<?xml version='1.0' encoding='utf-8'?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/sheet.xsl"?><rss version="2.0"><channel><title>Les Décodeurs de l'Europe - Représentation en France</title><description>Les Décodeurs de l'Europe visent à apporter des réponses fiables, claires et compréhensibles aux mythes et idées reçues sur l'Europe.</description><item><title>Article d’actualité20 mai 202690 milliards € pour l’Ukraine : ce que finance vraiment le prêt européen8 min de lecture</title><link>https://france.representation.ec.europa.eu/informations/90-milliards-eu-pour-lukraine-ce-que-finance-vraiment-le-pret-europeen-2026-05-20_fr</link><ns0:encoded xmlns:ns0="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">&lt;div class="ecl" morss_own_score="2.738498789346247" morss_score="100.80653410783032"&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;L’Union européenne a adopté un &lt;strong&gt;nouveau mécanisme de soutien à l’Ukraine &lt;/strong&gt;pour les années 2026 et 2027. Son montant peut atteindre &lt;strong&gt;90 milliards d’euros.&lt;/strong&gt; Ce chiffre est important, mais il faut bien comprendre de quoi il s’agit : ce n’est pas un don sans condition, ni un chèque versé en une seule fois. C’est un prêt européen, encadré juridiquement, versé progressivement, soumis à des conditions strictes, et conçu pour être remboursé à partir des réparations dues par la Russie. &lt;/em&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce prêt répond à une situation exceptionnelle. Depuis le début de l’agression russe, &lt;strong&gt;l’Ukraine doit à la fois maintenir le fonctionnement de l’État, financer ses services essentiels, stabiliser son économie et assurer sa défense. La guerre a détruit une partie considérable de ses infrastructures, réduit ses recettes publiques et augmenté fortement ses dépenses&lt;/strong&gt;. Le règlement européen rappelle que les besoins de redressement et de reconstruction de l’Ukraine étaient déjà estimés à 506 milliards d’euros au 31 décembre 2024. &lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Comment fonctionne ce prêt ? &lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Le mécanisme d’accès aux marchés est comparable à celui utilisé pour NextGenerationEU et la facilité pour la reprise et la résilience : la Commission européenne emprunte au nom de l’Union européenne sur les marchés financiers, en bénéficiant de la signature financière de l’UE, puis met les fonds levés à disposition selon les modalités prévues par l’instrument. Dans le cas du prêt à l’Ukraine, ces fonds sont ensuite accordés sous forme de prêt, par tranches, en fonction des besoins de financement évalués par la Commission et approuvés par le Conseil. Le montant maximal est de 90 milliards d’euros, disponible pour 2026 et 2027. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce prêt est structuré autour de deux grands volets complémentaires. &lt;strong&gt;Une première enveloppe de 30 milliards d’euros vise à soutenir les besoins budgétaires et macro financiers de l’Ukraine&lt;/strong&gt;. Il s’agit d’aider l’État ukrainien à continuer de fonctionner, à couvrir ses besoins de financement et à maintenir sa stabilité économique dans un contexte de guerre. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une deuxième enveloppe de 60 milliards d’euros est destinée au soutien des capacités industrielles de défense de l’Ukraine&lt;/strong&gt;. Cette partie du prêt vise à aider l’Ukraine à produire, acquérir et moderniser les équipements nécessaires à sa défense, tout en renforçant sa coopération avec l’industrie européenne de défense. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette répartition répond donc à une logique d’ensemble : soutenir à la fois la résilience de l’État ukrainien et sa capacité à résister militairement à l’agression russe. La stabilité financière de l’Ukraine et sa capacité de défense sont aujourd’hui étroitement liées. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour bénéficier de ce soutien, &lt;strong&gt;l’Ukraine doit présenter une stratégie de financement détaillée&lt;/strong&gt;. Celle-ci doit préciser ses besoins budgétaires, ses recettes, ses dépenses, ses besoins liés à la défense, les financements déjà reçus de la communauté internationale et le déficit de financement restant. La Commission évalue cette stratégie, puis le Conseil approuve les montants à mettre à disposition, y compris la ventilation entre soutien budgétaire et soutien aux capacités industrielles de défense. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’Ukraine a présenté sa stratégie de financement le 24 mars 2026. Celle-ci a été évaluée positivement par la Commission européenne, qui propose sur cette base au Conseil de mobiliser 45 milliards d’euros pour 2026. Le solde du prêt est prévu pour 2027.  &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les États membres décideront de l’allocation du soutien prévu pour 2026, notamment entre la facilité pour l’Ukraine, l’assistance macro-financière et les achats de défense. Une fois la base juridique adoptée par le Conseil, autorisant la Commission à emprunter sur les marchés, les derniers arrangements juridiques et opérationnels nécessaires aux premiers décaissements et au lancement des achats seront finalisés entre la Commission, l’Ukraine et les États membres. &lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Qui remboursera le prêt, et quand ? &lt;/h2&gt;&lt;p&gt;C’est un point central. Le règlement prévoit que le prêt doit être remboursé par l’Ukraine lorsqu’elle recevra des réparations de guerre, des indemnités ou un règlement financier de la part de la Russie. L’Union européenne se réserve également le droit d’utiliser les avoirs russes immobilisés dans l’Union pour rembourser le prêt, dans le respect du droit européen et du droit international.  &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Autrement dit, la logique politique et juridique du mécanisme est la suivante : c’est à l’agresseur de réparer les dommages causés. La Russie est tenue, en droit international, de réparer le préjudice résultant de sa guerre d’agression contre l’Ukraine. Les avoirs de la Banque centrale de Russie restent donc immobilisés jusqu’à ce que la Russie mette fin à son agression et indemnise l’Ukraine.  &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le prêt n’est pas conçu comme une dépense nationale directe que chaque État membre devrait immédiatement financer sur son budget national. Il s’agit d’un emprunt européen, structuré au niveau de l’Union, &lt;strong&gt;avec un remboursement adossé aux réparations dues par la Russie&lt;/strong&gt;. Le mécanisme prévoit aussi que, si les besoins de l’Ukraine diminuent fortement, par exemple en cas de règlement par la Russie des dommages causés, la Commission peut réduire ou annuler la partie non encore versée du prêt.  &lt;/p&gt;&lt;h2&gt;En quoi ce prêt soutient-il aussi la défense européenne ? &lt;/h2&gt;&lt;p&gt;La partie consacrée à la défense ne vise pas seulement à répondre aux besoins militaires immédiats de l’Ukraine. &lt;strong&gt;Elle contribue aussi à renforcer la base industrielle et technologique de défense européenne&lt;/strong&gt;. