne Bernas
                    &lt;/a&gt;



&lt;div class="t-content__body u-clearfix" morss_own_score="5.654929577464789" morss_score="80.46048513302034"&gt;




&lt;span&gt;Publicité&lt;/span&gt;






&lt;p&gt;« On commence par le verdict », tel est le titre du &lt;a href="https://www.amnesty.org/fr/documents/mde29/1481/2026/fr/"&gt;&lt;strong&gt;document &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;qui en dit long sur la manière dont les militants et des journalistes, mais aussi leurs proches et leurs réseaux, sont traités dans le royaume chérifien. Avec un consortium de médias sur le Maroc, Amnesty International, qui avait déjà publié de nombreux documents sur l’infection par le logiciel espion israélien &lt;a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/pegasus/"&gt;&lt;strong&gt;Pegasus&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; de téléphones appartenant à des militants marocains, a cette fois-ci enquêté sur les procédures illégales utilisées par la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) pour réduire au silence toutes celles et ceux qui entendent émettre des critiques à l’égard du Maroc. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sans obligation de rendre des comptes et sans autorisation juridique, ces agents du renseignement agissent dans le secret et en toute impunité. Dès que la cible est désignée, tout un éventail d’outils est déployé pour la surveiller et la traquer au sein du royaume, mais aussi au-delà de ses frontières. &lt;/p&gt; &lt;h2&gt;Un rapport inédit par son ampleur &lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Plusieurs gouvernements font appel à des technologies de surveillance de manière abusive, illégale, pour cibler des membres de la société civile. « &lt;em&gt;Mais là, avec le Maroc, on a pu mener vraiment une enquête très fouillée sur la période 2017-2021 et on dispose d'un panorama du vaste éventail de technologies de surveillance qui permettent de mettre en place ce système répressif spécifiquement conçu pour suivre, surveiller et, in fine, distiller la peur chez les militants des droits humains, les journalistes et les faire taire, entraver leur travail, au Maroc comme à l'étranger&lt;/em&gt; », détaille Katia Roux, chargée de plaidoyer Libertés chez Amnesty International France.  &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Grâce au témoignage d’un ex-agent de la DGST devenu lanceur d’alerte, mais aussi au moyen de sources indépendantes, de témoignages de victimes, de recherches, de données issues de fuites et de recoupements de sources, le rapport raconte comment marche ce système hors normes.  &lt;/p&gt; &lt;p&gt;La liste des outils utilisés par les autorités est longue, avec des techniques anciennes mais aussi de nouveaux moyens ultra-sophistiqués : infection physique des appareils, attaques « un clic » (l’utilisateur clique une seule fois sur un lien ou message) ou « zéro clic » (sans aucune action de l'utilisateur), mais aussi des attaques par injection réseau, signifiant pour ces dernières l’implication de l’opérateur public Maroc Telecom. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les renseignements marocains infectent aussi de nombreux cybercafés de logiciels espions (Remote Control System permet de suivre les appels, lire les messages, accéder aux photos, enregistrer le son), ils utilisent également des vendeurs de boutiques téléphoniques avec qui ils sont de mèche pour vendre des appareils dans lesquels des logiciels espions ont déjà été introduits. La DGST fait par ailleurs appel à des membres du voisinage des victimes qui deviennent dès lors des informateurs. Les cibles sont enregistrées et filmées à leur insu, dans leur voiture, dans des aéroports, dans leur chambre à coucher, lors de leur détention... Leurs données de localisation suivies et leurs appels souvent interceptés. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 2017 déjà, une enquête avait révélé que les défenseurs des droits humains et les journalistes indépendants étaient les cibles prioritaires de la DGST : Amnesty avait ainsi identifié les propriétaires de 103 numéros de téléphone marocains figurant parmi les cibles potentielles de Pegasus. Parmi eux, soixante-cinq étaient des membres de la société civile : 34 défenseurs des droits humains, 22 journalistes et autres professionnels des médias, cinq avocats et quatre universitaires. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span&gt;À lire aussi&lt;/span&gt;&lt;a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260717-france-maroc-une-nouvelle-enqu%C3%AAte-sur-le-logiciel-espion-pegasus-pointe-une-affaire-d-%C3%A9tat-extr%C3%AAmement-importante"&gt;France-Maroc: une nouvelle enquête sur le logiciel espion Pegasus pointe «une affaire d'État extrêmement importante»&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;h2&gt;Des États complices ? &lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Dans ce nouveau document, l’ONG met aussi en lumière le réseau de vendeurs internationaux qui fournissent aux autorités marocaines les systèmes de surveillance ultra-modernes dans des circonstances parfois très opaques. Et donc des États qui accordent les licences d’exportations.  &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des tentatives de réglementation ont eu lieu, notamment au sein de l'UE, sur l'exportation des biens à double usage. Mais certaines zones d’ombre persistent, entre autres sur le contrôle et l’évaluation permettant de s'assurer que des logiciels potentiellement dangereux ne peuvent être utilisés de manière abusive en dehors des frontières de l'UE et ne soient pas exportés vers certains pays. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rabat se fournit auprès d’entreprises basées en Israël (NSO Group pour Pegasus), aux États-Unis et dans l’Union européenne (Gamma Group, FinFisher, Memento Labs, ex-Hacking Team...).  L’argument avancé de la part des vendeurs comme de la part des acheteurs est celui de la sécurité, de la lutte contre le terrorisme et la criminalité. Mais au Maroc, ces outils sont détournés de cet usage pour cibler illégalement des membres de la société civile. « &lt;em&gt;Et donc, il y a là une responsabilité très forte de la part de ces États qui permettent l'exportation de ces outils-là, d'être plus rigoureux, plus exigeants. L'opacité autour de ce secteur de la surveillance explique cette culture de l'impunité qui a pu se développer,&lt;/em&gt; analyse Katia Roux. &lt;em&gt;Il y a très clairement une responsabilité de ces États-là, un manque de volonté politique à pouvoir réguler, réglementer. Chacun se renvoie la balle.&lt;/em&gt; »   &lt;/p&gt; &lt;h2&gt;Le « techno-autoritarisme » &lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Ce gigantesque système de surveillance est qualifié par Amnesty de « techno-autoritarisme ». « &lt;em&gt;Parce que ce terme correspond exactement à ce phénomène : l'usage de technologies pour renforcer des pratiques autoritaires, &lt;/em&gt;explique Katia Roux. &lt;em&gt;Aujourd'hui, on estime qu'on a suffisamment de preuves, après cette enquête très poussée, pour pouvoir effectivement qualifier ces pratiques développées par les autorités marocaines comme techno-autoritaires. &lt;/em&gt;» &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car cette surveillance de grande ampleur envers les voix dissidentes, les défenseurs des droits de l’homme et des journalistes permet aux autorités marocaines de soumettre ceux qui les critiquent à des poursuites pénales, à du harcèlement judiciaire etc., en violation du droit à la liberté, à la liberté d’expression, au respect de la vie privée etc. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;L’objectif est clair, assure l’ONG internationale : faire chanter, humilier, dénigrer, délégitimer, stigmatiser et si nécessaire emprisonner injustement. Au final, ces acteurs de la société civile n’ont quasiment aucune échappatoire face à ce réseau de surveillance tous azimuts de l’État. Par ailleurs, pointe le rapport d’Amnesty International, une fois sorties des ennuis judiciaires et de prison, les victimes de ce système vivent toujours sous surveillance, certaines s’auto-censurent, d’autres sont la cible de campagnes de dénigrement, souvent fondées sur des éléments de leur vie privée dont certains à caractères sexuels.  &lt;/p&gt; &lt;h2&gt;Une société civile qui résiste &lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Pourtant, la société civile existe toujours bel et bien dans le royaume. Mais « &lt;em&gt;il faut un courage énorme&lt;/em&gt;, rappelle Katia Roux. &lt;em&gt;Heureusement qu'il existe des voix qui continuent malgré la répression de dénoncer des sujets d'intérêt général, des enjeux de corruption, des enjeux de droits humains, des enquêtes pouvant mettre en cause le pouvoir. Mais on voit bien que c'est de plus en plus difficile. Tout ça, finalement, prend une proportion assez grande. Les témoignages qu'on a pu recueillir montrent à quel point c'est violent et combien il est difficile de subir cela sur le long terme, d’être une cible permanente, parce que ça ne s'arrête pas. C'est tout le temps, partout. &lt;/em&gt;» &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le secteur des médias, Reporters sans frontières note que les journalistes indépendants au Maroc subissent une pression continue, et que le pouvoir tente de mettre les médias aux ordres : « &lt;em&gt;La pluralité de la presse n’est qu’une façade, et les médias ne reflètent pas la diversité des opinions politiques dans le pays&lt;/em&gt; [...] &lt;em&gt;Les médias et les journalistes indépendants font face à d’importantes pressions, et le droit à l’information est écrasé par une puissante machine de propagande et de désinformation servant l’agenda politique des proches du pouvoir.&lt;/em&gt; »   &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span&gt;À lire aussi&lt;/span&gt;&lt;a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20250305-maroc-fouad-abdelmoumni-militant-des-droits-humains-condamn%C3%A9-%C3%A0-six-mois-de-prison"&gt;Maroc: Fouad Abdelmoumni, militant des droits humains, condamné à six mois de prison&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;h2&gt;Un système qui perdure ? &lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Le Maroc a maintes fois nié avoir recours à des logiciels espions pour surveiller ses citoyens. « On commence par le verdict » semble pourtant contredire le royaume qui n’a pas répondu à la demande de réaction sollicitée par Amnesty à propos de ce nouveau rapport. Parce qu’il est difficile d’accéder aux informations du fait de cette opacité et de la chape de plomb mise sur le secteur de la surveillance, Amnesty affirme qu’il est très probable que le système sur lequel elle a enquêté jusqu’à 2021 soit toujours en activité. « &lt;em&gt;Les pratiques de surveillance du Maroc et beaucoup des outils qu’il utilise sont contraires au droit international relatif aux droits humains et aux normes en la matière. Si le Maroc veut prouver que ce système n'existe pas, la seule chose à faire aujourd'hui est de diligenter une enquête indépendante et efficace et d'apporter des preuves que ça n'est pas le cas&lt;/em&gt;. » &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si le Maroc constitue un cas assez spécifique en matière de surveillance de ses citoyens, ces méthodes sont aussi utilisées par d'autres États. Et le terme « techno-autoritarisme » pourrait être de plus en plus usité au vu de l'usage abusif des technologies dans le monde. « &lt;em&gt;C'est aussi pour ça qu'on appelle à une régulation internationale et à un cadre réglementaire pour le déploiement de technologies de surveillance ciblées qui soient respectueux des droits humains, &lt;/em&gt;conclut la chargée de plaidoyer d’Amnesty. &lt;em&gt;C'est à tout un écosystème répressif qu’il faut s'attaquer, une économie mondiale de la techno-oppression dans laquelle des États et des entreprises sont responsables et doivent respecter des obligations. Ce qui n'est pas le cas.&lt;/em&gt; » &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le souhait de l’ONG de défense des droits de l’homme peut résonner comme un vœu pieu au regard des puissants intérêts politiques et financiers que suscite le sinistre essor de ce techno-autoritarisme. Les dépenses exponentielles des États dans l’industrie du contrôle numérique en attestent. « Big Brother is watching you » et cela peut rapporter gros à certains. &lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/article&gt;
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