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&lt;p&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Hébergé par Audiomeans. Visitez &lt;a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite"&gt;audiomeans.fr/politique-de-confidentialite&lt;/a&gt; pour plus d'informations.&lt;/p&gt;</description><language>fr</language><copyright>© All rights reserved</copyright><lastBuildDate>Fri, 29 May 2026 15:37:37 GMT</lastBuildDate><pubDate>Wed, 27 May 2026 08:45:00 GMT</pubDate><webMaster>feeds@audiomeans.fr (Audiomeans)</webMaster><generator>Audiomeans (https://www.audiomeans.fr)</generator><itunes:subtitle/><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><itunes:summary>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 

 
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 </itunes:summary><itunes:owner><itunes:name>Philippe Meyer</itunes:name><itunes:email>julien@nouvellesecoutes.fr</itunes:email></itunes:owner><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:block>no</itunes:block><itunes:type>episodic</itunes:type><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><spotify:countryOfOrigin>fr</spotify:countryOfOrigin><googleplay:author>Philippe Meyer</googleplay:author><googleplay:description>&lt;p&gt;Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Hébergé par Audiomeans. Visitez &lt;a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite"&gt;audiomeans.fr/politique-de-confidentialite&lt;/a&gt; pour plus d'informations.&lt;/p&gt;</googleplay:description><googleplay:email>julien@nouvellesecoutes.fr</googleplay:email><googleplay:explicit>no</googleplay:explicit><googleplay:block>no</googleplay:block><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords><image><url>https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg</url><title>Le Nouvel Esprit Public</title><link>https://www.lenouvelespritpublic.fr/</link></image><category>News</category><category>Society &amp; Culture</category><itunes:category text="News"><itunes:category text="Politics"/></itunes:category><itunes:category text="Society &amp; Culture"/><googleplay:category text="News"/><googleplay:category text="Society &amp; Culture"/><podcast:person role="host">Philippe Meyer</podcast:person><podcast:txt purpose="smartlink">https://audmns.com/uSiUSLT</podcast:txt><item><title>Bada : les musiciens et le pouvoir en France, avec Maryvonne de Saint-Pulgent (6/7)</title><guid isPermaLink="false">55e872ec-43d0-4c49-8d1c-07073f3c1e8e</guid><description>&lt;p&gt;Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! &lt;a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement"&gt;https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 novembre 2025.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;6 : Dans ce sixième épisode, Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer reviennent sur le groupe des Six et les transformations matérielles de la musique au cours des années 1920 et 1930, alors que la musique enregistrée se diffuse. Les Années folles signent ainsi une collaboration étroite de la musique avec les autres arts, jusqu’à la chute de 1929. Ils rappellent également le rôle important de Romain Rolland en tant que théoricien de la musique, et acteur du monde musical.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Hébergé par Audiomeans. Visitez &lt;a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite"&gt;audiomeans.fr/politique-de-confidentialite&lt;/a&gt; pour plus d'informations.&lt;/p&gt;</description><content:encoded>&lt;p&gt;Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! &lt;a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement"&gt;https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 novembre 2025.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;6 : Dans ce sixième épisode, Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer reviennent sur le groupe des Six et les transformations matérielles de la musique au cours des années 1920 et 1930, alors que la musique enregistrée se diffuse. Les Années folles signent ainsi une collaboration étroite de la musique avec les autres arts, jusqu’à la chute de 1929. Ils rappellent également le rôle important de Romain Rolland en tant que théoricien de la musique, et acteur du monde musical.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Hébergé par Audiomeans. Visitez &lt;a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite"&gt;audiomeans.fr/politique-de-confidentialite&lt;/a&gt; pour plus d'informations.&lt;/p&gt;</content:encoded><pubDate>Wed, 27 May 2026 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/vpcTWwzlUZ/55e872ec-43d0-4c49-8d1c-07073f3c1e8e.mp3?_=1762883231" length="13940870" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 novembre 2025.
 
 6 : Dans ce sixième épisode, Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer reviennent sur le groupe des Six et les transformations matérielles de la musique au cours des années 1920 et 1930, alors que la musique enregistrée se diffuse. Les Années folles signent ainsi une collaboration étroite de la musique avec les autres arts, jusqu’à la chute de 1929. Ils rappellent également le rôle important de Romain Rolland en tant que théoricien de la musique, et acteur du monde musical.
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 Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 novembre 2025.
 
 6 : Dans ce sixième épisode, Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer reviennent sur le groupe des Six et les transformations matérielles de la musique au cours des années 1920 et 1930, alors que la musique enregistrée se diffuse. Les Années folles signent ainsi une collaboration étroite de la musique avec les autres arts, jusqu’à la chute de 1929. Ils rappellent également le rôle important de Romain Rolland en tant que théoricien de la musique, et acteur du monde musical.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une conversation entre Maryvonne de Saint...</itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>14:31</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink">https://audmns.com/jdFYZPi</podcast:txt><itunes:episode>457</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title>Thématique : le nouveau pouvoir évangélique, avec Sébastien Fath</title><guid isPermaLink="false">f87823b4-8898-4f86-8cf0-c3bfbfaf2de1</guid><description>&lt;p&gt;Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! &lt;a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement"&gt;https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 30 avril 2026.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Avec cette semaine :&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Sébastien Fath, sociologue et historien, auteur de &lt;em&gt;Le nouveau pouvoir évangélique&lt;/em&gt; (éd. Grasset).&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LE NOUVEAU POUVOIR ÉVANGÉLIQUE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;À l’occasion de Pâques 2026, Donald Trump a relancé la polémique religieuse et politique en attaquant publiquement le pape Léon XIV, premier pape américain, avant de diffuser sur Truth Social une image de synthèse le représentant en Christ guérisseur. L’épisode a provoqué un malaise jusque au-delà des milieux chrétiens, il a choqué la droite religieuse et il rappelle combien la religion demeure un acteur central de la vie publique américaine. Il s’inscrit dans un contexte plus large de recompositions du christianisme mondial, qui ne se joue pas seulement entre Rome et Washington, mais à l’échelle de tous les continents.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C’est précisément cette transformation que met en lumière votre livre, Sébastien Fath, &lt;em&gt;Le Nouveau Pouvoir évangélique&lt;/em&gt;, consacré à la montée en puissance du protestantisme évangélique. Issu de la Réforme et des grands réveils modernes, ce courant fondé sur la conversion personnelle, l’autorité de la Bible et l’engagement missionnaire rassemblerait aujourd’hui plus de 700 millions de fidèles, dont près de 48 millions de francophones. Longtemps perçu comme américain, il est désormais multipolaire, porté surtout par les dynamiques du Sud global.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’Afrique est devenue l’un de ses principaux centres de gravité, avec des Églises très influentes sur les plans social, éducatif et parfois politique. L’Asie compte environ 220 millions d’évangéliques, l’Amérique latine connaît une expansion spectaculaire, tandis que l’Europe et la France enregistrent une croissance plus limitée mais réelle, avec environ 1,1 million de fidèles aujourd’hui.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Toutefois, cette expansion ne signifie pas homogénéité. Aux États-Unis, les évangéliques blancs, longtemps au cœur du conservatisme politique, sont passés d’environ 23 % de la population en 2006 à 13 % en 2023, dans un contexte de forte politisation. Ailleurs, l’évangélisme se déploie sous des formes très diverses, entre megachurches, réseaux numériques, action sociale ou dynamiques migratoires. Il n’existe donc pas un évangélisme mondial, mais une pluralité de trajectoires adaptées aux contextes locaux.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Hébergé par Audiomeans. Visitez &lt;a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite"&gt;audiomeans.fr/politique-de-confidentialite&lt;/a&gt; pour plus d'informations.&lt;/p&gt;</description><content:encoded>&lt;p&gt;Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! &lt;a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement"&gt;https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 30 avril 2026.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Avec cette semaine :&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Sébastien Fath, sociologue et historien, auteur de &lt;em&gt;Le nouveau pouvoir évangélique&lt;/em&gt; (éd. Grasset).&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LE NOUVEAU POUVOIR ÉVANGÉLIQUE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;À l’occasion de Pâques 2026, Donald Trump a relancé la polémique religieuse et politique en attaquant publiquement le pape Léon XIV, premier pape américain, avant de diffuser sur Truth Social une image de synthèse le représentant en Christ guérisseur. L’épisode a provoqué un malaise jusque au-delà des milieux chrétiens, il a choqué la droite religieuse et il rappelle combien la religion demeure un acteur central de la vie publique américaine. Il s’inscrit dans un contexte plus large de recompositions du christianisme mondial, qui ne se joue pas seulement entre Rome et Washington, mais à l’échelle de tous les continents.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C’est précisément cette transformation que met en lumière votre livre, Sébastien Fath, &lt;em&gt;Le Nouveau Pouvoir évangélique&lt;/em&gt;, consacré à la montée en puissance du protestantisme évangélique. Issu de la Réforme et des grands réveils modernes, ce courant fondé sur la conversion personnelle, l’autorité de la Bible et l’engagement missionnaire rassemblerait aujourd’hui plus de 700 millions de fidèles, dont près de 48 millions de francophones. Longtemps perçu comme américain, il est désormais multipolaire, porté surtout par les dynamiques du Sud global.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’Afrique est devenue l’un de ses principaux centres de gravité, avec des Églises très influentes sur les plans social, éducatif et parfois politique. L’Asie compte environ 220 millions d’évangéliques, l’Amérique latine connaît une expansion spectaculaire, tandis que l’Europe et la France enregistrent une croissance plus limitée mais réelle, avec environ 1,1 million de fidèles aujourd’hui.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Toutefois, cette expansion ne signifie pas homogénéité. Aux États-Unis, les évangéliques blancs, longtemps au cœur du conservatisme politique, sont passés d’environ 23 % de la population en 2006 à 13 % en 2023, dans un contexte de forte politisation. Ailleurs, l’évangélisme se déploie sous des formes très diverses, entre megachurches, réseaux numériques, action sociale ou dynamiques migratoires. Il n’existe donc pas un évangélisme mondial, mais une pluralité de trajectoires adaptées aux contextes locaux.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Hébergé par Audiomeans. Visitez &lt;a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite"&gt;audiomeans.fr/politique-de-confidentialite&lt;/a&gt; pour plus d'informations.&lt;/p&gt;</content:encoded><pubDate>Sun, 24 May 2026 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/vpcTWwzlUZ/f87823b4-8898-4f86-8cf0-c3bfbfaf2de1.mp3?_=1778144825" length="58183514" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 30 avril 2026.
 
 Avec cette semaine :
 - Sébastien Fath, sociologue et historien, auteur de Le nouveau pouvoir évangélique (éd. Grasset).- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
 LE NOUVEAU POUVOIR ÉVANGÉLIQUE
 
 À l’occasion de Pâques 2026, Donald Trump a relancé la polémique religieuse et politique en attaquant publiquement le pape Léon XIV, premier pape américain, avant de diffuser sur Truth Social une image de synthèse le représentant en Christ guérisseur. L’épisode a provoqué un malaise jusque au-delà des milieux chrétiens, il a choqué la droite religieuse et il rappelle combien la religion demeure un acteur central de la vie publique américaine. Il s’inscrit dans un contexte plus large de recompositions du christianisme mondial, qui ne se joue pas seulement entre Rome et Washington, mais à l’échelle de tous les continents.
 C’est précisément cette transformation que met en lumière votre livre, Sébastien Fath, Le Nouveau Pouvoir évangélique, consacré à la montée en puissance du protestantisme évangélique. Issu de la Réforme et des grands réveils modernes, ce courant fondé sur la conversion personnelle, l’autorité de la Bible et l’engagement missionnaire rassemblerait aujourd’hui plus de 700 millions de fidèles, dont près de 48 millions de francophones. Longtemps perçu comme américain, il est désormais multipolaire, porté surtout par les dynamiques du Sud global.
 L’Afrique est devenue l’un de ses principaux centres de gravité, avec des Églises très influentes sur les plans social, éducatif et parfois politique. L’Asie compte environ 220 millions d’évangéliques, l’Amérique latine connaît une expansion spectaculaire, tandis que l’Europe et la France enregistrent une croissance plus limitée mais réelle, avec environ 1,1 million de fidèles aujourd’hui.
 Toutefois, cette expansion ne signifie pas homogénéité. Aux États-Unis, les évangéliques blancs, longtemps au cœur du conservatisme politique, sont passés d’environ 23 % de la population en 2006 à 13 % en 2023, dans un contexte de forte politisation. Ailleurs, l’évangélisme se déploie sous des formes très diverses, entre megachurches, réseaux numériques, action sociale ou dynamiques migratoires. Il n’existe donc pas un évangélisme mondial, mais une pluralité de trajectoires adaptées aux contextes locaux.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 30 avril 2026.
 