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le règlement prévoit que le soutien aux capacités industrielles de défense de l’Ukraine doit faciliter l’intégration progressive de l’industrie ukrainienne dans l’industrie européenne de défense. Il peut permettre des investissements publics urgents dans la production, la modernisation ou l’acquisition de produits de défense, y compris au moyen d’instruments européens comme SAFE&lt;a href="https://euc-word-edit.officeapps.live.com/we/wordeditorframe.aspx?new=1&amp;amp;ui=en-US&amp;amp;rs=en-IE&amp;amp;wopisrc=https%3A%2F%2Feceuropaeu.sharepoint.com%2Fteams%2FGRP-LesDcodeursdelEurope%2F_vti_bin%2Fwopi.ashx%2Ffiles%2F26fba9877d8642a1843ae8112f6696e1&amp;amp;wdexp=TEAMS-TREATMENT&amp;amp;wdenableroaming=1&amp;amp;mscc=1&amp;amp;hid=E4EE10A2-A097-0000-0241-A14957D873B4.0&amp;amp;uih=sharepointcom&amp;amp;wdlcid=en-US&amp;amp;jsapi=1&amp;amp;jsapiver=v2&amp;amp;corrid=858655b4-4ace-8f00-9c24-3c232793b931&amp;amp;usid=858655b4-4ace-8f00-9c24-3c232793b931&amp;amp;newsession=1&amp;amp;sftc=1&amp;amp;uihit=docaspx&amp;amp;muv=1&amp;amp;ats=PairwiseBroker&amp;amp;cac=1&amp;amp;sams=1&amp;amp;mtf=1&amp;amp;sfp=1&amp;amp;sdp=1&amp;amp;hch=1&amp;amp;hwfh=1&amp;amp;dchat=1&amp;amp;sc=%7B%22pmo%22%3A%22https%3A%2F%2Feceuropaeu.sharepoint.com%22%2C%22pmshare%22%3Atrue%7D&amp;amp;ctp=LeastProtected&amp;amp;rct=Normal&amp;amp;wdorigin=TEAMS-MAGLEV.teamsSdk_ns.rwc&amp;amp;wdhostclicktime=1778062028738&amp;amp;afdflight=86&amp;amp;csiro=1&amp;amp;wdredirectionreason=Unified_SingleFlush#_ftn1"&gt;&lt;span&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ou EDIP&lt;a href="https://euc-word-edit.officeapps.live.com/we/wordeditorframe.aspx?new=1&amp;amp;ui=en-US&amp;amp;rs=en-IE&amp;amp;wopisrc=https%3A%2F%2Feceuropaeu.sharepoint.com%2Fteams%2FGRP-LesDcodeursdelEurope%2F_vti_bin%2Fwopi.ashx%2Ffiles%2F26fba9877d8642a1843ae8112f6696e1&amp;amp;wdexp=TEAMS-TREATMENT&amp;amp;wdenableroaming=1&amp;amp;mscc=1&amp;amp;hid=E4EE10A2-A097-0000-0241-A14957D873B4.0&amp;amp;uih=sharepointcom&amp;amp;wdlcid=en-US&amp;amp;jsapi=1&amp;amp;jsapiver=v2&amp;amp;corrid=858655b4-4ace-8f00-9c24-3c232793b931&amp;amp;usid=858655b4-4ace-8f00-9c24-3c232793b931&amp;amp;newsession=1&amp;amp;sftc=1&amp;amp;uihit=docaspx&amp;amp;muv=1&amp;amp;ats=PairwiseBroker&amp;amp;cac=1&amp;amp;sams=1&amp;amp;mtf=1&amp;amp;sfp=1&amp;amp;sdp=1&amp;amp;hch=1&amp;amp;hwfh=1&amp;amp;dchat=1&amp;amp;sc=%7B%22pmo%22%3A%22https%3A%2F%2Feceuropaeu.sharepoint.com%22%2C%22pmshare%22%3Atrue%7D&amp;amp;ctp=LeastProtected&amp;amp;rct=Normal&amp;amp;wdorigin=TEAMS-MAGLEV.teamsSdk_ns.rwc&amp;amp;wdhostclicktime=1778062028738&amp;amp;afdflight=86&amp;amp;csiro=1&amp;amp;wdredirectionreason=Unified_SingleFlush#_ftn2"&gt;&lt;span&gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.  &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Concrètement, les fonds peuvent soutenir l’acquisition de matériels tels que des munitions, missiles, drones, systèmes anti-drones, artillerie, défense aérienne, cyberdéfense, mobilité militaire, moyens spatiaux ou systèmes de commandement et de communication. L’objectif est de permettre à l’Ukraine de répondre à des besoins opérationnels urgents, tout en créant de la demande et de la visibilité pour l’industrie européenne. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le mécanisme prévoit également des critères d’éligibilité pour protéger les intérêts européens de sécurité. Les fabricants et sous-traitants doivent, en principe, être établis dans l’Union européenne, dans l’Espace économique européen ou en Ukraine, et ne pas être contrôlés par des pays tiers non éligibles. L’objectif est d’éviter que les financements européens bénéficient à des acteurs qui ne contribueraient pas à la sécurité de l’Europe. &lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Quelles garanties contre la fraude et la corruption ? &lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Le prêt est assorti de conditions politiques et financières strictes. Première condition : &lt;strong&gt;l’Ukraine doit continuer à respecter des mécanismes démocratiques effectifs, le pluralisme parlementaire, l’État de droit, les droits de l’homme et les droits des personnes appartenant à des minorités&lt;/strong&gt;. Le règlement précise explicitement que le respect de l’État de droit inclut la lutte contre la corruption.  &lt;/p&gt;&lt;p&gt;La Commission européenne et le Service européen pour l’action extérieure contrôlent le respect de cette condition, notamment avant les décisions de déblocage des fonds. Si cette condition n’est plus remplie, les versements peuvent être suspendus ou annulés. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’assistance macro financière est également liée à un protocole d’accord entre la Commission et l’Ukraine.&lt;/strong&gt; Celui-ci doit inclure des engagements de réforme ambitieux, notamment pour s’attaquer aux causes profondes de la corruption dans les finances publiques, renforcer la transparence, améliorer la qualité des dépenses publiques et accroître la responsabilité dans la gestion des fonds.  &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour la partie défense, les contrôles sont particulièrement concrets. L’Ukraine doit gérer l’assistance selon les principes de bonne gestion financière, et la Commission doit pouvoir suivre sa mise en œuvre, notamment la livraison des produits financés. Les décaissements sont liés à des marchés ou à des accords portant sur des activités, dépenses ou mesures précises de soutien aux capacités industrielles de défense.  &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Enfin, plusieurs organes européens peuvent intervenir pour protéger les intérêts financiers de l’Union : la Commission, l’Office européen de lutte antifraude, la Cour des comptes européenne et, le cas échéant, le Parquet européen. En cas de fraude, de corruption ou d’activité illégale portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union, les montants concernés peuvent devoir être remboursés.  &lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Conclusion &lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Le mécanisme vise donc trois objectifs : soutenir la résistance et la stabilité de l’Ukraine, renforcer la sécurité européenne, notamment par le développement de la base industrielle de défense européenne et, à terme, faire contribuer la Russie au coût de son agression.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Pour aller plus loin &lt;/h2&gt;&lt;p&gt;- &lt;a href="https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=OJ:L_202600467"&gt;Règlement (UE) 2026/467 du Parlement européen et du Conseil du 24 février 2026 mettant en œuvre une coopération renforcée concernant l’établissement du prêt de soutien à l’Ukraine pour 2026 et 2027&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;- &lt;a href="https://www.consilium.europa.eu/fr/press/press-releases/2026/04/23/council-finalises-90-billion-support-loan-to-ukraine/"&gt;Le Conseil finalise l'établissement d'un prêt de soutien à l'Ukraine de 90 milliards d'euros - Consilium&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;- &lt;a href="https://www.consilium.europa.eu/media/h5zj4yo4/fr-20251218-text-ukraine.pdf"&gt;Réunion du Conseil européen du 18 décembre 2025 - Ukraine&lt;/a&gt;  &lt;/p&gt;&lt;p&gt;-&lt;a href="https://www.consilium.europa.eu/fr/policies/ukraine-solidarity-financial-support/#total"&gt;Soutien financier de l'UE en faveur de l'Ukraine - Consilium&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="https://euc-word-edit.officeapps.live.com/we/wordeditorframe.aspx?new=1&amp;amp;ui=en-US&amp;amp;rs=en-IE&amp;amp;wopisrc=https%3A%2F%2Feceuropaeu.sharepoint.com%2Fteams%2FGRP-LesDcodeursdelEurope%2F_vti_bin%2Fwopi.ashx%2Ffiles%2F26fba9877d8642a1843ae8112f6696e1&amp;amp;wdexp=TEAMS-TREATMENT&amp;amp;wdenableroaming=1&amp;amp;mscc=1&amp;amp;hid=E4EE10A2-A097-0000-0241-A14957D873B4.0&amp;amp;uih=sharepointcom&amp;amp;wdlcid=en-US&amp;amp;jsapi=1&amp;amp;jsapiver=v2&amp;amp;corrid=858655b4-4ace-8f00-9c24-3c232793b931&amp;amp;usid=858655b4-4ace-8f00-9c24-3c232793b931&amp;amp;newsession=1&amp;amp;sftc=1&amp;amp;uihit=docaspx&amp;amp;muv=1&amp;amp;ats=PairwiseBroker&amp;amp;cac=1&amp;amp;sams=1&amp;amp;mtf=1&amp;amp;sfp=1&amp;amp;sdp=1&amp;amp;hch=1&amp;amp;hwfh=1&amp;amp;dchat=1&amp;amp;sc=%7B%22pmo%22%3A%22https%3A%2F%2Feceuropaeu.sharepoint.com%22%2C%22pmshare%22%3Atrue%7D&amp;amp;ctp=LeastProtected&amp;amp;rct=Normal&amp;amp;wdorigin=TEAMS-MAGLEV.teamsSdk_ns.rwc&amp;amp;wdhostclicktime=1778062028738&amp;amp;afdflight=86&amp;amp;csiro=1&amp;amp;wdredirectionreason=Unified_SingleFlush#_ftnref1"&gt;&lt;span&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; SAFE (Security Action for Europe / Agir pour la sécurité de l’Europe) : instrument européen permettant à l’Union européenne de soutenir les États membres, sous forme de prêts, afin de financer des investissements urgents dans la production et l’acquisition de capacités de défense. Il vise à renforcer rapidement la base industrielle de défense européenne et à répondre aux besoins de sécurité créés par la détérioration du contexte stratégique. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="https://euc-word-edit.officeapps.live.com/we/wordeditorframe.aspx?new=1&amp;amp;ui=en-US&amp;amp;rs=en-IE&amp;amp;wopisrc=https%3A%2F%2Feceuropaeu.sharepoint.com%2Fteams%2FGRP-LesDcodeursdelEurope%2F_vti_bin%2Fwopi.ashx%2Ffiles%2F26fba9877d8642a1843ae8112f6696e1&amp;amp;wdexp=TEAMS-TREATMENT&amp;amp;wdenableroaming=1&amp;amp;mscc=1&amp;amp;hid=E4EE10A2-A097-0000-0241-A14957D873B4.0&amp;amp;uih=sharepointcom&amp;amp;wdlcid=en-US&amp;amp;jsapi=1&amp;amp;jsapiver=v2&amp;amp;corrid=858655b4-4ace-8f00-9c24-3c232793b931&amp;amp;usid=858655b4-4ace-8f00-9c24-3c232793b931&amp;amp;newsession=1&amp;amp;sftc=1&amp;amp;uihit=docaspx&amp;amp;muv=1&amp;amp;ats=PairwiseBroker&amp;amp;cac=1&amp;amp;sams=1&amp;amp;mtf=1&amp;amp;sfp=1&amp;amp;sdp=1&amp;amp;hch=1&amp;amp;hwfh=1&amp;amp;dchat=1&amp;amp;sc=%7B%22pmo%22%3A%22https%3A%2F%2Feceuropaeu.sharepoint.com%22%2C%22pmshare%22%3Atrue%7D&amp;amp;ctp=LeastProtected&amp;amp;rct=Normal&amp;amp;wdorigin=TEAMS-MAGLEV.teamsSdk_ns.rwc&amp;amp;wdhostclicktime=1778062028738&amp;amp;afdflight=86&amp;amp;csiro=1&amp;amp;wdredirectionreason=Unified_SingleFlush#_ftnref2"&gt;&lt;span&gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; EDIP (European Defence Industry Programme / Programme pour l’industrie européenne de la défense) : programme européen destiné à renforcer la disponibilité des produits de défense, la coopération industrielle entre États membres, la sécurité d’approvisionnement et la montée en puissance de la base industrielle et technologique de défense européenne. &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
</ns0:encoded></item><item><title>Article d’actualité27 avril 2026Accord commercial UE - Mercosur : distinguer le vrai du faux13 min de lecture</title><link>https://france.representation.ec.europa.eu/informations/accord-commercial-ue-mercosur-distinguer-le-vrai-du-faux-2026-04-27_fr</link><ns0:encoded xmlns:ns0="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">&lt;div class="ecl" morss_own_score="2.9697557192710353" morss_score="124.39782039506711"&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le Conseil de l’Union européenne a adopté vendredi 9 janvier 2026 deux décisions autorisant la signature de l’accord global de partenariat et de commerce entre l’UE et le Mercosur. L’accord sera appliqué provisoirement le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; mai 2026.  &lt;/em&gt;&lt;strong&gt;Quelques narratifs trompeurs se sont fait une place dans le débat&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;. Les Décodeurs de l’Europe vous aident à distinguer le vrai du faux. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Que contient l’accord UE-Mercosur ? &lt;/h2&gt;&lt;p&gt;L’alliance économique Mercosur, créée par le Traité d’Ascension le 26 mars 1991, est constituée de l’Argentine, du Brésil, de l’Uruguay, du Paraguay et depuis 2023 de la Bolivie (&lt;em&gt;non inclus dans l’accord&lt;/em&gt;). Depuis 1999, l’Union européenne et le Mercosur négociaient un accord d'association ayant deux objectifs : &lt;strong&gt;le développement des relations commerciales&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;la promotion de la coopération et du dialogue politique entre les deux parties&lt;/strong&gt;. Un premier accord a été conclu le 28 juin 2019, complété le 6 décembre 2024 par l’ajout d’un protocole additionnel centré sur le développement durable et la lutte contre la déforestation et le changement climatique (accord de Paris).  &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le volet libre-échange éliminera à terme 91% des droits de douane imposés par les pays du Mercosur sur les produits européens et 92% des droits de douane appliqués par l’Union européenne sur les produits sud-américains qui arrivent dans l’Union. &lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Pourquoi cet accord est important dans le contexte géopolitique actuel ? &lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Cet accord est tout d’abord une alliance géopolitique entre deux régions comptant au total plus de 700 millions d'habitants. Il renforce la coopération pour relever des défis mondiaux tels que le changement climatique ou la transition numérique. Dans un contexte géopolitique marqué par l’instabilité, les accords commerciaux avec des partenaires alliés jouent un rôle important pour &lt;strong&gt;assurer la sécurité économique&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;garantir des approvisionnements essentiels&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;réduire les dépendances&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;faciliter l’accès à des ressources stratégiques&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;protéger les chaînes de valeur&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Quels sont les principaux avantages pour les entreprises de l’UE et pour la France ? &lt;/h2&gt;&lt;p&gt;L’accord vise à supprimer les droits de douane actuellement élevés dans des secteurs clés de l’Union européenne : les voitures et pièces détachées, les machines, les produits chimiques et les produits pharmaceutiques.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour la France particulièrement, les exportations de biens vers le Mercosur représentent 5,56 milliards d’euros. L’accord permettra de réaliser d’importantes économies sur les droits de douane et d’ouvrir le marché des services du Mercosur aux entreprises françaises. La suppression des tarifs douaniers sur les exportations françaises concerne : &lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le secteur des machines et équipements électriques &lt;/strong&gt;(appareils téléphoniques, appareils informatiques…), avec des exportations françaises vers le Mercosur qui représentent 1,3 milliards d’euros en 2024 et 221 000 emplois en France ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le secteur du matériel de transport &lt;/strong&gt;(aéronautique, voiture …), avec des&lt;strong&gt; exportations&lt;/strong&gt; françaises vers le Mercosur qui représentent 1 milliard d’euros en 2024 et 187 000emplois en France ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Les produits chimiques et pharmaceutiques, &lt;/strong&gt;avec des exportations françaises vers le Mercosur qui représentent 1,6 milliard d’euros en 2024 et 164 000 emplois en France ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Les produits plastiques et caoutchouc, &lt;/strong&gt;avec des&lt;strong&gt; exportations&lt;/strong&gt; françaises vers le Mercosur qui représentent 330 millions d’euros en 2024 ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Les instruments optiques, médico-chirurgicaux, de mesure et de photographie&lt;/strong&gt;, avec des exportations françaises vers le Mercosur qui représentent 247 millions d’euros en 2024. &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;L’accord prévoit aussi la protection des produits et boissons sous appellation géographique française : certains &lt;strong&gt;fromages&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Comté, Gruyère…&lt;/em&gt;), certains &lt;strong&gt;vins et spiritueux&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Chablis, Champagne, Rhum de la Guadeloupe…&lt;/em&gt;), &lt;strong&gt;le riz de Camargue&lt;/strong&gt;, certaines &lt;strong&gt;viandes et porcs&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Bœuf de Charolles, jambon de Bayonne…&lt;/em&gt;), &lt;strong&gt;certains beurres&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Beurre des Charentes &lt;/em&gt;…), &lt;strong&gt;les Huîtres de Marennes-Oléron&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;les pruneaux d’Agen&lt;/strong&gt; ainsi que &lt;strong&gt;l’huile essentielle et l’essence de lavande de haute Provence&lt;/strong&gt;. &lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Que contient le volet agricole de l’accord ? &lt;/h2&gt;&lt;p&gt;L’agriculture fait partie des secteurs concernés par l’accord UE-Mercosur. C’est ce volet qui rencontre l’opposition d’une partie de la filière agricole en France, les agriculteurs redoutant une concurrence jugée déloyale face à l'afflux de produits agricoles en provenance du Mercosur. L’accord est souvent appelé « viandes contre voitures » puisqu’il devrait permettre aux entreprises européennes d’exporter davantage de produits industriels et de services alors qu’en retour les pays du Mercosur devraient exporter davantage de produits alimentaires et agricoles vers l’Union européenne. En réalité, le secteur agricole de l’Union européenne bénéficiera pleinement de cet accord grâce&lt;strong&gt; à la diminution importante des droits de douane dans les pays du Mercosur sur des produits tels que les&lt;/strong&gt; vins et spiritueux ou les produits laitiers et la protection de 344 produits  sous indication géographique européens. Aussi, afin de protéger sa filière agricole et de contenir le volume des produits sud-américains sur le marché européen, l’Union européenne a négocié différents quotas et mesures de protection. &lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Quels sont les quotas prévus par l’accord UE-Mercosur ? &lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Pour limiter l'afflux de produits agricoles ou alimentaires très concurrentiels en Europe, la Commission européenne a négocié des quotas à droits de douane réduits qui s’appliqueront à l’importation de produits alimentaires. Les produits importés des pays du Mercosur au-delà de ces quotas seront soumis aux droits de douane normaux. L’Union européenne autorisera l’entrée sur son marché de: &lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;99 000 tonnes de viande bovine&lt;/strong&gt; assujetties à un &lt;strong&gt;droit de 7,5% &lt;/strong&gt;(&lt;em&gt;une quantité bien en deçà des 200 000 tonnes importées actuellement du Mercosur, et qui représente 1,6% de la production totale de l’Union européenne&lt;/em&gt;)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;180 000 tonnes de volaille&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;en franchise de droits &lt;/strong&gt;(&lt;em&gt;1,4% de la production totale de l’Union européenne&lt;/em&gt;) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;180 000 tonnes de sucre en franchise de droit&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;1,1% de la production dans l’Union européenne&lt;/em&gt;);&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;450 000 tonnes pour l’éthanol destiné à l’industrie chimique &lt;/strong&gt;;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;60 000 tonnes de riz en franchise de droits &lt;/strong&gt;(&lt;em&gt;2% de la consommation dans l’Union européenne&lt;/em&gt;).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2&gt;Quels sont les engagements pris en matière environnementale ? &lt;/h2&gt;&lt;p&gt;L’accord intègre les enjeux environnementaux dans son volet consacré au développement durable. Il prévoit des engagements en matière de pêche et de gestion durable des forêts. Il réaffirme la mise en œuvre de l’accord de Paris et favorise des chaînes d’approvisionnement respectueuses de l’environnement, comme pour les noix du Brésil issues de forêts naturelles.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans le cadre de l’accord, il est possible de &lt;strong&gt;recourir au mécanisme de règlement des différends&lt;/strong&gt; lorsqu’une partie ne respecte pas un engagement du chapitre sur le commerce et le développement durable.  Ce mécanisme prévoit un contrôle externe par un groupe d’experts indépendants, un rôle joué par la société civile à tous les stades de la procédure et un recours possible à l’expertise d’organismes internationaux.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Aussi, dans le cadre du programme d’investissement dans les pays tiers Global Gateway, un fonds de coopération renforcé doté d’1,8 milliard d’euros soutiendra notamment les investissements dans le développement de nouvelles chaînes de valeur durable pour les forêts, par exemple en Amazonie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Enfin, le 31 mai 2023, &lt;strong&gt;le règlement « zéro déforestation »&lt;/strong&gt; a été adopté ; il porte sur les chaînes d’approvisionnement et garantit que la mise sur le marché de l’Union européenne de certains produits ne contribuera plus à la déforestation et à la dégradation des forêts. Ce règlement concerne &lt;strong&gt;notamment la mise sur le marché européen du soja ou de la viande bovine. &lt;/strong&gt;Il est entré en vigueur et sa mise en application est prévue pour le 30 décembre 2026 pour les grandes et moyennes entreprises.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Quel niveau de respect pour les normes sanitaires ? &lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Toutes les conditions sanitaires en vigueur au sein de l’Union européenne restent en place avec l’accord UE-Mercosur : par exemple, &lt;strong&gt;les OGM interdits dans l’Union européenne ne peuvent pas être importés&lt;/strong&gt;, les denrées alimentaires importées doivent respecter &lt;strong&gt;les teneurs maximales en résidus de pesticides fixées par l’Union européenne&lt;/strong&gt; et depuis une directive de 1981, il est &lt;strong&gt;interdit d’importer des viandes dont la croissance a été stimulée par des hormones&lt;/strong&gt;. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tous les produits mis sur le marché de l’UE – produits dans l’Union ou importés de pays tiers - &lt;strong&gt;doivent respecter les normes sanitaires et phytosanitaires&lt;/strong&gt;. Ces dernières garantissent que les denrées alimentaires doivent être sûres quelle que soit leur origine, à l’intérieur ou à l’extérieur du territoire de l’UE. Cela ne signifie toutefois pas que les normes de production soient exactement les mêmes entre un pays tiers et les pays de l’Union européenne.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ainsi, concernant les pesticides, il peut arriver que les produits importés aient été traités avec des substances non autorisées dans l’Union européenne. En effet, les conditions de production sont différentes entre l’Union et les pays tiers dans la mesure où les États tiers, souverains, décident de leurs conditions de production. Toutefois, cette présence de pesticides dans des produits importés n’est acceptable que &lt;strong&gt;si les résidus de ces pesticides mesurés dans ces produits restent inférieurs à une limite maximale fixée par l’&lt;/strong&gt;Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les pays qui souhaitent exporter vers l’Union doivent démontrer qu’ils respectent nos normes. Ce n’est qu’à cette condition qu’ils peuvent être inscrits sur la liste des pays et sites autorisés à exporter vers l’UE. Par ailleurs, les exigences sanitaires et phytosanitaires doivent être certifiées par les autorités du pays exportateur et font l’objet de contrôles à l’entrée dans l’Union par les autorités des États Membres. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Deux types de contrôles sont effectués :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;- &lt;strong&gt;des contrôles portant sur les systèmes de production des pays tiers&lt;/strong&gt; (dans les pays tiers) effectués par les services de la Commission européenne ;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;- &lt;strong&gt;des contrôles portant sur les produits lors de leur arrivée aux frontières&lt;/strong&gt; de l’Union européenne effectués par les douanes des États Membres. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;En octobre 2024, un audit réalisé au Brésil par la Commission européenne a alerté sur le manque de traçabilité de la viande bovine que le Brésil exporte vers l’Union européenne : les autorités brésiliennes n’ont pas pu vérifier que les exportations de viande de génisse ne présentaient pas de trace d’œstradiol bêta, hormone interdite dans l’Union européenne. Dès la réception de l’audit, le Brésil a arrêté l’exportation de viande bovine femelle. Cet exemple montre bien l’efficacité des contrôles opérés par l’Union européenne au niveau des systèmes de production des pays tiers. L’accord avec le Mercosur prévoit un dialogue plus approfondi avec le Brésil en instaurant un comité spécifique sur les normes phytosanitaires et sanitaires. De plus, la Commission européenne s’est engagée à augmenter le nombre d’audits et de contrôles dans les pays tiers. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le recours à des clauses miroirs (réciprocité des normes de production) est évoqué régulièrement pour « protéger les producteurs européens ». Toutefois, le recours à ces clauses pourrait exercer une pression sur la compétitivité des industries européennes, qui utilisent aussi des produits importés. Cela aurait pour conséquence d’augmenter les coûts pour les consommateurs européens. &lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Les mesures additionnelles pour protéger les filières agricoles dans le cadre de l’accord UE-Mercosur &lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Afin de répondre aux inquiétudes exprimées par de nombreux agriculteurs européens et de leur apporter des garanties et protections supplémentaires, la Commission a proposé fin 2025 les mesures additionnelles suivantes : &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Des mesures de sauvegarde renforcées et plus faciles à mettre en place&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt; : &lt;/p&gt;&lt;p&gt;La clause de sauvegarde prévue dans l’accord sera mise en œuvre par le biais d’un règlement spécifique adopté par le Conseil et le Parlement européen le 5 mars 2026. Celui-ci prévoit une &lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/C:/Users/piemarg/Downloads/COM(2025)639_1%2520(1).pdf"&gt;&lt;span&gt;liste de produits sensibles&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; faisant l’objet d’un suivi renforcé (prix, volumes d’importation) avec l’élaboration d’un rapport semestriel de suivi par la Commission. La Commission européenne pourra ouvrir une enquête dès lors que &lt;strong&gt;les importations d’un produit sensible augmentent d’au moins 5% ou que le prix du produit importé baisse d’au moins 5% et que dans l’un ou l’autre cas, le prix du produit importé est 5% moins cher que le produit européen équivalent.&lt;/strong&gt; L’enquête doit être ouverte dans un délai de quatre mois et en cas d’urgence, des mesures provisoires pourront être introduites dans un délai maximal de 21 jours. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Des contrôles renforcés sur les produits agricoles importés dans l’UE&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt; : le 9 décembre dernier, la Commission a présenté &lt;a href="https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_25_2979"&gt;plusieurs mesures&lt;/a&gt; visant à renforcer les contrôles aux frontières de l’UE et dans les pays tiers. Celles-ci s’inscrivent dans le cadre de la Vision pour l’agriculture et l’alimentation. Elles ne sont pas spécifiques au Mercosur et concerneront tous les contrôles relatifs aux importations agroalimentaires. Ces mesures prévoient notamment une augmentation du nombre d’audits réalisés dans les pays tiers ainsi que ceux réalisés aux postes de contrôles frontaliers européens. Enfin, une task force sera créée pour rendre les contrôles à l’importation plus efficaces notamment sur la question des résidus de pesticides. &lt;strong&gt;&lt;u&gt;Des mesures en matière de sécurité des denrées alimentaire visant à garantir des conditions de concurrence équitables&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt; : le 19 décembre dernier, la Commission a présenté un train de &lt;a href="https://ec.europa.eu/commission/presscorner/api/files/document/print/fr/ip_25_3081/IP_25_3081_FR.pdf"&gt;mesures&lt;/a&gt; en matière de sécurité des denrées alimentaire et des aliments pour animaux, permettant notamment d’ajuster les normes de production des importations en ce qui concerne les &lt;strong&gt;résidus de pesticides&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;sur la base des résultats de l'analyse d'impact en cours&lt;/strong&gt;, afin de garantir des conditions de concurrence équitables. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Le doublement de la réserve agricole dans le prochain budget pluri-annuel:&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt; sa capacité totale atteindra 6,3 milliards d’euros. &lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Où en est-on dans le processus d’adoption de l’accord ? &lt;/h2&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="https://policy.trade.ec.europa.eu/eu-trade-relationships-country-and-region/countries-and-regions/mercosur/eu-mercosur-agreement/text-agreement_en"&gt;L'Accord de partenariat&lt;/a&gt; doit être approuvé séparément par le Parlement européen et les États membres avant de pouvoir entrer en vigueur. Les propositions de la Commission relatives à la conclusion et à la signature comprennent deux instruments juridiques parallèles :&lt;/p&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L’accord de partenariat UE-Mercosur&lt;/strong&gt; (APEM), sous réserve de ratification par tous les États membres ; et&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L’accord commercial intérimaire&lt;/strong&gt; (iTA), qui ne couvre que les parties de l'APEM qui relèvent de la compétence exclusive de l'UE, doit être adopté dans le cadre du processus de ratification réservé à l'UE. L’iTA expirera lorsque l'APEM entrera en vigueur.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;p&gt;Dans le détail, le Conseil a décidé à la majorité qualifiée la signature de l’accord le 9 janvier 2026. Il a saisi le Parlement européen qui doit donner son consentement à la majorité simple. Toutefois, le 21 janvier 2026, le Parlement européen a saisi la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) afin qu’elle examine la conformité juridique de l’accord de libre-échange UE-Mercosur avec les traités de l’UE, suspendant pour l’heure le processus de ratification. Ceci dit, le Conseil avait également décidé que la Commission devrait appliquer l’accord de manière provisoire si une ratification n’était pas possible rapidement. Les 4 pays du Mercosur ayant complété leurs procédures de ratification de l’accord, celui-ci entrera en vigueur de manière provisoire le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; mai 2026 en attendant que l’UE soit en mesure de finaliser son propre processus de ratification. Une fois le consentement reçu par le Parlement européen, le Conseil votera à nouveau à la majorité qualifiée sur la conclusion de l’accord, qui vaut ratification de l’UE. Comme on parle d’une compétence exclusive de l’UE, ce vote amène à l’entrée en vigueur de l’accord intérimaire sur le commerce qui reste en vigueur de plein droit jusqu’à la ratification par tous les États membres de l’accord global.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