 Avec cette semaine :
 - Sébastien Fath, sociologue et historien, auteur de Le nouveau pouvoir évangélique (éd. Grasset).- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
 LE NOUVEAU POUVOIR ÉVANGÉLIQUE
 
 À l’occasion de Pâques 2026, Donald Trump a relancé la polémique religieuse et politique en attaquant publiquement le pape Léon XIV, premier pape américain, avant de diffuser sur Truth Social une image de synthèse le représentant en Christ guérisseur. L’épisode a provoqué un malaise jusque au-delà des milieux chrétiens, il a choqué la droite religieuse et il rappelle combien la religion demeure un acteur central de la vie publique américaine. Il s’inscrit dans un contexte plus large de recompositions du christianisme mondial, qui ne se joue pas seulement entre Rome et Washington, mais à l’échelle de tous les continents.
 C’est précisément cette transformation que met en lumière votre livre, Sébastien Fath, Le Nouveau Pouvoir évangélique, consacré à la montée en puissance du protestantisme évangélique. Issu de la Réforme et des grands réveils modernes, ce courant fondé sur la conversion personnelle, l’autorité de la Bible et l’engagement missionnaire rassemblerait aujourd’hui plus de 700 millions de fidèles, dont près de 48 millions de francophones. Longtemps perçu comme américain, il est désormais multipolaire, porté surtout par les dynamiques du Sud global.
 L’Afrique est devenue l’un de ses principaux centres de gravité, avec des Églises très influentes sur les plans social, éducatif et parfois politique. L’Asie compte environ 220 millions d’évangéliques, l’Amérique latine connaît une expansion spectaculaire, tandis que l’Europe et la France enregistrent une croissance plus limitée mais réelle, avec environ 1,1 million de fidèles aujourd’hui.
 Toutefois, cette expansion ne signifie pas homogénéité. Aux États-Unis, les évangéliques blancs, longtemps au cœur du conservatisme politique, sont passés d’environ 23 % de la population en 2006 à 13 % en 2023, dans un contexte de forte politisation. Ailleurs, l’évangélisme se déploie sous des formes très diverses, entre megachurches, réseaux numériques, action sociale ou dynamiques migratoires. Il n’existe donc pas un évangélisme mondial, mais une pluralité de trajectoires adaptées aux contextes locaux.
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...</itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:00:36</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink">https://audmns.com/gxkvbXt</podcast:txt><itunes:episode>486</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title>Bada : les musiciens et le pouvoir en France, avec Maryvonne de Saint-Pulgent (5/7)</title><guid isPermaLink="false">57ebdb6b-f195-411f-afe8-c91762183884</guid><description>&lt;p&gt;Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! &lt;a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement"&gt;https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 novembre 2025.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;5 : Dans ce cinquième épisode, Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer s’intéressent aux parcours et œuvres de Gossec et Méhul, deux artistes ayant traversé plus ou moins heureusement la Révolution et les soubresauts politiques de l’époque, qui ont complètement transformé la musique officielle. Ils rappellent aussi l’importance de la musique dans les cérémonies de la Révolution et de l’Empire, et l’intérêt de Napoléon pour le contrôle de cet art.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Hébergé par Audiomeans. Visitez &lt;a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite"&gt;audiomeans.fr/politique-de-confidentialite&lt;/a&gt; pour plus d'informations.&lt;/p&gt;</description><content:encoded>&lt;p&gt;Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! &lt;a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement"&gt;https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 novembre 2025.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;5 : Dans ce cinquième épisode, Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer s’intéressent aux parcours et œuvres de Gossec et Méhul, deux artistes ayant traversé plus ou moins heureusement la Révolution et les soubresauts politiques de l’époque, qui ont complètement transformé la musique officielle. Ils rappellent aussi l’importance de la musique dans les cérémonies de la Révolution et de l’Empire, et l’intérêt de Napoléon pour le contrôle de cet art.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Hébergé par Audiomeans. Visitez &lt;a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite"&gt;audiomeans.fr/politique-de-confidentialite&lt;/a&gt; pour plus d'informations.&lt;/p&gt;</content:encoded><pubDate>Wed, 20 May 2026 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/vpcTWwzlUZ/57ebdb6b-f195-411f-afe8-c91762183884.mp3?_=1762883186" length="14930598" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 novembre 2025.
 
 5 : Dans ce cinquième épisode, Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer s’intéressent aux parcours et œuvres de Gossec et Méhul, deux artistes ayant traversé plus ou moins heureusement la Révolution et les soubresauts politiques de l’époque, qui ont complètement transformé la musique officielle. Ils rappellent aussi l’importance de la musique dans les cérémonies de la Révolution et de l’Empire, et l’intérêt de Napoléon pour le contrôle de cet art.
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 Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 novembre 2025.
 
 5 : Dans ce cinquième épisode, Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer s’intéressent aux parcours et œuvres de Gossec et Méhul, deux artistes ayant traversé plus ou moins heureusement la Révolution et les soubresauts politiques de l’époque, qui ont complètement transformé la musique officielle. Ils rappellent aussi l’importance de la musique dans les cérémonies de la Révolution et de l’Empire, et l’intérêt de Napoléon pour le contrôle de cet art.
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 Une conversation entre Maryvonne de Saint...</itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>15:33</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink">https://audmns.com/aZHUtCe</podcast:txt><itunes:episode>457</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title>Thématique : les espions du président, avec Pierre Gastineau</title><guid isPermaLink="false">1f6b56a9-0cea-49e2-90c9-c743908db017</guid><description>&lt;p&gt;Vous aimez notre peau de caste ? 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Dès son arrivée au pouvoir en 2017, il engage une transformation profonde des services de renseignement : augmentation du budget (de 2,4 à 3,1 milliards d’euros), hausse des effectifs (+13 %, dont +20% à la DGSI) et renforcement de la coordination autour de la CNRLT et du Conseil de défense, devenu un véritable centre de pilotage stratégique à l’Élysée.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette montée en puissance s’accompagne toutefois d’une forte personnalisation du système, illustrée par le recours à des profils soigneusement sélectionnés, comme celui de Paul Soler, issus de la haute administration et intervenant directement au nom du président sur le terrain, au détriment des canaux diplomatiques traditionnels.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le paradoxe que vous soulignez est frappant : Emmanuel Macron apparaît à la fois comme le président de la Ve République le plus investi dans le renseignement et comme celui dont le système a éprouvé des difficultés à prévoir certains chocs géopolitiques. L’invasion de l’Ukraine en février 2022 révèle un déficit d’anticipation et conduit à un durcissement vis-à-vis de la Russie ; en Afrique, le manque de prévision et la gestion insuffisante des coups d’État au Mali, au Burkina Faso et au Niger traduisent un recul de l’influence française ; enfin, sur le plan intérieur, l’élargissement des missions de la DGSI — avec près de 4.000 mesures d’interception liées notamment aux Gilets jaunes et à certaines mobilisations écologistes, parfois qualifiées d’«écoterrorisme » — interroge l’équilibre entre sécurité et libertés publiques.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Au-delà de ces différents théâtres, vous montrez que le renseignement se trouve désormais au cœur des recompositions géopolitiques. La menace iranienne, classée au niveau “P1”, combine terrorisme, cyberattaques et pressions diplomatiques. La guerre en Ukraine transforme durablement les méthodes, désormais plus ouvertes, technologiques et intégrées aux stratégies d’influence. Dans le même temps, la France demeure confrontée à une dépendance structurelle aux capacités américaines — les « enablers » — en dépit de son ambition d’autonomie stratégique, tandis que l’Europe, notamment l’Allemagne, cherche à renforcer ses propres dispositifs.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ainsi, à travers votre ouvrage, vous dressez le portrait d’un renseignement français à la fois renforcé, centralisé et politisé, mais également confronté à des défis majeurs d’anticipation, de coordination et d’adaptation dans un environnement international de plus en plus instable.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Hébergé par Audiomeans. Visitez &lt;a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite"&gt;audiomeans.fr/politique-de-confidentialite&lt;/a&gt; pour plus d'informations.&lt;/p&gt;</description><content:encoded>&lt;p&gt;Vous aimez notre peau de caste ? 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Dès son arrivée au pouvoir en 2017, il engage une transformation profonde des services de renseignement : augmentation du budget (de 2,4 à 3,1 milliards d’euros), hausse des effectifs (+13 %, dont +20% à la DGSI) et renforcement de la coordination autour de la CNRLT et du Conseil de défense, devenu un véritable centre de pilotage stratégique à l’Élysée.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette montée en puissance s’accompagne toutefois d’une forte personnalisation du système, illustrée par le recours à des profils soigneusement sélectionnés, comme celui de Paul Soler, issus de la haute administration et intervenant directement au nom du président sur le terrain, au détriment des canaux diplomatiques traditionnels.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le paradoxe que vous soulignez est frappant : Emmanuel Macron apparaît à la fois comme le président de la Ve République le plus investi dans le renseignement et comme celui dont le système a éprouvé des difficultés à prévoir certains chocs géopolitiques. L’invasion de l’Ukraine en février 2022 révèle un déficit d’anticipation et conduit à un durcissement vis-à-vis de la Russie ; en Afrique, le manque de prévision et la gestion insuffisante des coups d’État au Mali, au Burkina Faso et au Niger traduisent un recul de l’influence française ; enfin, sur le plan intérieur, l’élargissement des missions de la DGSI — avec près de 4.000 mesures d’interception liées notamment aux Gilets jaunes et à certaines mobilisations écologistes, parfois qualifiées d’«écoterrorisme » — interroge l’équilibre entre sécurité et libertés publiques.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Au-delà de ces différents théâtres, vous montrez que le renseignement se trouve désormais au cœur des recompositions géopolitiques. La menace iranienne, classée au niveau “P1”, combine terrorisme, cyberattaques et pressions diplomatiques. La guerre en Ukraine transforme durablement les méthodes, désormais plus ouvertes, technologiques et intégrées aux stratégies d’influence. Dans le même temps, la France demeure confrontée à une dépendance structurelle aux capacités américaines — les « enablers » — en dépit de son ambition d’autonomie stratégique, tandis que l’Europe, notamment l’Allemagne, cherche à renforcer ses propres dispositifs.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ainsi, à travers votre ouvrage, vous dressez le portrait d’un renseignement français à la fois renforcé, centralisé et politisé, mais également confronté à des défis majeurs d’anticipation, de coordination et d’adaptation dans un environnement international de plus en plus instable.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Hébergé par Audiomeans. 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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 avril 2026.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Pierre Gastineau, journaliste grand reporter, spécialiste du renseignement, co-auteur avec Antoine Izambard de Les espions du président.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 LES ESPIONS DU PRÉSIDENT
 
 Pierre Gastineau, vous êtes journaliste grand reporter au sein d’Intelligence Onlineet co-auteur, avec Antoine Izambard, de Les Espions du Président (2025), ouvrage dans lequel vous analysez les évolutions récentes du renseignement français.
 Comparé à ses prédécesseurs tels que François Mitterrand, Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron apparaît comme « le président qui aimait les espions ». Dès son arrivée au pouvoir en 2017, il engage une transformation profonde des services de renseignement : augmentation du budget (de 2,4 à 3,1 milliards d’euros), hausse des effectifs (+13 %, dont +20% à la DGSI) et renforcement de la coordination autour de la CNRLT et du Conseil de défense, devenu un véritable centre de pilotage stratégique à l’Élysée.
 Cette montée en puissance s’accompagne toutefois d’une forte personnalisation du système, illustrée par le recours à des profils soigneusement sélectionnés, comme celui de Paul Soler, issus de la haute administration et intervenant directement au nom du président sur le terrain, au détriment des canaux diplomatiques traditionnels.
 Le paradoxe que vous soulignez est frappant : Emmanuel Macron apparaît à la fois comme le président de la Ve République le plus investi dans le renseignement et comme celui dont le système a éprouvé des difficultés à prévoir certains chocs géopolitiques. L’invasion de l’Ukraine en février 2022 révèle un déficit d’anticipation et conduit à un durcissement vis-à-vis de la Russie ; en Afrique, le manque de prévision et la gestion insuffisante des coups d’État au Mali, au Burkina Faso et au Niger traduisent un recul de l’influence française ; enfin, sur le plan intérieur, l’élargissement des missions de la DGSI — avec près de 4.000 mesures d’interception liées notamment aux Gilets jaunes et à certaines mobilisations écologistes, parfois qualifiées d’«écoterrorisme » — interroge l’équilibre entre sécurité et libertés publiques.
 Au-delà de ces différents théâtres, vous montrez que le renseignement se trouve désormais au cœur des recompositions géopolitiques. La menace iranienne, classée au niveau “P1”, combine terrorisme, cyberattaques et pressions diplomatiques. La guerre en Ukraine transforme durablement les méthodes, désormais plus ouvertes, technologiques et intégrées aux stratégies d’influence. Dans le même temps, la France demeure confrontée à une dépendance structurelle aux capacités américaines — les « enablers » — en dépit de son ambition d’autonomie stratégique, tandis que l’Europe, notamment l’Allemagne, cherche à renforcer ses propres dispositifs.
 Ainsi, à travers votre ouvrage, vous dressez le portrait d’un renseignement français à la fois renforcé, centralisé et politisé, mais également confronté à des défis majeurs d’anticipation, de coordination et d’adaptation dans un environnement international de plus en plus instable.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 avril 2026.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Pierre Gastineau, journaliste grand reporter, spécialiste du renseignement, co-auteur avec Antoine Izambard de Les espions du président.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 LES ESPIONS DU PRÉSIDENT
 
 Pierre Gastineau, vous êtes journaliste grand reporter au sein d’Intelligence Onlineet co-auteur, avec Antoine Izambard, de Les Espions du Président (2025), ouvrage dans lequel vous analysez les évolutions récentes du renseignement français.
 Comparé à ses prédécesseurs tels que François Mitterrand, Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron apparaît comme « le président qui aimait les espions ». Dès son arrivée au pouvoir en 2017, il engage une transformation profonde des services de renseignement : augmentation du budget (de 2,4 à 3,1 milliards d’euros), hausse des effectifs (+13 %, dont +20% à la DGSI) et renforcement de la coordination autour de la CNRLT et du Conseil de défense, devenu un véritable centre de pilotage stratégique à l’Élysée.
 Cette montée en puissance s’accompagne toutefois d’une forte personnalisation du système, illustrée par le recours à des profils soigneusement sélectionnés, comme celui de Paul Soler, issus de la haute administration et intervenant directement au nom du président sur le terrain, au détriment des canaux diplomatiques traditionnels.
 Le paradoxe que vous soulignez est frappant : Emmanuel Macron apparaît à la fois comme le président de la Ve République le plus investi dans le renseignement et comme celui dont le système a éprouvé des difficultés à prévoir certains chocs géopolitiques. L’invasion de l’Ukraine en février 2022 révèle un déficit d’anticipation et conduit à un durcissement vis-à-vis de la Russie ; en Afrique, le manque de prévision et la gestion insuffisante des coups d’État au Mali, au Burkina Faso et au Niger traduisent un recul de l’influence française ; enfin, sur le plan intérieur, l’élargissement des missions de la DGSI — avec près de 4.000 mesures d’interception liées notamment aux Gilets jaunes et à certaines mobilisations écologistes, parfois qualifiées d’«écoterrorisme » — interroge l’équilibre entre sécurité et libertés publiques.
 Au-delà de ces différents théâtres, vous montrez que le renseignement se trouve désormais au cœur des recompositions géopolitiques. La menace iranienne, classée au niveau “P1”, combine terrorisme, cyberattaques et pressions diplomatiques. La guerre en Ukraine transforme durablement les méthodes, désormais plus ouvertes, technologiques et intégrées aux stratégies d’influence. Dans le même temps, la France demeure confrontée à une dépendance structurelle aux capacités américaines — les « enablers » — en dépit de son ambition d’autonomie stratégique, tandis que l’Europe, notamment l’Allemagne, cherche à renforcer ses propres dispositifs.
 Ainsi, à travers votre ouvrage, vous dressez le portrait d’un renseignement français à la fois renforcé, centralisé et politisé, mais également confronté à des défis majeurs d’anticipation, de coordination et d’adaptation dans un environnement international de plus en plus instable.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...</itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:00:05</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink">https://audmns.com/CgJNMlo</podcast:txt><itunes:episode>482</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Pierre Gastineau,Marc-Olivier Padis,Lucile Schmid,DGSE,DGSI,Espions</itunes:keywords></item><item><title>Bada : les musiciens et le pouvoir en France, avec Maryvonne de Saint-Pulgent (4/7)</title><guid isPermaLink="false">af2cf618-1d52-4a4a-9b2b-b9c5aa1dbd76</guid><description>&lt;p&gt;Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! &lt;a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement"&gt;https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 novembre 2025.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;4 : Dans ce quatrième épisode, Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer continuent leur histoire des relations entre pouvoir et musique. Ils s’attardent sur l’époque de la Régence, où naissent les concerts publics et où les influences étrangères se confrontent dans les salons et les grandes querelles, comme celle de Rameau et Rousseau.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Hébergé par Audiomeans. Visitez &lt;a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite"&gt;audiomeans.fr/politique-de-confidentialite&lt;/a&gt; pour plus d'informations.&lt;/p&gt;</description><content:encoded>&lt;p&gt;Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! &lt;a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement"&gt;https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 novembre 2025.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;4 : Dans ce quatrième épisode, Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer continuent leur histoire des relations entre pouvoir et musique. Ils s’attardent sur l’époque de la Régence, où naissent les concerts publics et où les influences étrangères se confrontent dans les salons et les grandes querelles, comme celle de Rameau et Rousseau.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Hébergé par Audiomeans. Visitez &lt;a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite"&gt;audiomeans.fr/politique-de-confidentialite&lt;/a&gt; pour plus d'informations.&lt;/p&gt;</content:encoded><pubDate>Wed, 13 May 2026 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/vpcTWwzlUZ/af2cf618-1d52-4a4a-9b2b-b9c5aa1dbd76.mp3?_=1762883145" length="12843727" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 novembre 2025.
 
 4 : Dans ce quatrième épisode, Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer continuent leur histoire des relations entre pouvoir et musique. Ils s’attardent sur l’époque de la Régence, où naissent les concerts publics et où les influences étrangères se confrontent dans les salons et les grandes querelles, comme celle de Rameau et Rousseau.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 novembre 2025.
 
 4 : Dans ce quatrième épisode, Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer continuent leur histoire des relations entre pouvoir et musique. Ils s’attardent sur l’époque de la Régence, où naissent les concerts publics et où les influences étrangères se confrontent dans les salons et les grandes querelles, comme celle de Rameau et Rousseau.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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Soutenez-nous ! &lt;a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement"&gt;https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 mai 2026.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Avec cette semaine :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Akram Belkaïd, journaliste au &lt;em&gt;Monde diplomatique&lt;/em&gt;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Béatrice Giblin, directrice de la revue &lt;em&gt;Hérodote&lt;/em&gt; et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la &lt;em&gt;Frankfurter Allgemeine Zeitung&lt;/em&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LES ACCOINTANCES DU MEDEF AVEC LE RN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Depuis au moins deux ans – notamment depuis la campagne des législatives de 2024 – les sphères patronales se voient reprocher d’être bienveillantes à l’égard du Rassemblement national. Une critique nourrie par les contacts de plus en plus fréquents que des mouvements d’employeurs et des responsables de groupes internationaux établissent avec le parti de Mme&amp;nbsp;Le Pen. Quelques jours après le dîner de Marine le Pen avec des patrons du CAC 40, le bureau du Medef a reçu le 20 avril pour la première fois officiellement à déjeuner le président du RN, Jordan Bardella. Une réunion qui s’est tenue en présence de son président Patrick Martin, mais aussi des dirigeants des grandes fédérations professionnelles, des banques, du bâtiment, des travaux publics, ou encore de la métallurgie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le débat est ouvert au sein du patronat sur l'opportunité de telles rencontres. Le positionnement du premier mouvement d’employeurs a évolué depuis vingt ans. Lorsque Laurence Parisot était la présidente du Medef entre 2005 et 2013, la doctrine du cordon sanitaire prévalait. En&amp;nbsp;2019, un changement d’approche avait été envisagé : Geoffroy Roux de Bézieux, le numéro un de l’organisation à l’époque, souhaitait convier Marion Maréchal Le Pen à un débat pendant les universités d’été du Medef, mais il y avait finalement renoncé, devant le tollé suscité par ce projet. Aujourd’hui, les relations se sont normalisées car, pour Patrick&amp;nbsp;Martin et de nombreux autres patrons, il est impossible de tenir à distance la formation qui a le groupe le plus étoffé à l’Assemblée nationale.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pascal Demurger, directeur général de la compagnie mutualiste MAIF, s’est élevé dans &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; contre ce rapprochement, et dénonce &lt;em&gt;« une erreur tactique et une illusion politique d’imaginer pouvoir influer sur une idéologie aussi radicale.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;À un an de la présidentielle, il ressort de ces rencontres, que le programme économique du RN est loin de convaincre les milieux d'affaires. Le parti à la flamme se défend de tout renoncement à son programme économique, qui, sur des sujets comme l'Union européenne, la réforme des retraites, l’immigration de travail, restent profondément urticants aux yeux des milieux d'affaires.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LE RETRAIT DES TROUPES AMÉRICAINES D’ALLEMAGNE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le Pentagone a annoncé le 1er mai le retrait de 5.000&amp;nbsp;des militaires américains d'Allemagne d'ici un an, soit 15 % des effectifs des 36.000 soldats stationnés Outre-Rhin. Concrètement, une brigade de combat doit quitter le territoire allemand, et un bataillon d’artillerie longue portée, prévu de longue date, ne viendra finalement pas. L’objectif affiché&amp;nbsp;est de revenir à un niveau de présence «&amp;nbsp;pré-2022&amp;nbsp;», c’est-à-dire avant le renforcement décidé après l’invasion de l’Ukraine. Cette décision de Donald Trump intervient après des tensions avec le chancelier Friedrich Merz sur la stratégie américaine en Iran et vise aussi l'Italie et l'Espagne. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Que des troupes des Etats-Unis se retirent d'Europe et d'Allemagne était attendu&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», a réagi le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, tout en soulignant que la présence de soldats américains en Europe et en Allemagne servait de « dissuasion collective » et était « dans l'intérêt » de l'Allemagne comme des Etats-Unis. Outre-Atlantique, les chefs de file des commissions des forces armées du Sénat et de la Chambre des représentants s'inquiètent, malgré tout, d'un « &lt;em&gt;mauvais signal envoyé à Vladimir Poutine&lt;/em&gt; » et suggèrent de redéployer ces troupes plus à l'est de l'Europe. En 2020, lors de son premier mandat à la Maison-Blanche, exaspéré par le faible niveau des dépenses de défense de l'Allemagne et par son soutien au gazoduc Nord Stream 2, Donald Trump avait déjà déclaré qu'il réduirait d'un tiers les effectifs américains sur place. Le président Joe Biden avait finalement gelé ce projet en février 2021, avant de l'annuler officiellement.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'Allemagne constitue le pays clef du dispositif militaire américain en Europe. Elle abrite à Stuttgart le Commandement suprême des forces américaines en Europe (Eucom) ainsi que le Commandement des forces américaines en Afrique (Africom). Le plus grand terrain d'entraînement militaire américain à l'étranger se trouve près de Grafenwöhr, en Bavière et c'est aussi en Allemagne, à Landstuhl (Rhénanie-Palatinat), qu'est installé le plus grand hôpital militaire américain en dehors des États-Unis. Enfin, l'énorme base aérienne de Ramstein en Rhénanie-Palatinat a joué un rôle logistique clef dans la guerre avec l'Iran. Ces implantations ne se limitent plus à une logique de présence symbolique ou de dissuasion, mais constituent des points d'appui opérationnels majeurs pour Washington : des plateformes avancées, mais aussi des hubs logistiques indispensables à la conduite des interventions américaines en Irak, en Afghanistan, et plus récemment vers l'Iran.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les dirigeants européens doutent de plus en plus de la possibilité d’une intervention américaine en cas d’attaque de leurs territoires. Désormais&lt;em&gt;, « il faut sans aucun doute renforcer la dimension européenne au sein de l’OTAN », &lt;/em&gt;a&amp;nbsp;rappelé, lundi, Keir Starmer, le premier ministre britannique. Défendu de longue date par Paris, le renforcement du « pilier européen » de l’Alliance est désormais partagé par de nombreux alliés, dont Berlin, Londres, La&amp;nbsp;Haye et Stockholm.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Hébergé par Audiomeans. Visitez &lt;a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite"&gt;audiomeans.fr/politique-de-confidentialite&lt;/a&gt; pour plus d'informations.&lt;/p&gt;</description><content:encoded>&lt;p&gt;Vous aimez notre peau de caste ? 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Une critique nourrie par les contacts de plus en plus fréquents que des mouvements d’employeurs et des responsables de groupes internationaux établissent avec le parti de Mme&amp;nbsp;Le Pen. Quelques jours après le dîner de Marine le Pen avec des patrons du CAC 40, le bureau du Medef a reçu le 20 avril pour la première fois officiellement à déjeuner le président du RN, Jordan Bardella. Une réunion qui s’est tenue en présence de son président Patrick Martin, mais aussi des dirigeants des grandes fédérations professionnelles, des banques, du bâtiment, des travaux publics, ou encore de la métallurgie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le débat est ouvert au sein du patronat sur l'opportunité de telles rencontres. Le positionnement du premier mouvement d’employeurs a évolué depuis vingt ans. Lorsque Laurence Parisot était la présidente du Medef entre 2005 et 2013, la doctrine du cordon sanitaire prévalait. En&amp;nbsp;2019, un changement d’approche avait été envisagé : Geoffroy Roux de Bézieux, le numéro un de l’organisation à l’époque, souhaitait convier Marion Maréchal Le Pen à un débat pendant les universités d’été du Medef, mais il y avait finalement renoncé, devant le tollé suscité par ce projet. Aujourd’hui, les relations se sont normalisées car, pour Patrick&amp;nbsp;Martin et de nombreux autres patrons, il est impossible de tenir à distance la formation qui a le groupe le plus étoffé à l’Assemblée nationale.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pascal Demurger, directeur général de la compagnie mutualiste MAIF, s’est élevé dans &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; contre ce rapprochement, et dénonce &lt;em&gt;« une erreur tactique et une illusion politique d’imaginer pouvoir influer sur une idéologie aussi radicale.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;À un an de la présidentielle, il ressort de ces rencontres, que le programme économique du RN est loin de convaincre les milieux d'affaires. Le parti à la flamme se défend de tout renoncement à son programme économique, qui, sur des sujets comme l'Union européenne, la réforme des retraites, l’immigration de travail, restent profondément urticants aux yeux des milieux d'affaires.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LE RETRAIT DES TROUPES AMÉRICAINES D’ALLEMAGNE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le Pentagone a annoncé le 1er mai le retrait de 5.000&amp;nbsp;des militaires américains d'Allemagne d'ici un an, soit 15 % des effectifs des 36.000 soldats stationnés Outre-Rhin. Concrètement, une brigade de combat doit quitter le territoire allemand, et un bataillon d’artillerie longue portée, prévu de longue date, ne viendra finalement pas. L’objectif affiché&amp;nbsp;est de revenir à un niveau de présence «&amp;nbsp;pré-2022&amp;nbsp;», c’est-à-dire avant le renforcement décidé après l’invasion de l’Ukraine. Cette décision de Donald Trump intervient après des tensions avec le chancelier Friedrich Merz sur la stratégie américaine en Iran et vise aussi l'Italie et l'Espagne. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Que des troupes des Etats-Unis se retirent d'Europe et d'Allemagne était attendu&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», a réagi le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, tout en soulignant que la présence de soldats américains en Europe et en Allemagne servait de « dissuasion collective » et était « dans l'intérêt » de l'Allemagne comme des Etats-Unis. Outre-Atlantique, les chefs de file des commissions des forces armées du Sénat et de la Chambre des représentants s'inquiètent, malgré tout, d'un « &lt;em&gt;mauvais signal envoyé à Vladimir Poutine&lt;/em&gt; » et suggèrent de redéployer ces troupes plus à l'est de l'Europe. En 2020, lors de son premier mandat à la Maison-Blanche, exaspéré par le faible niveau des dépenses de défense de l'Allemagne et par son soutien au gazoduc Nord Stream 2, Donald Trump avait déjà déclaré qu'il réduirait d'un tiers les effectifs américains sur place. Le président Joe Biden avait finalement gelé ce projet en février 2021, avant de l'annuler officiellement.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'Allemagne constitue le pays clef du dispositif militaire américain en Europe. Elle abrite à Stuttgart le Commandement suprême des forces américaines en Europe (Eucom) ainsi que le Commandement des forces américaines en Afrique (Africom). Le plus grand terrain d'entraînement militaire américain à l'étranger se trouve près de Grafenwöhr, en Bavière et c'est aussi en Allemagne, à Landstuhl (Rhénanie-Palatinat), qu'est installé le plus grand hôpital militaire américain en dehors des États-Unis. Enfin, l'énorme base aérienne de Ramstein en Rhénanie-Palatinat a joué un rôle logistique clef dans la guerre avec l'Iran. Ces implantations ne se limitent plus à une logique de présence symbolique ou de dissuasion, mais constituent des points d'appui opérationnels majeurs pour Washington : des plateformes avancées, mais aussi des hubs logistiques indispensables à la conduite des interventions américaines en Irak, en Afghanistan, et plus récemment vers l'Iran.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les dirigeants européens doutent de plus en plus de la possibilité d’une intervention américaine en cas d’attaque de leurs territoires. Désormais&lt;em&gt;, « il faut sans aucun doute renforcer la dimension européenne au sein de l’OTAN », &lt;/em&gt;a&amp;nbsp;rappelé, lundi, Keir Starmer, le premier ministre britannique. Défendu de longue date par Paris, le renforcement du « pilier européen » de l’Alliance est désormais partagé par de nombreux alliés, dont Berlin, Londres, La&amp;nbsp;Haye et Stockholm.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Hébergé par Audiomeans. Visitez &lt;a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite"&gt;audiomeans.fr/politique-de-confidentialite&lt;/a&gt; pour plus d'informations.&lt;/p&gt;</content:encoded><pubDate>Sun, 10 May 2026 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/vpcTWwzlUZ/3b329595-1a65-4c40-b2fb-daedc36cd45f.mp3?_=1778152034" length="63688454" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 mai 2026.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.- Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 LES ACCOINTANCES DU MEDEF AVEC LE RN
 