</ns0:encoded></item><item><title>Article d’actualité23 avril 2026Que fait l’Union européenne pour faire baisser les factures d’énergies des citoyens et des entreprises ?13 min de lecture</title><link>https://france.representation.ec.europa.eu/informations/que-fait-lunion-europeenne-pour-faire-baisser-les-factures-denergies-des-citoyens-et-des-entreprises-2026-04-23_fr</link><ns0:encoded xmlns:ns0="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">&lt;div class="ecl" morss_own_score="2.6836200448765894" morss_score="102.86710878941834"&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;La guerre au Moyen-Orient provoque une crise des énergies fossiles au niveau mondial, qui affecte l’Union européenne. Alors que le conflit a commencé fin février 2026, les prix du pétrole et du gaz ont déjà augmenté d’environ 60% et 70% respectivement à fin avril 2026, alourdissant la facture d’importation des combustibles fossiles de &lt;/em&gt;&lt;a&gt;&lt;em&gt;23 milliards d’euros&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; &lt;em&gt;pour l’Union européenne. Si aucune pénurie immédiate n’est constatée à fin avril, des tensions apparaissent sur certains produits stratégiques, tels que le kérosène et le diesel, avec des effets de contagion sur les marchés de l’électricité. Cette situation se traduit également par des coûts accrus pour les ménages et les entreprises depuis le début du conflit. Afin de soutenir les États membres qui ont dans certains cas déjà pris des mesures au niveau national, l’Union européenne a présenté le 22 avril 2026 un paquet de mesures de court terme visant à protéger consommateurs et entreprises en Europe et à accélérer son agenda énergétique et climatique, afin de réduire plus rapidement la dépendance aux énergies fossiles et faire baisser les factures. En fonction de l’évolution malheureusement imprévisible du conflit au Moyen-Orient, ces mesures pourront être complétées.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque crise énergétique rappelle que l’Union européenne est dépendante pour son approvisionnement en énergie fossile. 57% &lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/que-fait-lunion-europeenne-pour-faire-baisser-les-factures-denergies-des-citoyens-et-des-entreprises-2026-04-23_fr#_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; des besoins énergétiques de l’UE ont été couverts par des importations (et 42% pour la France), majoritairement constituées de combustibles fossiles. Cette dépendance fait peser un risque de pénurie et de sécurité d’approvisionnement, mais aussi un risque économique puisque ces crises entraînent une hausse des prix de l'énergie. Cette augmentation des prix a un impact très important pour les entreprises et pour les citoyens, en particulier les foyers les plus modestes, alors qu’on constate une augmentation du nombre de personnes en situation de précarité énergétique (environ 34 millions de personnes dans l’UE&lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/que-fait-lunion-europeenne-pour-faire-baisser-les-factures-denergies-des-citoyens-et-des-entreprises-2026-04-23_fr#_ftn2"&gt;[2]&lt;/a&gt;). &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Alors que les Etats membres ont commencé à prendre des mesures au niveau national pour limiter les impacts négatifs de cette crise énergétique, la Commission a présenté plusieurs mesures à court terme le 22 avril&lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/que-fait-lunion-europeenne-pour-faire-baisser-les-factures-denergies-des-citoyens-et-des-entreprises-2026-04-23_fr#_ftn3"&gt;[3]&lt;/a&gt; afin de lutter contre la hausse des prix de l’énergie, tout en accélérant la transition vers une énergie propre, sûre et abordable. &lt;/p&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;h2&gt;En coordonnant les actions des Etats membres sur les marchés du gaz et du pétrole&lt;/h2&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;p&gt;L’Union européenne veut d’abord mieux coordonner les actions des États membres. Lors de la crise de 2022, cette coordination avait permis de stabiliser les marchés du gaz, et de réduire la consommation de 18% entre 2022 et 2023.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, deux groupes de coordination sur le pétrole et sur le gaz se rencontrent toutes les semaines afin de suivre le niveau des stocks dans l’ensemble de l’Union européenne, surveiller les conditions de marché et coordonner d’éventuelles actions d’urgence avec les partenaires internationaux.   &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Aujourd’hui, la Commission européenne propose d’aller plus loin &lt;strong&gt;en coordonnant le remplissage des stocks de gaz pour éviter des achats simultanés qui feraient monter les prix, ainsi que les mises sur le marché des stocks de pétrole afin de maximiser leur impact&lt;/strong&gt;. Elle prévoit également de renforcer le dialogue avec les pays fournisseurs, et de s’assurer que les capacités de raffinage en Europe sont pleinement utilisées, tout en veillant au partage des approvisionnements en kérosène et en diesel.&lt;/p&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;h2&gt;En accompagnant les Etats membres pour soutenir les ménages les plus impactés et les entreprises&lt;/h2&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;p&gt;La Commission européenne n’impose aucune mesure aux Etats membres, &lt;strong&gt;mais les aide à concevoir des mesures de soutien ciblées, rapides et temporaires, visant en particulier les ménages modestes et les professions les plus exposés à l’augmentation des prix&lt;/strong&gt;. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour cela, elle favorisera le partage des bonnes pratiques (l’annexe de la Communication du 22 avril liste des recommandations de mesures efficaces), et publiera des orientations pour mieux protéger les consommateurs, par exemple via des chèques énergies pour remplacer des chaudières au gaz, des réductions des droits d’accises sur l’électricité ou de la TVA sur l’achat de pompes à chaleur, ou encore l’interdiction des coupures pour les ménages les plus vulnérables. Elle encouragera également des solutions telles que le leasing social pour faciliter l’accès à des technologies propres et moins coûteuses, telles que les pompes à chaleur ou les véhicules électriques.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Enfin, elle encouragera les économies d’énergie, via des mesures d’efficacité énergétique et la rénovation des logements, ainsi que le remplacement du pétrole et du gaz par des énergies bas carbone produites dans l’Union européenne (pompes à chaleur, panneaux solaires, etc.), qui ont montré qu’elles pouvaient contribuer significativement à la baisse des prix.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Concernant les entreprises, la Commission européenne a proposé plusieurs mesures pour les aider, notamment les PME et les exploitations agricoles, à faire face à la hausse des prix. Un cadre temporaire en matière d’aides d’Etat sera adopté pour permettre aux Etats membres de mettre en place des mesures d’urgence et ciblées afin de soutenir les secteurs les plus exposés à la montée des prix. Elle propose deux leviers pour faire baisser les prix de l’énergie : &lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;D’une part, l’accélération de l’électrification et le déploiement des énergies renouvelables par des pratiques de financement innovantes telles que le recours aux “ESCO&lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/que-fait-lunion-europeenne-pour-faire-baisser-les-factures-denergies-des-citoyens-et-des-entreprises-2026-04-23_fr#_ftn4"&gt;[4]&lt;/a&gt;” (i.e., sociétés de services énergétiques qui financent et réalisent des travaux d’efficacité énergétique pour le compte d’un client et se rémunèrent sur les économies d’énergie réalisées, afin d’éviter un investissement initial trop important) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;D’autre part, l’adoption prochaine d’une proposition législative sur les charges de réseau et la fiscalité (visant à ce que l’électricité soit moins taxée que le gaz). &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;Pour les exploitations agricoles, le plan présenté le 22 avril prévoit un soutien continu à la production de biogaz et de biométhane et la facilitation de l’utilisation de nutriments recyclés. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sur le long terme, avec des mesures structurelles, l’agenda énergétique de l’UE fait en sorte que les factures énergétiques des citoyens soient plus basses. Comment ? &lt;/p&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;h2&gt; En accélérant l’électrification des usages&lt;/h2&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;p&gt;Parmi les mesures annoncées le 22 avril, un vaste plan d’électrification des usages sera présenté courant mai 2026. &lt;strong&gt;Il visera un objectif de 32% d’électrification de l’économie en 2040 &lt;/strong&gt;(contre 23% aujourd’hui &lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/que-fait-lunion-europeenne-pour-faire-baisser-les-factures-denergies-des-citoyens-et-des-entreprises-2026-04-23_fr#_ftn5"&gt;[5]&lt;/a&gt;). &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette transformation apparaît d’autant plus importante que près de 90 millions de ménages européens chauffent encore leur logement avec des chaudières au gaz ou au fioul, et que seuls 4% des véhicules particuliers sont aujourd’hui électriques. Les marges de progression sont donc considérables. L’électricité bas carbone produite en Europe a vocation à jouer un rôle de “bouclier” contre la volatilité des prix des énergies fossiles et à renforcer la résilience des citoyens face aux futures crises énergétiques.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce plan visera notamment à lever les principaux obstacles à l’électrification dans les différents secteurs (industrie, transport, bâtiment). Dans les transports, l’objectif sera de faciliter l’achat de voitures électriques à un prix abordable, comme annoncé dans le plan automobile de décembre dernier. Dans le logement, l’objectif sera d’accélérer le remplacement des systèmes de chauffages à énergies fossiles par des solutions décarbonées, telles que les pompes à chaleur, les panneaux solaires ou les réseaux de chaleur renouvelable.&lt;/p&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;h2&gt;En soutenant le déploiement des énergies renouvelables et bas carbone&lt;/h2&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le développement des énergies renouvelables et bas carbone permet de réduire la dépendance aux énergies fossiles au bénéfice d'un prix plus stable et plus bas pour les ménages&lt;/strong&gt;. Pour y parvenir, l’Union européenne s'est dotée d'une trajectoire à horizon 2030. La &lt;a href="https://eur-lex.europa.eu/eli/dir/2018/2001/oj/fra"&gt;directive sur les énergies renouvelables&lt;/a&gt; avait fixé un objectif de &lt;strong&gt;20 % d'énergies renouvelables dans le mix énergétique européen en 2020 &lt;/strong&gt;et l'a relevé à&lt;strong&gt; 42,5 % d'ici 2030&lt;/strong&gt;&lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/que-fait-lunion-europeenne-pour-faire-baisser-les-factures-denergies-des-citoyens-et-des-entreprises-2026-04-23_fr#_ftn6"&gt;[6]&lt;/a&gt;. En 2024, près de la moitié de l'électricité européenne provenait déjà de sources renouvelables, un niveau record. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Comme le montre le graphique ci-dessous, depuis 2019, les énergies bas carbone (renouvelables et nucléaire) sont passées de 62% à 72% du mix énergétique. De ce fait, les centrales électriques au gaz n’ont fixé le prix de l’électricité que dans 30% des cas en 2025 (vs 49% des cas en 2019).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Source: Commission européenne&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cet effort a donc un impact direct sur le prix payé par les consommateurs. Sur le marché de gros, le prix est fixé par la dernière centrale appelée pour répondre à la demande : plus la part des renouvelables et du nucléaire est importante, plus le prix de l'électricité &lt;strong&gt;se décorrèle de celui du gaz &lt;/strong&gt;(&lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/non-le-marche-europeen-de-lelectricite-nest-pas-obsolete-2026-03-24_fr"&gt;fiche Décodeurs sur le marché européen de l’électricité)&lt;/a&gt; . Entre 2021 et 2023, le déploiement des renouvelables a permis aux consommateurs européens d'économiser &lt;strong&gt;environ 100 milliards d'euros&lt;/strong&gt;&lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/que-fait-lunion-europeenne-pour-faire-baisser-les-factures-denergies-des-citoyens-et-des-entreprises-2026-04-23_fr#_ftn7"&gt;[7]&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;8 % plus élevé en 2022&lt;/strong&gt;, en pleine crise énergétique. La comparaison entre États membres le confirme : les pays au mix le plus décarboné affichent les prix de gros les plus compétitifs. La Suède affiche ainsi un prix de gros de 42 €/MWh avec 96 % de son mix bas carbone, la Finlande 41 €/MWh (94 %), la France 62 €/MWh (96 %) et l'Espagne 66 €/MWh (78 %).&lt;/p&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;h2&gt;En faisant baisser notre consommation de gaz &lt;/h2&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;p&gt;À la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, l'Union européenne s'est engagée à mettre un terme à sa dépendance au gaz russe. Elle a renforcé sa feuille de route en 2025, en imposant un arrêt complet des importations de gaz russe (gazoduc et GNL) d’ici novembre 2027, ainsi que la fin des importations de pétrole à la même échéance, et une réduction progressive des approvisionnements en combustible nucléaire russe&lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/que-fait-lunion-europeenne-pour-faire-baisser-les-factures-denergies-des-citoyens-et-des-entreprises-2026-04-23_fr#_ftn8"&gt;[8]&lt;/a&gt;. &lt;strong&gt;Parallèlement, elle a réduit sa consommation de gaz de plus de 100 milliards de m³ par an&lt;/strong&gt;&lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/que-fait-lunion-europeenne-pour-faire-baisser-les-factures-denergies-des-citoyens-et-des-entreprises-2026-04-23_fr#_ftn9"&gt;&lt;strong&gt;[9]&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;, ce qui représente, au prix actuel du gaz, près de 30 milliards d'euros d'économies annuelles&lt;/strong&gt; pour les ménages et les entreprises européens. &lt;/p&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;h2&gt; En renforçant les interconnexions, notamment électriques&lt;/h2&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;p&gt;L’Europe dispose aujourd'hui d'un réseau de plus de 400 interconnexions électriques reliant les États membres, soit environ 305 000 km de lignes. Ce maillage transforme les marchés nationaux en un système intégré, où l'électricité circule et peut être vendue en cas de surplus ou importée en cas de besoin. Selon l’ Agence européenne de coopération des régulateurs de l'énergie (ACER), les échanges transfrontaliers d'électricité ont rapporté environ 34 milliards d'euros&lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/que-fait-lunion-europeenne-pour-faire-baisser-les-factures-denergies-des-citoyens-et-des-entreprises-2026-04-23_fr#_ftn10"&gt;[10]&lt;/a&gt; par an aux consommateurs européens au cours de la dernière décennie. On estime que ce gain pourrait atteindre 40 milliards d'euros par an d'ici 2030 avec une intégration accrue des marchés&lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/que-fait-lunion-europeenne-pour-faire-baisser-les-factures-denergies-des-citoyens-et-des-entreprises-2026-04-23_fr#_ftn11"&gt;[11]&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Au-delà du prix, les interconnexions garantissent la sécurité de l’approvisionnement. Selon la Commission de régulation de l'énergie (CRE), le fonctionnement et l'intégration très forte du marché européen permettent à la France d'éviter en moyenne 40 jours de black-out par an. &lt;strong&gt;Ces interconnexions ont été nécessaires pour assurer l’approvisionnement de la France pendant la crise de 2022-2023&lt;/strong&gt; : pour la première fois depuis des décennies, la France a importé plus d'électricité qu'elle n'en a exporté, palliant l'indisponibilité d'une partie du parc nucléaire et la baisse de la production hydraulique.