 Depuis au moins deux ans – notamment depuis la campagne des législatives de 2024 – les sphères patronales se voient reprocher d’être bienveillantes à l’égard du Rassemblement national. Une critique nourrie par les contacts de plus en plus fréquents que des mouvements d’employeurs et des responsables de groupes internationaux établissent avec le parti de Mme Le Pen. Quelques jours après le dîner de Marine le Pen avec des patrons du CAC 40, le bureau du Medef a reçu le 20 avril pour la première fois officiellement à déjeuner le président du RN, Jordan Bardella. Une réunion qui s’est tenue en présence de son président Patrick Martin, mais aussi des dirigeants des grandes fédérations professionnelles, des banques, du bâtiment, des travaux publics, ou encore de la métallurgie.
 Le débat est ouvert au sein du patronat sur l'opportunité de telles rencontres. Le positionnement du premier mouvement d’employeurs a évolué depuis vingt ans. Lorsque Laurence Parisot était la présidente du Medef entre 2005 et 2013, la doctrine du cordon sanitaire prévalait. En 2019, un changement d’approche avait été envisagé : Geoffroy Roux de Bézieux, le numéro un de l’organisation à l’époque, souhaitait convier Marion Maréchal Le Pen à un débat pendant les universités d’été du Medef, mais il y avait finalement renoncé, devant le tollé suscité par ce projet. Aujourd’hui, les relations se sont normalisées car, pour Patrick Martin et de nombreux autres patrons, il est impossible de tenir à distance la formation qui a le groupe le plus étoffé à l’Assemblée nationale.
 Pascal Demurger, directeur général de la compagnie mutualiste MAIF, s’est élevé dans Le Monde contre ce rapprochement, et dénonce « une erreur tactique et une illusion politique d’imaginer pouvoir influer sur une idéologie aussi radicale. »
 À un an de la présidentielle, il ressort de ces rencontres, que le programme économique du RN est loin de convaincre les milieux d'affaires. Le parti à la flamme se défend de tout renoncement à son programme économique, qui, sur des sujets comme l'Union européenne, la réforme des retraites, l’immigration de travail, restent profondément urticants aux yeux des milieux d'affaires.
 
 LE RETRAIT DES TROUPES AMÉRICAINES D’ALLEMAGNE
 
 Le Pentagone a annoncé le 1er mai le retrait de 5.000 des militaires américains d'Allemagne d'ici un an, soit 15 % des effectifs des 36.000 soldats stationnés Outre-Rhin. Concrètement, une brigade de combat doit quitter le territoire allemand, et un bataillon d’artillerie longue portée, prévu de longue date, ne viendra finalement pas. L’objectif affiché est de revenir à un niveau de présence « pré-2022 », c’est-à-dire avant le renforcement décidé après l’invasion de l’Ukraine. Cette décision de Donald Trump intervient après des tensions avec le chancelier Friedrich Merz sur la stratégie américaine en Iran et vise aussi l'Italie et l'Espagne. « Que des troupes des Etats-Unis se retirent d'Europe et d'Allemagne était attendu », a réagi le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, tout en soulignant que la présence de soldats américains en Europe et en Allemagne servait de « dissuasion collective » et était « dans l'intérêt » de l'Allemagne comme des Etats-Unis. Outre-Atlantique, les chefs de file des commissions des forces armées du Sénat et de la Chambre des représentants s'inquiètent, malgré tout, d'un « mauvais signal envoyé à Vladimir Poutine » et suggèrent de redéployer ces troupes plus à l'est de l'Europe. En 2020, lors de son premier mandat à la Maison-Blanche, exaspéré par le faible niveau des dépenses de défense de l'Allemagne et par son soutien au gazoduc Nord Stream 2, Donald Trump avait déjà déclaré qu'il réduirait d'un tiers les effectifs américains sur place. Le président Joe Biden avait finalement gelé ce projet en février 2021, avant de l'annuler officiellement.
 L'Allemagne constitue le pays clef du dispositif militaire américain en Europe. Elle abrite à Stuttgart le Commandement suprême des forces américaines en Europe (Eucom) ainsi que le Commandement des forces américaines en Afrique (Africom). Le plus grand terrain d'entraînement militaire américain à l'étranger se trouve près de Grafenwöhr, en Bavière et c'est aussi en Allemagne, à Landstuhl (Rhénanie-Palatinat), qu'est installé le plus grand hôpital militaire américain en dehors des États-Unis. Enfin, l'énorme base aérienne de Ramstein en Rhénanie-Palatinat a joué un rôle logistique clef dans la guerre avec l'Iran. Ces implantations ne se limitent plus à une logique de présence symbolique ou de dissuasion, mais constituent des points d'appui opérationnels majeurs pour Washington : des plateformes avancées, mais aussi des hubs logistiques indispensables à la conduite des interventions américaines en Irak, en Afghanistan, et plus récemment vers l'Iran.
 Les dirigeants européens doutent de plus en plus de la possibilité d’une intervention américaine en cas d’attaque de leurs territoires. Désormais, « il faut sans aucun doute renforcer la dimension européenne au sein de l’OTAN », a rappelé, lundi, Keir Starmer, le premier ministre britannique. Défendu de longue date par Paris, le renforcement du « pilier européen » de l’Alliance est désormais partagé par de nombreux alliés, dont Berlin, Londres, La Haye et Stockholm.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </itunes:summary><googleplay:description>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 mai 2026.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.- Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 LES ACCOINTANCES DU MEDEF AVEC LE RN
 
 Depuis au moins deux ans – notamment depuis la campagne des législatives de 2024 – les sphères patronales se voient reprocher d’être bienveillantes à l’égard du Rassemblement national. Une critique nourrie par les contacts de plus en plus fréquents que des mouvements d’employeurs et des responsables de groupes internationaux établissent avec le parti de Mme Le Pen. Quelques jours après le dîner de Marine le Pen avec des patrons du CAC 40, le bureau du Medef a reçu le 20 avril pour la première fois officiellement à déjeuner le président du RN, Jordan Bardella. Une réunion qui s’est tenue en présence de son président Patrick Martin, mais aussi des dirigeants des grandes fédérations professionnelles, des banques, du bâtiment, des travaux publics, ou encore de la métallurgie.
 Le débat est ouvert au sein du patronat sur l'opportunité de telles rencontres. Le positionnement du premier mouvement d’employeurs a évolué depuis vingt ans. Lorsque Laurence Parisot était la présidente du Medef entre 2005 et 2013, la doctrine du cordon sanitaire prévalait. En 2019, un changement d’approche avait été envisagé : Geoffroy Roux de Bézieux, le numéro un de l’organisation à l’époque, souhaitait convier Marion Maréchal Le Pen à un débat pendant les universités d’été du Medef, mais il y avait finalement renoncé, devant le tollé suscité par ce projet. Aujourd’hui, les relations se sont normalisées car, pour Patrick Martin et de nombreux autres patrons, il est impossible de tenir à distance la formation qui a le groupe le plus étoffé à l’Assemblée nationale.
 Pascal Demurger, directeur général de la compagnie mutualiste MAIF, s’est élevé dans Le Monde contre ce rapprochement, et dénonce « une erreur tactique et une illusion politique d’imaginer pouvoir influer sur une idéologie aussi radicale. »
 À un an de la présidentielle, il ressort de ces rencontres, que le programme économique du RN est loin de convaincre les milieux d'affaires. Le parti à la flamme se défend de tout renoncement à son programme économique, qui, sur des sujets comme l'Union européenne, la réforme des retraites, l’immigration de travail, restent profondément urticants aux yeux des milieux d'affaires.
 
 LE RETRAIT DES TROUPES AMÉRICAINES D’ALLEMAGNE
 
 Le Pentagone a annoncé le 1er mai le retrait de 5.000 des militaires américains d'Allemagne d'ici un an, soit 15 % des effectifs des 36.000 soldats stationnés Outre-Rhin. Concrètement, une brigade de combat doit quitter le territoire allemand, et un bataillon d’artillerie longue portée, prévu de longue date, ne viendra finalement pas. L’objectif affiché est de revenir à un niveau de présence « pré-2022 », c’est-à-dire avant le renforcement décidé après l’invasion de l’Ukraine. Cette décision de Donald Trump intervient après des tensions avec le chancelier Friedrich Merz sur la stratégie américaine en Iran et vise aussi l'Italie et l'Espagne. « Que des troupes des Etats-Unis se retirent d'Europe et d'Allemagne était attendu », a réagi le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, tout en soulignant que la présence de soldats américains en Europe et en Allemagne servait de « dissuasion collective » et était « dans l'intérêt » de l'Allemagne comme des Etats-Unis. Outre-Atlantique, les chefs de file des commissions des forces armées du Sénat et de la Chambre des représentants s'inquiètent, malgré tout, d'un « mauvais signal envoyé à Vladimir Poutine » et suggèrent de redéployer ces troupes plus à l'est de l'Europe. En 2020, lors de son premier mandat à la Maison-Blanche, exaspéré par le faible niveau des dépenses de défense de l'Allemagne et par son soutien au gazoduc Nord Stream 2, Donald Trump avait déjà déclaré qu'il réduirait d'un tiers les effectifs américains sur place. Le président Joe Biden avait finalement gelé ce projet en février 2021, avant de l'annuler officiellement.
 L'Allemagne constitue le pays clef du dispositif militaire américain en Europe. Elle abrite à Stuttgart le Commandement suprême des forces américaines en Europe (Eucom) ainsi que le Commandement des forces américaines en Afrique (Africom). Le plus grand terrain d'entraînement militaire américain à l'étranger se trouve près de Grafenwöhr, en Bavière et c'est aussi en Allemagne, à Landstuhl (Rhénanie-Palatinat), qu'est installé le plus grand hôpital militaire américain en dehors des États-Unis. Enfin, l'énorme base aérienne de Ramstein en Rhénanie-Palatinat a joué un rôle logistique clef dans la guerre avec l'Iran. Ces implantations ne se limitent plus à une logique de présence symbolique ou de dissuasion, mais constituent des points d'appui opérationnels majeurs pour Washington : des plateformes avancées, mais aussi des hubs logistiques indispensables à la conduite des interventions américaines en Irak, en Afghanistan, et plus récemment vers l'Iran.
 Les dirigeants européens doutent de plus en plus de la possibilité d’une intervention américaine en cas d’attaque de leurs territoires. Désormais, « il faut sans aucun doute renforcer la dimension européenne au sein de l’OTAN », a rappelé, lundi, Keir Starmer, le premier ministre britannique. Défendu de longue date par Paris, le renforcement du « pilier européen » de l’Alliance est désormais partagé par de nombreux alliés, dont Berlin, Londres, La Haye et Stockholm.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...</itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:06:20</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink">https://audmns.com/mkpIWNC</podcast:txt><itunes:episode>487</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Akram Belkaïd,Jean-Louis Bourlanges,Béatrice Giblin,Michaela Wiegel,Retrait des troupes américaines d’Allemagne,RN,Medef</itunes:keywords></item><item><title>Bada : les musiciens et le pouvoir en France, avec Maryvonne de Saint-Pulgent (3/7)</title><guid isPermaLink="false">5bb6ce8b-b742-4251-9829-02169166d891</guid><description>&lt;p&gt;Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! &lt;a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement"&gt;https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 novembre 2025.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;3 : Dans ce troisième épisode, Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer racontent la création des Académies sous Louis XIV, qui sont des lieux d’incarnation concrets des liens profonds entre musique et politique. Le choix de Delalande comme surintendant de la Musique, choix du roi et pas de Colbert, révèle comment la politique musicale peut cristalliser alliances et oppositions.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Hébergé par Audiomeans. Visitez &lt;a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite"&gt;audiomeans.fr/politique-de-confidentialite&lt;/a&gt; pour plus d'informations.&lt;/p&gt;</description><content:encoded>&lt;p&gt;Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! &lt;a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement"&gt;https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 novembre 2025.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;3 : Dans ce troisième épisode, Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer racontent la création des Académies sous Louis XIV, qui sont des lieux d’incarnation concrets des liens profonds entre musique et politique. Le choix de Delalande comme surintendant de la Musique, choix du roi et pas de Colbert, révèle comment la politique musicale peut cristalliser alliances et oppositions.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Hébergé par Audiomeans. Visitez &lt;a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite"&gt;audiomeans.fr/politique-de-confidentialite&lt;/a&gt; pour plus d'informations.&lt;/p&gt;</content:encoded><pubDate>Wed, 06 May 2026 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/vpcTWwzlUZ/5bb6ce8b-b742-4251-9829-02169166d891.mp3?_=1762883102" length="14187884" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 novembre 2025.
 
 3 : Dans ce troisième épisode, Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer racontent la création des Académies sous Louis XIV, qui sont des lieux d’incarnation concrets des liens profonds entre musique et politique. Le choix de Delalande comme surintendant de la Musique, choix du roi et pas de Colbert, révèle comment la politique musicale peut cristalliser alliances et oppositions.
 
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 3 : Dans ce troisième épisode, Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer racontent la création des Académies sous Louis XIV, qui sont des lieux d’incarnation concrets des liens profonds entre musique et politique. Le choix de Delalande comme surintendant de la Musique, choix du roi et pas de Colbert, révèle comment la politique musicale peut cristalliser alliances et oppositions.
 
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Si la question ne se pose ni au Rassemblement national, où les figures incontestées de Marine Le Pen ou Jordan Bardella s'imposent, ni à La France insoumise rangée derrière son leader Jean-Luc Mélenchon, elle vire au casse-tête, au bloc central macroniste comme à droite et chez la gauche non mélenchoniste. L'organisation d'une éventuelle primaire fait donc débat. À défaut de s'entendre, l'obtention des 500 signatures nécessaires au dépôt d'une candidature pourrait alors faire office de couperet.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ils étaient dix en 2012, onze en 2017 et douze en 2022. En 2027, le nombre de candidats pourrait dépasser les seize prétendants de 2002. Les nuances sont nombreuses : il y a les déclarés, les probables, les « je n'exclus rien&amp;nbsp;», les « je me sens prêt », les « je serai candidat, mais seulement dans le cadre d'une primaire&amp;nbsp;», les improbables... Une vingtaine de candidats sont identifiables&amp;nbsp;: dix déclarés, six probables et neuf potentiels. On les retrouve aussi bien à gauche (11) qu’au centre (3), à droite (5) et à l’extrême droite (6)...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La concurrence ne se joue plus seulement entre partis, mais en leur sein. Ainsi entre Jérôme Guedj, Boris Vallaud, Olivier Faure et François Hollande au Parti Socialiste, entre Gabriel Attal, Édouard Philippe et Gérald Darmanin pour le bloc central, ou entre Bruno Retailleau, Xavier Bertrand, David Lisnard et Michel Barnier chez Les Républicains, etc. Cette floraison est d'autant plus turbulente que 2027 marque une rupture institutionnelle : pour la première fois depuis 1995, le président sortant ne peut se représenter, puisqu'Emmanuel Macron ne peut briguer un troisième mandat d'affilée. De quoi aiguiser les appétits de son camp. À gauche, le spectre de 2002 (lorsque huit candidats de gauche ont abouti à l’élimination surprise de Lionel Jospin au premier tour) est dans toutes les têtes. Même peur à droite. C’est pourquoi, 90 parlementaires et ministres de la droite et du centre ont signé un appel à trouver un candidat unique pour 2027 dans La Tribune Dimanche, le 29 mars.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Face à l'incapacité des partis à faire le tri, les primaires permettent de clarifier les lignes et de désigner des candidats uniques dans des configurations très concurrentielles. Si elles ont pour effet de structurer et réduire les candidatures, nombreux sont ceux à refuser l'exercice&amp;nbsp;: Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon, les mieux placés à gauche s’y opposent catégoriquement. La dispersion des candidatures favorisera une qualification au second tour avec un seuil plus bas.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;QUE PEUT ESPÉRER LE LIBAN&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les hostilités entre Israël et le Liban ont redémarré le 2&amp;nbsp;mars avec la violation du cessez-le-feu en vigueur par le Hezbollah, pro-iranien, en représailles à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran. Depuis, la riposte de l’Etat hébreu a fait plus de 2.400&amp;nbsp;victimes au Liban, dont de nombreux civils et plus d’un&amp;nbsp;million de déplacés.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sous l'égide des Etats-Unis, des rencontres ont eu lieu le 14 avril à Washington entre représentants libanais et israélien, alors que les deux pays sont toujours officiellement en guerre depuis 1948. Après six semaines de combat, un cessez-le-feu a été annoncé unilatéralement par Donald Trump, le 17 avril. Ces pourparlers ont été aussitôt critiqués par le Hezbollah. Alors que la milice a assuré qu'elle gardait, pendant ce cessez-le-feu, « &lt;em&gt;le doigt sur la gâchette&lt;/em&gt; », l'exécutif libanais marche sur des œufs. S'il s'est engagé à assurer le désarmement du mouvement, son armée s'est bien gardée d'agir contre la puissante milice alliée de Téhéran, aux capacités militaires bien supérieures.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le sud du Liban, aujourd’hui bastion du Hezbollah, est un point de fixation stratégique de l’Etat hébreu et de ses pères fondateurs depuis plus d’un siècle. Le 19 avril, l'armée israélienne a publié une carte montrant une zone tampon le long de la frontière, qui rappelle la longue occupation israélienne du sud du Liban de 1982 à 2000. Cette « zone de défense avancée », délimitée par une « ligne jaune&amp;nbsp;de démarcation », est similaire à celle tracée dans la bande de Gaza après le cessez-le-feu d’octobre&amp;nbsp;2025. Les militaires israéliens y procèdent en outre à des destructions systématiques des habitations, à l'image de ce que Tsahal fait dans la bande de Gaza. Désormais, l’armée israélienne interdit aux Libanais d’entrer dans cette « zone de défense » qui couvre 6&amp;nbsp;% du pays. L'occupation israélienne du territoire libanais risque de galvaniser les sympathisants du Hezbollah, alors que la décision du mouvement d'entrer en guerre avait été largement critiquée y compris parmi ses soutiens traditionnels.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un nouveau round de négociations entre diplomates libanais et israéliens s’est déroulé le 23 avril dans la capitale américaine. À moyen terme, les deux pays partagent des intérêts : que le cessez-le-feu soit prolongé pour bâtir les conditions d'une paix durable, qui respecte à la fois l'intégrité territoriale du Liban et désarme le Hezbollah.&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;Ce désarmement doit être orchestré par le Liban et lui seul, afin d’éviter une confrontation avec le parti chiite et de risquer d’entraîner le pays, où cohabitent communautés chiites, sunnites et maronites dans une guerre civile, fait-on valoir à Paris. À l’issue des pourparlers Donald Trump a annoncé une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu entre les deux pays. Les parties ont toutes salué des discussions «&amp;nbsp;&lt;em&gt;historiques&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» mais la presse régionale rappelle qu’en l’absence du Hezbollah autour de la table, une paix durable reste illusoire.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Hébergé par Audiomeans. Visitez &lt;a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite"&gt;audiomeans.fr/politique-de-confidentialite&lt;/a&gt; pour plus d'informations.&lt;/p&gt;</description><content:encoded>&lt;p&gt;Vous aimez notre peau de caste ? 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Si la question ne se pose ni au Rassemblement national, où les figures incontestées de Marine Le Pen ou Jordan Bardella s'imposent, ni à La France insoumise rangée derrière son leader Jean-Luc Mélenchon, elle vire au casse-tête, au bloc central macroniste comme à droite et chez la gauche non mélenchoniste. L'organisation d'une éventuelle primaire fait donc débat. À défaut de s'entendre, l'obtention des 500 signatures nécessaires au dépôt d'une candidature pourrait alors faire office de couperet.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ils étaient dix en 2012, onze en 2017 et douze en 2022. En 2027, le nombre de candidats pourrait dépasser les seize prétendants de 2002. Les nuances sont nombreuses : il y a les déclarés, les probables, les « je n'exclus rien&amp;nbsp;», les « je me sens prêt », les « je serai candidat, mais seulement dans le cadre d'une primaire&amp;nbsp;», les improbables... Une vingtaine de candidats sont identifiables&amp;nbsp;: dix déclarés, six probables et neuf potentiels. On les retrouve aussi bien à gauche (11) qu’au centre (3), à droite (5) et à l’extrême droite (6)...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La concurrence ne se joue plus seulement entre partis, mais en leur sein. Ainsi entre Jérôme Guedj, Boris Vallaud, Olivier Faure et François Hollande au Parti Socialiste, entre Gabriel Attal, Édouard Philippe et Gérald Darmanin pour le bloc central, ou entre Bruno Retailleau, Xavier Bertrand, David Lisnard et Michel Barnier chez Les Républicains, etc. Cette floraison est d'autant plus turbulente que 2027 marque une rupture institutionnelle : pour la première fois depuis 1995, le président sortant ne peut se représenter, puisqu'Emmanuel Macron ne peut briguer un troisième mandat d'affilée. De quoi aiguiser les appétits de son camp. À gauche, le spectre de 2002 (lorsque huit candidats de gauche ont abouti à l’élimination surprise de Lionel Jospin au premier tour) est dans toutes les têtes. Même peur à droite. C’est pourquoi, 90 parlementaires et ministres de la droite et du centre ont signé un appel à trouver un candidat unique pour 2027 dans La Tribune Dimanche, le 29 mars.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Face à l'incapacité des partis à faire le tri, les primaires permettent de clarifier les lignes et de désigner des candidats uniques dans des configurations très concurrentielles. Si elles ont pour effet de structurer et réduire les candidatures, nombreux sont ceux à refuser l'exercice&amp;nbsp;: Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon, les mieux placés à gauche s’y opposent catégoriquement. La dispersion des candidatures favorisera une qualification au second tour avec un seuil plus bas.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;QUE PEUT ESPÉRER LE LIBAN&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les hostilités entre Israël et le Liban ont redémarré le 2&amp;nbsp;mars avec la violation du cessez-le-feu en vigueur par le Hezbollah, pro-iranien, en représailles à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran. Depuis, la riposte de l’Etat hébreu a fait plus de 2.400&amp;nbsp;victimes au Liban, dont de nombreux civils et plus d’un&amp;nbsp;million de déplacés.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sous l'égide des Etats-Unis, des rencontres ont eu lieu le 14 avril à Washington entre représentants libanais et israélien, alors que les deux pays sont toujours officiellement en guerre depuis 1948. Après six semaines de combat, un cessez-le-feu a été annoncé unilatéralement par Donald Trump, le 17 avril. Ces pourparlers ont été aussitôt critiqués par le Hezbollah. Alors que la milice a assuré qu'elle gardait, pendant ce cessez-le-feu, « &lt;em&gt;le doigt sur la gâchette&lt;/em&gt; », l'exécutif libanais marche sur des œufs. S'il s'est engagé à assurer le désarmement du mouvement, son armée s'est bien gardée d'agir contre la puissante milice alliée de Téhéran, aux capacités militaires bien supérieures.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le sud du Liban, aujourd’hui bastion du Hezbollah, est un point de fixation stratégique de l’Etat hébreu et de ses pères fondateurs depuis plus d’un siècle. Le 19 avril, l'armée israélienne a publié une carte montrant une zone tampon le long de la frontière, qui rappelle la longue occupation israélienne du sud du Liban de 1982 à 2000. Cette « zone de défense avancée », délimitée par une « ligne jaune&amp;nbsp;de démarcation », est similaire à celle tracée dans la bande de Gaza après le cessez-le-feu d’octobre&amp;nbsp;2025. Les militaires israéliens y procèdent en outre à des destructions systématiques des habitations, à l'image de ce que Tsahal fait dans la bande de Gaza. Désormais, l’armée israélienne interdit aux Libanais d’entrer dans cette « zone de défense » qui couvre 6&amp;nbsp;% du pays. L'occupation israélienne du territoire libanais risque de galvaniser les sympathisants du Hezbollah, alors que la décision du mouvement d'entrer en guerre avait été largement critiquée y compris parmi ses soutiens traditionnels.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un nouveau round de négociations entre diplomates libanais et israéliens s’est déroulé le 23 avril dans la capitale américaine. À moyen terme, les deux pays partagent des intérêts : que le cessez-le-feu soit prolongé pour bâtir les conditions d'une paix durable, qui respecte à la fois l'intégrité territoriale du Liban et désarme le Hezbollah.&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;Ce désarmement doit être orchestré par le Liban et lui seul, afin d’éviter une confrontation avec le parti chiite et de risquer d’entraîner le pays, où cohabitent communautés chiites, sunnites et maronites dans une guerre civile, fait-on valoir à Paris. À l’issue des pourparlers Donald Trump a annoncé une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu entre les deux pays. Les parties ont toutes salué des discussions «&amp;nbsp;&lt;em&gt;historiques&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» mais la presse régionale rappelle qu’en l’absence du Hezbollah autour de la table, une paix durable reste illusoire.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Hébergé par Audiomeans. Visitez &lt;a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite"&gt;audiomeans.fr/politique-de-confidentialite&lt;/a&gt; pour plus d'informations.&lt;/p&gt;</content:encoded><pubDate>Sun, 03 May 2026 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/vpcTWwzlUZ/82d4af71-041a-4c75-a6dd-f5cc5f36e12a.mp3?_=1777541042" length="61293966" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? 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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 30 avril 2026.
 
 Avec cette semaine :
 
 - David Djaïz, entrepreneur et essayiste.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 PRÉSIDENTIELLES : À QUOI BON TANT DE CANDIDATS
 
 À un peu plus d'un an de l'élection présidentielle, chaque camp cherche à désigner son champion et chaque champion essaie de convaincre son camp qu’il en est le candidat naturel. Si la question ne se pose ni au Rassemblement national, où les figures incontestées de Marine Le Pen ou Jordan Bardella s'imposent, ni à La France insoumise rangée derrière son leader Jean-Luc Mélenchon, elle vire au casse-tête, au bloc central macroniste comme à droite et chez la gauche non mélenchoniste. L'organisation d'une éventuelle primaire fait donc débat. À défaut de s'entendre, l'obtention des 500 signatures nécessaires au dépôt d'une candidature pourrait alors faire office de couperet.
 Ils étaient dix en 2012, onze en 2017 et douze en 2022. En 2027, le nombre de candidats pourrait dépasser les seize prétendants de 2002. Les nuances sont nombreuses : il y a les déclarés, les probables, les « je n'exclus rien », les « je me sens prêt », les « je serai candidat, mais seulement dans le cadre d'une primaire », les improbables... Une vingtaine de candidats sont identifiables : dix déclarés, six probables et neuf potentiels. On les retrouve aussi bien à gauche (11) qu’au centre (3), à droite (5) et à l’extrême droite (6)...
 La concurrence ne se joue plus seulement entre partis, mais en leur sein. Ainsi entre Jérôme Guedj, Boris Vallaud, Olivier Faure et François Hollande au Parti Socialiste, entre Gabriel Attal, Édouard Philippe et Gérald Darmanin pour le bloc central, ou entre Bruno Retailleau, Xavier Bertrand, David Lisnard et Michel Barnier chez Les Républicains, etc. Cette floraison est d'autant plus turbulente que 2027 marque une rupture institutionnelle : pour la première fois depuis 1995, le président sortant ne peut se représenter, puisqu'Emmanuel Macron ne peut briguer un troisième mandat d'affilée. De quoi aiguiser les appétits de son camp. À gauche, le spectre de 2002 (lorsque huit candidats de gauche ont abouti à l’élimination surprise de Lionel Jospin au premier tour) est dans toutes les têtes. Même peur à droite. C’est pourquoi, 90 parlementaires et ministres de la droite et du centre ont signé un appel à trouver un candidat unique pour 2027 dans La Tribune Dimanche, le 29 mars.
 Face à l'incapacité des partis à faire le tri, les primaires permettent de clarifier les lignes et de désigner des candidats uniques dans des configurations très concurrentielles. Si elles ont pour effet de structurer et réduire les candidatures, nombreux sont ceux à refuser l'exercice : Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon, les mieux placés à gauche s’y opposent catégoriquement. La dispersion des candidatures favorisera une qualification au second tour avec un seuil plus bas.
 
 QUE PEUT ESPÉRER LE LIBAN ?
 
 Les hostilités entre Israël et le Liban ont redémarré le 2 mars avec la violation du cessez-le-feu en vigueur par le Hezbollah, pro-iranien, en représailles à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran. Depuis, la riposte de l’Etat hébreu a fait plus de 2.400 victimes au Liban, dont de nombreux civils et plus d’un million de déplacés.
 Sous l'égide des Etats-Unis, des rencontres ont eu lieu le 14 avril à Washington entre représentants libanais et israélien, alors que les deux pays sont toujours officiellement en guerre depuis 1948. Après six semaines de combat, un cessez-le-feu a été annoncé unilatéralement par Donald Trump, le 17 avril. Ces pourparlers ont été aussitôt critiqués par le Hezbollah. Alors que la milice a assuré qu'elle gardait, pendant ce cessez-le-feu, « le doigt sur la gâchette », l'exécutif libanais marche sur des œufs. S'il s'est engagé à assurer le désarmement du mouvement, son armée s'est bien gardée d'agir contre la puissante milice alliée de Téhéran, aux capacités militaires bien supérieures.
 Le sud du Liban, aujourd’hui bastion du Hezbollah, est un point de fixation stratégique de l’Etat hébreu et de ses pères fondateurs depuis plus d’un siècle. Le 19 avril, l'armée israélienne a publié une carte montrant une zone tampon le long de la frontière, qui rappelle la longue occupation israélienne du sud du Liban de 1982 à 2000. Cette « zone de défense avancée », délimitée par une « ligne jaune de démarcation », est similaire à celle tracée dans la bande de Gaza après le cessez-le-feu d’octobre 2025. Les militaires israéliens y procèdent en outre à des destructions systématiques des habitations, à l'image de ce que Tsahal fait dans la bande de Gaza. Désormais, l’armée israélienne interdit aux Libanais d’entrer dans cette « zone de défense » qui couvre 6 % du pays. L'occupation israélienne du territoire libanais risque de galvaniser les sympathisants du Hezbollah, alors que la décision du mouvement d'entrer en guerre avait été largement critiquée y compris parmi ses soutiens traditionnels.
 Un nouveau round de négociations entre diplomates libanais et israéliens s’est déroulé le 23 avril dans la capitale américaine. À moyen terme, les deux pays partagent des intérêts : que le cessez-le-feu soit prolongé pour bâtir les conditions d'une paix durable, qui respecte à la fois l'intégrité territoriale du Liban et désarme le Hezbollah. Ce désarmement doit être orchestré par le Liban et lui seul, afin d’éviter une confrontation avec le parti chiite et de risquer d’entraîner le pays, où cohabitent communautés chiites, sunnites et maronites dans une guerre civile, fait-on valoir à Paris. À l’issue des pourparlers Donald Trump a annoncé une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu entre les deux pays. Les parties ont toutes salué des discussions « historiques » mais la presse régionale rappelle qu’en l’absence du Hezbollah autour de la table, une paix durable reste illusoire.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 30 avril 2026.
 
 Avec cette semaine :
 
 - David Djaïz, entrepreneur et essayiste.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 PRÉSIDENTIELLES : À QUOI BON TANT DE CANDIDATS
 
 À un peu plus d'un an de l'élection présidentielle, chaque camp cherche à désigner son champion et chaque champion essaie de convaincre son camp qu’il en est le candidat naturel. Si la question ne se pose ni au Rassemblement national, où les figures incontestées de Marine Le Pen ou Jordan Bardella s'imposent, ni à La France insoumise rangée derrière son leader Jean-Luc Mélenchon, elle vire au casse-tête, au bloc central macroniste comme à droite et chez la gauche non mélenchoniste. L'organisation d'une éventuelle primaire fait donc débat. À défaut de s'entendre, l'obtention des 500 signatures nécessaires au dépôt d'une candidature pourrait alors faire office de couperet.
 Ils étaient dix en 2012, onze en 2017 et douze en 2022. En 2027, le nombre de candidats pourrait dépasser les seize prétendants de 2002. Les nuances sont nombreuses : il y a les déclarés, les probables, les « je n'exclus rien », les « je me sens prêt », les « je serai candidat, mais seulement dans le cadre d'une primaire », les improbables... Une vingtaine de candidats sont identifiables : dix déclarés, six probables et neuf potentiels. On les retrouve aussi bien à gauche (11) qu’au centre (3), à droite (5) et à l’extrême droite (6)...
 La concurrence ne se joue plus seulement entre partis, mais en leur sein. Ainsi entre Jérôme Guedj, Boris Vallaud, Olivier Faure et François Hollande au Parti Socialiste, entre Gabriel Attal, Édouard Philippe et Gérald Darmanin pour le bloc central, ou entre Bruno Retailleau, Xavier Bertrand, David Lisnard et Michel Barnier chez Les Républicains, etc. Cette floraison est d'autant plus turbulente que 2027 marque une rupture institutionnelle : pour la première fois depuis 1995, le président sortant ne peut se représenter, puisqu'Emmanuel Macron ne peut briguer un troisième mandat d'affilée. De quoi aiguiser les appétits de son camp. À gauche, le spectre de 2002 (lorsque huit candidats de gauche ont abouti à l’élimination surprise de Lionel Jospin au premier tour) est dans toutes les têtes. Même peur à droite. C’est pourquoi, 90 parlementaires et ministres de la droite et du centre ont signé un appel à trouver un candidat unique pour 2027 dans La Tribune Dimanche, le 29 mars.
 Face à l'incapacité des partis à faire le tri, les primaires permettent de clarifier les lignes et de désigner des candidats uniques dans des configurations très concurrentielles. Si elles ont pour effet de structurer et réduire les candidatures, nombreux sont ceux à refuser l'exercice : Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon, les mieux placés à gauche s’y opposent catégoriquement. La dispersion des candidatures favorisera une qualification au second tour avec un seuil plus bas.
 
 QUE PEUT ESPÉRER LE LIBAN ?
 
 Les hostilités entre Israël et le Liban ont redémarré le 2 mars avec la violation du cessez-le-feu en vigueur par le Hezbollah, pro-iranien, en représailles à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran. Depuis, la riposte de l’Etat hébreu a fait plus de 2.400 victimes au Liban, dont de nombreux civils et plus d’un million de déplacés.
 Sous l'égide des Etats-Unis, des rencontres ont eu lieu le 14 avril à Washington entre représentants libanais et israélien, alors que les deux pays sont toujours officiellement en guerre depuis 1948. Après six semaines de combat, un cessez-le-feu a été annoncé unilatéralement par Donald Trump, le 17 avril. Ces pourparlers ont été aussitôt critiqués par le Hezbollah. Alors que la milice a assuré qu'elle gardait, pendant ce cessez-le-feu, « le doigt sur la gâchette », l'exécutif libanais marche sur des œufs. S'il s'est engagé à assurer le désarmement du mouvement, son armée s'est bien gardée d'agir contre la puissante milice alliée de Téhéran, aux capacités militaires bien supérieures.
 Le sud du Liban, aujourd’hui bastion du Hezbollah, est un point de fixation stratégique de l’Etat hébreu et de ses pères fondateurs depuis plus d’un siècle. Le 19 avril, l'armée israélienne a publié une carte montrant une zone tampon le long de la frontière, qui rappelle la longue occupation israélienne du sud du Liban de 1982 à 2000. Cette « zone de défense avancée », délimitée par une « ligne jaune de démarcation », est similaire à celle tracée dans la bande de Gaza après le cessez-le-feu d’octobre 2025. Les militaires israéliens y procèdent en outre à des destructions systématiques des habitations, à l'image de ce que Tsahal fait dans la bande de Gaza. Désormais, l’armée israélienne interdit aux Libanais d’entrer dans cette « zone de défense » qui couvre 6 % du pays. L'occupation israélienne du territoire libanais risque de galvaniser les sympathisants du Hezbollah, alors que la décision du mouvement d'entrer en guerre avait été largement critiquée y compris parmi ses soutiens traditionnels.
 Un nouveau round de négociations entre diplomates libanais et israéliens s’est déroulé le 23 avril dans la capitale américaine. À moyen terme, les deux pays partagent des intérêts : que le cessez-le-feu soit prolongé pour bâtir les conditions d'une paix durable, qui respecte à la fois l'intégrité territoriale du Liban et désarme le Hezbollah. Ce désarmement doit être orchestré par le Liban et lui seul, afin d’éviter une confrontation avec le parti chiite et de risquer d’entraîner le pays, où cohabitent communautés chiites, sunnites et maronites dans une guerre civile, fait-on valoir à Paris. À l’issue des pourparlers Donald Trump a annoncé une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu entre les deux pays. Les parties ont toutes salué des discussions « historiques » mais la presse régionale rappelle qu’en l’absence du Hezbollah autour de la table, une paix durable reste illusoire.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 2 : Dans ce second épisode, Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer remontent aux origines des relations étroites entre le pouvoir et la musique, au XVIIe siècle, sous le règne politique de Louis XIV et le sceptre musical de Lully, tout aussi écrasant l’un que l’autre, comme en souffrira Molière. Sont ainsi éclairées les réussites des politiques musicales du jeune roi, qui choisit la musique française contre l’italienne, à rebours de Mazarin et en harmonie avec les désirs de la Cour.
 
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 2 : Dans ce second épisode, Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer remontent aux origines des relations étroites entre le pouvoir et la musique, au XVIIe siècle, sous le règne politique de Louis XIV et le sceptre musical de Lully, tout aussi écrasant l’un que l’autre, comme en souffrira Molière. Sont ainsi éclairées les réussites des politiques musicales du jeune roi, qui choisit la musique française contre l’italienne, à rebours de Mazarin et en harmonie avec les désirs de la Cour.
 
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 Une conversation entre Maryvonne de Saint...</itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>18:14</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink">https://audmns.com/yLiBOsH</podcast:txt><itunes:episode>457</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Maryvonne de Saint-Pulgent,Musique</itunes:keywords></item><item><title>Le modèle social français est-il soutenable ? / Ukraine, guerre oubliée </title><guid isPermaLink="false">ae8a7d31-2aed-4d07-9980-e4b111ce6472</guid><description>&lt;p&gt;Vous aimez notre peau de caste ? 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Mais ils n'ont plus que 3,5 fois plus que les moins bien lotis une fois les transferts publics pris en compte. Ils s'opèrent au travers de trois types de canaux&amp;nbsp;: les prélèvements (impôts directs et indirects, cotisations sociales), les prestations sociales ainsi que les transferts sociaux, comme l'éducation ou la santé. Ces 56 % de la population qui reçoivent plus qu'ils ne paient, représentent une moyenne. Si la quasi-totalité des plus modestes sont soutenus par ce modèle, même parmi les 10 % les plus aisés, 1 sur 5 a reçu plus qu'il n'a versé. En effet, parmi ces gens aisés, on compte des retraités cadres dont les pensions sont financées par les cotisations des actifs mais aussi des personnes malades, qui bénéficient du système de santé à redistribution opérée par les pouvoirs publics qui &lt;em&gt;«&amp;nbsp;rehausse le niveau de vie des ménages au prix d’un endettement public&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;croissant et problématique, note l’Insee, car «&amp;nbsp;&lt;em&gt;aujourd'hui, la puissance publique distribue plus qu'elle ne prélève »&lt;/em&gt;. En 2023, les ménages ont perçu au total 1.337&amp;nbsp;milliards d'euros de transferts publics quand ils ont dû acquitter des prélèvements à hauteur de 1.273&amp;nbsp;milliards.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Depuis sa création il y a 80 ans la Sécurité sociale montre les limites de son modèle surtout d’un point de vue financier&amp;nbsp;: alors que les comptes sociaux étaient à l'équilibre jusqu'au début des années 1990 et sur le point d'y revenir avant la crise sanitaire, le déficit de l'ensemble des cinq branches (famille, maladie, retraite, autonomie, recouvrement) a atteint 15,3&amp;nbsp;milliards d'euros en 2024 (soit 0,6&amp;nbsp;% du PIB) et devrait dépasser 22 milliards en 2025, un niveau inédit hors période de crise. Ces déficits, mis bout à bout, représentent une &lt;em&gt;«&amp;nbsp;dette sociale »&lt;/em&gt; qui pourrait dépasser les 180&amp;nbsp;milliards d'euros en 2028, selon la Cour des comptes. Le vieillissement de la population en est la cause principale. Début 2023, 17&amp;nbsp;millions de Français touchent une retraite ; mais le ratio entre les Français qui travaillent - et donc cotisent - et ceux qui bénéficient de la solidarité nationale est de moins en moins avantageux. Au début des années 1960, la France comptait quatre travailleurs pour un retraité. Début 2020, ce ratio tombe à 1,5 pour 1, et la tendance ne semble pas près de s'inverser, à moins d'une forte hausse du taux d'emploi, surtout chez les seniors.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;UKRAINE, GUERRE OUBLIÉE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quatre ans après le début de l'invasion russe, la situation humanitaire en Ukraine demeure critique, alors même que les financements internationaux s'essoufflent. Quelque 10,8 millions de personnes dans le pays ont encore besoin d'une assistance humanitaire, selon les Nations unies. Sur le front, de plus en plus de soldats ukrainiens abandonnent leur position, découragés par des conditions dégradées sur le terrain. Le phénomène a été reconnu mi-janvier par le ministre de la Défense ukrainien, qui a évoqué le chiffre de 200.000&amp;nbsp;cas. Un aveu inhabituel alors que l’armée est confrontée à une lourde pénurie d’effectifs et que l’horizon de la fin de la guerre semble toujours s’éloigner. Durant l’année 2025, Moscou a conquis environ 4.300&amp;nbsp;km2 de territoire ukrainien. Cette avancée représente moins de 1 % de la taille du pays, mais elle est continue. En prenant en compte ses occupations pérennes depuis 2014, Moscou contrôle aujourd’hui 20&amp;nbsp;% de l’Ukraine.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La guerre américano-israélienne contre l’Iran, a renvoyé le conflit russo-ukrainien au second rang des priorités de l’administration américaine. Le renchérissement des cours mondiaux du pétrole du fait du blocage du détroit d’Ormuz joue en faveur de la Russie en poussant Washington à assouplir ses sanctions sur le pétrole russe. La menace balistique russe ne fait que s’accroître, car le seul système ayant démontré sa capacité à intercepter les missiles Iskander-M russes est le système Patriot américain, que Washington préfère désormais rediriger vers ses alliés du golfe Persique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette nouvelle donne pourrait permettre à Vladimir Poutine de renforcer le financement de l’effort de guerre russe. Le choix des cibles visées par l’armée russe a évolué&amp;nbsp;: durant l’hiver, les centrales de production et le système de distribution de l’électricité ont été tout spécialement ciblés, occasionnant de très longues coupures de courant, de chauffage et d’eau dans les centres urbains de l’ensemble du pays. Depuis le printemps, les forces russes ont repris leurs campagnes aériennes en les intensifiant. Les 23 et 24 mars, elles ont lancé dans une frappe prolongée près de 1.000&amp;nbsp;drones et missiles. Tandis que la Russie mène des frappes contre les infrastructures civiles et énergétiques de l'Ukraine pour affaiblir l'économie et le moral de son adversaire, l'Ukraine tente d'imposer un coût humain exorbitant à l'envahisseur. Portée par l'essor de son industrie de défense domestique, l'Ukraine a changé d'échelle : longtemps limitée à des frappes de harcèlement ou à des opérations symboliques dans la profondeur russe, elle mène désormais une campagne structurée contre des cibles militaires, industrielles et logistiques en Russie. Jeudi, grâce à la levée du véto hongrois, l’Ukraine va pouvoir recevoir 90 milliards d’euros de la part de l’Union européenne.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Hébergé par Audiomeans. Visitez &lt;a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite"&gt;audiomeans.fr/politique-de-confidentialite&lt;/a&gt; pour plus d'informations.&lt;/p&gt;</description><content:encoded>&lt;p&gt;Vous aimez notre peau de caste ? 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En effet, parmi ces gens aisés, on compte des retraités cadres dont les pensions sont financées par les cotisations des actifs mais aussi des personnes malades, qui bénéficient du système de santé à redistribution opérée par les pouvoirs publics qui &lt;em&gt;«&amp;nbsp;rehausse le niveau de vie des ménages au prix d’un endettement public&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;croissant et problématique, note l’Insee, car «&amp;nbsp;&lt;em&gt;aujourd'hui, la puissance publique distribue plus qu'elle ne prélève »&lt;/em&gt;. En 2023, les ménages ont perçu au total 1.337&amp;nbsp;milliards d'euros de transferts publics quand ils ont dû acquitter des prélèvements à hauteur de 1.273&amp;nbsp;milliards.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Depuis sa création il y a 80 ans la Sécurité sociale montre les limites de son modèle surtout d’un point de vue financier&amp;nbsp;: alors que les comptes sociaux étaient à l'équilibre jusqu'au début des années 1990 et sur le point d'y revenir avant la crise sanitaire, le déficit de l'ensemble des cinq branches (famille, maladie, retraite, autonomie, recouvrement) a atteint 15,3&amp;nbsp;milliards d'euros en 2024 (soit 0,6&amp;nbsp;% du PIB) et devrait dépasser 22 milliards en 2025, un niveau inédit hors période de crise. Ces déficits, mis bout à bout, représentent une &lt;em&gt;«&amp;nbsp;dette sociale »&lt;/em&gt; qui pourrait dépasser les 180&amp;nbsp;milliards d'euros en 2028, selon la Cour des comptes. Le vieillissement de la population en est la cause principale. Début 2023, 17&amp;nbsp;millions de Français touchent une retraite ; mais le ratio entre les Français qui travaillent - et donc cotisent - et ceux qui bénéficient de la solidarité nationale est de moins en moins avantageux. Au début des années 1960, la France comptait quatre travailleurs pour un retraité. Début 2020, ce ratio tombe à 1,5 pour 1, et la tendance ne semble pas près de s'inverser, à moins d'une forte hausse du taux d'emploi, surtout chez les seniors.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;UKRAINE, GUERRE OUBLIÉE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quatre ans après le début de l'invasion russe, la situation humanitaire en Ukraine demeure critique, alors même que les financements internationaux s'essoufflent. Quelque 10,8 millions de personnes dans le pays ont encore besoin d'une assistance humanitaire, selon les Nations unies. Sur le front, de plus en plus de soldats ukrainiens abandonnent leur position, découragés par des conditions dégradées sur le terrain. Le phénomène a été reconnu mi-janvier par le ministre de la Défense ukrainien, qui a évoqué le chiffre de 200.000&amp;nbsp;cas. Un aveu inhabituel alors que l’armée est confrontée à une lourde pénurie d’effectifs et que l’horizon de la fin de la guerre semble toujours s’éloigner. Durant l’année 2025, Moscou a conquis environ 4.300&amp;nbsp;km2 de territoire ukrainien. Cette avancée représente moins de 1 % de la taille du pays, mais elle est continue. En prenant en compte ses occupations pérennes depuis 2014, Moscou contrôle aujourd’hui 20&amp;nbsp;% de l’Ukraine.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La guerre américano-israélienne contre l’Iran, a renvoyé le conflit russo-ukrainien au second rang des priorités de l’administration américaine. Le renchérissement des cours mondiaux du pétrole du fait du blocage du détroit d’Ormuz joue en faveur de la Russie en poussant Washington à assouplir ses sanctions sur le pétrole russe. La menace balistique russe ne fait que s’accroître, car le seul système ayant démontré sa capacité à intercepter les missiles Iskander-M russes est le système Patriot américain, que Washington préfère désormais rediriger vers ses alliés du golfe Persique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette nouvelle donne pourrait permettre à Vladimir Poutine de renforcer le financement de l’effort de guerre russe. Le choix des cibles visées par l’armée russe a évolué&amp;nbsp;: durant l’hiver, les centrales de production et le système de distribution de l’électricité ont été tout spécialement ciblés, occasionnant de très longues coupures de courant, de chauffage et d’eau dans les centres urbains de l’ensemble du pays. Depuis le printemps, les forces russes ont repris leurs campagnes aériennes en les intensifiant. Les 23 et 24 mars, elles ont lancé dans une frappe prolongée près de 1.000&amp;nbsp;drones et missiles. Tandis que la Russie mène des frappes contre les infrastructures civiles et énergétiques de l'Ukraine pour affaiblir l'économie et le moral de son adversaire, l'Ukraine tente d'imposer un coût humain exorbitant à l'envahisseur. Portée par l'essor de son industrie de défense domestique, l'Ukraine a changé d'échelle : longtemps limitée à des frappes de harcèlement ou à des opérations symboliques dans la profondeur russe, elle mène désormais une campagne structurée contre des cibles militaires, industrielles et logistiques en Russie. Jeudi, grâce à la levée du véto hongrois, l’Ukraine va pouvoir recevoir 90 milliards d’euros de la part de l’Union européenne.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Hébergé par Audiomeans. Visitez &lt;a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite"&gt;audiomeans.fr/politique-de-confidentialite&lt;/a&gt; pour plus d'informations.&lt;/p&gt;</content:encoded><pubDate>Sun, 26 Apr 2026 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/vpcTWwzlUZ/ae8a7d31-2aed-4d07-9980-e4b111ce6472.mp3?_=1777023643" length="60330846" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 avril 2026.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
 LE MODÈLE SOCIAL EST-IL SOUTENABLE QUAND 56% TOUCHENT PLUS QU’ILS NE CONTRIBUENT ?
 
 Si les Français se disent toujours très majoritairement attachés à la Sécurité sociale, seuls 20 % estiment recevoir plus du système socio-fiscal qu'ils n'y contribuent, alors qu’en réalité, en 2023, ils étaient 56 % à avoir reçu, en net, plus qu'ils n'ont contribué au titre de la redistribution du modèle social, selon une étude publiée le 16 avril par l'Insee.
 L’intervention massive de l'État a permis de contenir les inégalités : avant transferts publics, les 10 % les plus aisés percevaient 26 fois plus que les 10 % les plus modestes. Mais ils n'ont plus que 3,5 fois plus que les moins bien lotis une fois les transferts publics pris en compte. Ils s'opèrent au travers de trois types de canaux : les prélèvements (impôts directs et indirects, cotisations sociales), les prestations sociales ainsi que les transferts sociaux, comme l'éducation ou la santé. Ces 56 % de la population qui reçoivent plus qu'ils ne paient, représentent une moyenne. Si la quasi-totalité des plus modestes sont soutenus par ce modèle, même parmi les 10 % les plus aisés, 1 sur 5 a reçu plus qu'il n'a versé. En effet, parmi ces gens aisés, on compte des retraités cadres dont les pensions sont financées par les cotisations des actifs mais aussi des personnes malades, qui bénéficient du système de santé à redistribution opérée par les pouvoirs publics qui « rehausse le niveau de vie des ménages au prix d’un endettement public » croissant et problématique, note l’Insee, car « aujourd'hui, la puissance publique distribue plus qu'elle ne prélève ». En 2023, les ménages ont perçu au total 1.337 milliards d'euros de transferts publics quand ils ont dû acquitter des prélèvements à hauteur de 1.273 milliards.
 Depuis sa création il y a 80 ans la Sécurité sociale montre les limites de son modèle surtout d’un point de vue financier : alors que les comptes sociaux étaient à l'équilibre jusqu'au début des années 1990 et sur le point d'y revenir avant la crise sanitaire, le déficit de l'ensemble des cinq branches (famille, maladie, retraite, autonomie, recouvrement) a atteint 15,3 milliards d'euros en 2024 (soit 0,6 % du PIB) et devrait dépasser 22 milliards en 2025, un niveau inédit hors période de crise. Ces déficits, mis bout à bout, représentent une « dette sociale » qui pourrait dépasser les 180 milliards d'euros en 2028, selon la Cour des comptes. Le vieillissement de la population en est la cause principale. Début 2023, 17 millions de Français touchent une retraite ; mais le ratio entre les Français qui travaillent - et donc cotisent - et ceux qui bénéficient de la solidarité nationale est de moins en moins avantageux. Au début des années 1960, la France comptait quatre travailleurs pour un retraité. Début 2020, ce ratio tombe à 1,5 pour 1, et la tendance ne semble pas près de s'inverser, à moins d'une forte hausse du taux d'emploi, surtout chez les seniors.
 
 UKRAINE, GUERRE OUBLIÉE
 
 Quatre ans après le début de l'invasion russe, la situation humanitaire en Ukraine demeure critique, alors même que les financements internationaux s'essoufflent. Quelque 10,8 millions de personnes dans le pays ont encore besoin d'une assistance humanitaire, selon les Nations unies. Sur le front, de plus en plus de soldats ukrainiens abandonnent leur position, découragés par des conditions dégradées sur le terrain. Le phénomène a été reconnu mi-janvier par le ministre de la Défense ukrainien, qui a évoqué le chiffre de 200.000 cas. Un aveu inhabituel alors que l’armée est confrontée à une lourde pénurie d’effectifs et que l’horizon de la fin de la guerre semble toujours s’éloigner. Durant l’année 2025, Moscou a conquis environ 4.300 km2 de territoire ukrainien. Cette avancée représente moins de 1 % de la taille du pays, mais elle est continue. En prenant en compte ses occupations pérennes depuis 2014, Moscou contrôle aujourd’hui 20 % de l’Ukraine.
 La guerre américano-israélienne contre l’Iran, a renvoyé le conflit russo-ukrainien au second rang des priorités de l’administration américaine. Le renchérissement des cours mondiaux du pétrole du fait du blocage du détroit d’Ormuz joue en faveur de la Russie en poussant Washington à assouplir ses sanctions sur le pétrole russe. La menace balistique russe ne fait que s’accroître, car le seul système ayant démontré sa capacité à intercepter les missiles Iskander-M russes est le système Patriot américain, que Washington préfère désormais rediriger vers ses alliés du golfe Persique.
 Cette nouvelle donne pourrait permettre à Vladimir Poutine de renforcer le financement de l’effort de guerre russe. Le choix des cibles visées par l’armée russe a évolué : durant l’hiver, les centrales de production et le système de distribution de l’électricité ont été tout spécialement ciblés, occasionnant de très longues coupures de courant, de chauffage et d’eau dans les centres urbains de l’ensemble du pays. Depuis le printemps, les forces russes ont repris leurs campagnes aériennes en les intensifiant. Les 23 et 24 mars, elles ont lancé dans une frappe prolongée près de 1.000 drones et missiles. Tandis que la Russie mène des frappes contre les infrastructures civiles et énergétiques de l'Ukraine pour affaiblir l'économie et le moral de son adversaire, l'Ukraine tente d'imposer un coût humain exorbitant à l'envahisseur. Portée par l'essor de son industrie de défense domestique, l'Ukraine a changé d'échelle : longtemps limitée à des frappes de harcèlement ou à des opérations symboliques dans la profondeur russe, elle mène désormais une campagne structurée contre des cibles militaires, industrielles et logistiques en Russie. Jeudi, grâce à la levée du véto hongrois, l’Ukraine va pouvoir recevoir 90 milliards d’euros de la part de l’Union européenne.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
 LE MODÈLE SOCIAL EST-IL SOUTENABLE QUAND 56% TOUCHENT PLUS QU’ILS NE CONTRIBUENT ?
 
 Si les Français se disent toujours très majoritairement attachés à la Sécurité sociale, seuls 20 % estiment recevoir plus du système socio-fiscal qu'ils n'y contribuent, alors qu’en réalité, en 2023, ils étaient 56 % à avoir reçu, en net, plus qu'ils n'ont contribué au titre de la redistribution du modèle social, selon une étude publiée le 16 avril par l'Insee.
 L’intervention massive de l'État a permis de contenir les inégalités : avant transferts publics, les 10 % les plus aisés percevaient 26 fois plus que les 10 % les plus modestes. Mais ils n'ont plus que 3,5 fois plus que les moins bien lotis une fois les transferts publics pris en compte. Ils s'opèrent au travers de trois types de canaux : les prélèvements (impôts directs et indirects, cotisations sociales), les prestations sociales ainsi que les transferts sociaux, comme l'éducation ou la santé. Ces 56 % de la population qui reçoivent plus qu'ils ne paient, représentent une moyenne. Si la quasi-totalité des plus modestes sont soutenus par ce modèle, même parmi les 10 % les plus aisés, 1 sur 5 a reçu plus qu'il n'a versé. En effet, parmi ces gens aisés, on compte des retraités cadres dont les pensions sont financées par les cotisations des actifs mais aussi des personnes malades, qui bénéficient du système de santé à redistribution opérée par les pouvoirs publics qui « rehausse le niveau de vie des ménages au prix d’un endettement public » croissant et problématique, note l’Insee, car « aujourd'hui, la puissance publique distribue plus qu'elle ne prélève ». En 2023, les ménages ont perçu au total 1.337 milliards d'euros de transferts publics quand ils ont dû acquitter des prélèvements à hauteur de 1.273 milliards.
 Depuis sa création il y a 80 ans la Sécurité sociale montre les limites de son modèle surtout d’un point de vue financier : alors que les comptes sociaux étaient à l'équilibre jusqu'au début des années 1990 et sur le point d'y revenir avant la crise sanitaire, le déficit de l'ensemble des cinq branches (famille, maladie, retraite, autonomie, recouvrement) a atteint 15,3 milliards d'euros en 2024 (soit 0,6 % du PIB) et devrait dépasser 22 milliards en 2025, un niveau inédit hors période de crise. Ces déficits, mis bout à bout, représentent une « dette sociale » qui pourrait dépasser les 180 milliards d'euros en 2028, selon la Cour des comptes. Le vieillissement de la population en est la cause principale. Début 2023, 17 millions de Français touchent une retraite ; mais le ratio entre les Français qui travaillent - et donc cotisent - et ceux qui bénéficient de la solidarité nationale est de moins en moins avantageux. Au début des années 1960, la France comptait quatre travailleurs pour un retraité. Début 2020, ce ratio tombe à 1,5 pour 1, et la tendance ne semble pas près de s'inverser, à moins d'une forte hausse du taux d'emploi, surtout chez les seniors.
 
 UKRAINE, GUERRE OUBLIÉE
 
 Quatre ans après le début de l'invasion russe, la situation humanitaire en Ukraine demeure critique, alors même que les financements internationaux s'essoufflent. Quelque 10,8 millions de personnes dans le pays ont encore besoin d'une assistance humanitaire, selon les Nations unies. Sur le front, de plus en plus de soldats ukrainiens abandonnent leur position, découragés par des conditions dégradées sur le terrain. Le phénomène a été reconnu mi-janvier par le ministre de la Défense ukrainien, qui a évoqué le chiffre de 200.000 cas. Un aveu inhabituel alors que l’armée est confrontée à une lourde pénurie d’effectifs et que l’horizon de la fin de la guerre semble toujours s’éloigner. Durant l’année 2025, Moscou a conquis environ 4.300 km2 de territoire ukrainien. Cette avancée représente moins de 1 % de la taille du pays, mais elle est continue. En prenant en compte ses occupations pérennes depuis 2014, Moscou contrôle aujourd’hui 20 % de l’Ukraine.
 La guerre américano-israélienne contre l’Iran, a renvoyé le conflit russo-ukrainien au second rang des priorités de l’administration américaine. Le renchérissement des cours mondiaux du pétrole du fait du blocage du détroit d’Ormuz joue en faveur de la Russie en poussant Washington à assouplir ses sanctions sur le pétrole russe. La menace balistique russe ne fait que s’accroître, car le seul système ayant démontré sa capacité à intercepter les missiles Iskander-M russes est le système Patriot américain, que Washington préfère désormais rediriger vers ses alliés du golfe Persique.
 Cette nouvelle donne pourrait permettre à Vladimir Poutine de renforcer le financement de l’effort de guerre russe. Le choix des cibles visées par l’armée russe a évolué : durant l’hiver, les centrales de production et le système de distribution de l’électricité ont été tout spécialement ciblés, occasionnant de très longues coupures de courant, de chauffage et d’eau dans les centres urbains de l’ensemble du pays. Depuis le printemps, les forces russes ont repris leurs campagnes aériennes en les intensifiant. Les 23 et 24 mars, elles ont lancé dans une frappe prolongée près de 1.000 drones et missiles. Tandis que la Russie mène des frappes contre les infrastructures civiles et énergétiques de l'Ukraine pour affaiblir l'économie et le moral de son adversaire, l'Ukraine tente d'imposer un coût humain exorbitant à l'envahisseur. Portée par l'essor de son industrie de défense domestique, l'Ukraine a changé d'échelle : longtemps limitée à des frappes de harcèlement ou à des opérations symboliques dans la profondeur russe, elle mène désormais une campagne structurée contre des cibles militaires, industrielles et logistiques en Russie. Jeudi, grâce à la levée du véto hongrois, l’Ukraine va pouvoir recevoir 90 milliards d’euros de la part de l’Union européenne.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...</itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:02:50</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink">https://audmns.com/NbHwwNX</podcast:txt><itunes:episode>484</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item></channel></rss>