&lt;/p&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;h2&gt;En renforçant les droits des consommateurs&lt;/h2&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;p&gt;Le 9 mars dernier, la Commission a fait différentes propositions ayant pour objectif de faire baisser les factures des ménages dans le cadre de son &lt;a href="https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_26_555"&gt;Paquet Energie pour les citoyens&lt;/a&gt;. &lt;strong&gt;Elle propose de faciliter le changement de fournisseur qui doit pouvoir être effectué en 24 heures dans toute l’UE, avec des informations plus claires et comparables sur les offres&lt;/strong&gt;. L’objectif est de permettre aux consommateurs d’identifier rapidement le contrat le plus avantageux et d’en changer plus facilement. Aujourd’hui, ce manque de mobilité a un coût réel, estimé à environ 152 €&lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/que-fait-lunion-europeenne-pour-faire-baisser-les-factures-denergies-des-citoyens-et-des-entreprises-2026-04-23_fr#_ftn12"&gt;[12]&lt;/a&gt; par an et par ménage. Pour y remédier, les fournisseurs devront également proposer des « meilleurs conseils tarifaires » personnalisés et des systèmes d’alerte précoce pour prévenir les clients de la disponibilité d’une offre moins chère ou en cas de surconsommation.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Parallèlement, &lt;strong&gt;le développement de l’autoconsommation et des communautés énergétiques est encouragé afin de permettre aux citoyens de produire, consommer et partager leur propre énergie renouvelable, notamment solaire&lt;/strong&gt;. Déjà plus de 8 000 communautés existent en Europe, mais leur potentiel reste largement sous-exploité. D’ici 2030, jusqu’à 16 millions de ménages pourraient produire leur propre énergie. Les économies sont significatives : entre 260 et 550 € par an pour un ménage équipé de panneaux solaires, et entre 440 et 930 € pour les communautés combinant plusieurs sources d’énergie. Au-delà de la baisse des prix, ce modèle permet de bénéficier de tarifs plus stables et prévisibles.&lt;/p&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;h2&gt;En faisant des économies d’énergie grâce à plus d’efficacité énergétique&lt;/h2&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;p&gt;En améliorant l’efficacité énergétique, l’Union européenne réduit à la fois la dépendance aux énergies fossiles et les factures des consommateurs. Concrètement, elle soutient les projets de rénovation énergétique des logements (isolation, équipements plus performants), afin de consommer moins d’énergie à usage égal. Ces investissements sont particulièrement rentables : &lt;strong&gt;selon les données européennes, 1 € investi dans l’efficacité énergétique peut générer &lt;/strong&gt;&lt;a&gt;&lt;strong&gt;jusqu’à 12 € d’économies &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;sur sa durée de vie, avec un retour sur investissement compris entre deux à cinq ans. À l’échelle des ménages, cela se traduit par des factures plus faibles, tout en renforçant la sécurité énergétique globale de l’UE.&lt;/p&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;h2&gt;En finançant des projets de transition énergétique dans les États membres&lt;/h2&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;p&gt;En France, &lt;strong&gt;le plan de relance européen (Facilité pour la reprise et la résilience) a permis de mobiliser environ 500 millions d’euros pour la rénovation énergétique des logements sociaux&lt;/strong&gt;. Il contribue à des dispositifs comme &lt;strong&gt;MaPrimeRénov’&lt;/strong&gt;, qui a déjà accompagné &lt;strong&gt;plus de 1,4 million de foyers&lt;/strong&gt;, avec des gains énergétiques moyens de l’ordre de 30 %, en ciblant en priorité les ménages modestes et très modestes ainsi que les passoires thermiques. L’UE soutient aussi les bonus écologiques pour l’achat de véhicules électriques, afin d’aider les ménages à faire face à la hausse des prix des carburants. À plus long terme, &lt;strong&gt;le Fonds social pour le climat&lt;/strong&gt; pourrait mobiliser jusqu’à 7 milliards d’euros pour la France, afin d’accompagner les ménages dans la transition, via la rénovation énergétique, le leasing social pour l’achat de véhicules électriques, ou encore le développement des mobilités propres.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Conclusion&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Grâce à son agenda énergie-climat, l’Union européenne a d’ores et déjà réalisé des progrès importants ces dernières années pour réduire sa dépendance aux énergies fossiles. Il faut aujourd’hui aller plus loin, afin de réduire encore cette dépendance, non seulement pour maintenir notre ambition climatique, mais aussi pour renforcer notre souveraineté énergétique et faire baisser les factures des citoyens et des entreprises. Les pays ayant une forte part de renouvelables et/ou de nucléaire, tels que la France, bénéficient généralement de prix de l’électricité plus bas, ce qui montre que la transition vers une énergie propre profite aux consommateurs et aux entreprises.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cependant, le gaz et le pétrole dominent encore le chauffage, l’industrie et les transports, ce qui maintient l’UE exposée aux chocs de prix mondiaux. Les mesures de court terme doivent donc s’inscrire dans une trajectoire plus large visant un système énergétique décarboné, résilient et moins dépendant des importations fossiles.&lt;/p&gt;&lt;hr&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/que-fait-lunion-europeenne-pour-faire-baisser-les-factures-denergies-des-citoyens-et-des-entreprises-2026-04-23_fr#_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt; &lt;a href="https://ec.europa.eu/eurostat/web/products-eurostat-news/w/wdn-20260318-1"&gt;Energy in Europe: imports dependency - News articles - Eurostat&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/que-fait-lunion-europeenne-pour-faire-baisser-les-factures-denergies-des-citoyens-et-des-entreprises-2026-04-23_fr#_ftnref2"&gt;[2]&lt;/a&gt; &lt;a href="https://energy-poverty.ec.europa.eu/discover-community/epah-atlas/life-energy-poverty-0-ep0"&gt;Life Energy Poverty 0 - EP0 | Energy Poverty Advisory Hub&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/que-fait-lunion-europeenne-pour-faire-baisser-les-factures-denergies-des-citoyens-et-des-entreprises-2026-04-23_fr#_ftnref3"&gt;[3]&lt;/a&gt;  &lt;a href="https://energy.ec.europa.eu/document/download/7fac9eea-5717-4182-a368-bd68c427ff4c_en?filename=Communication.pdf"&gt;Communication de la Commission, AccelerateEU- Energy Union, 22 avril 2026&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/que-fait-lunion-europeenne-pour-faire-baisser-les-factures-denergies-des-citoyens-et-des-entreprises-2026-04-23_fr#_ftnref4"&gt;[4]&lt;/a&gt; Energy Service Companies&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/que-fait-lunion-europeenne-pour-faire-baisser-les-factures-denergies-des-citoyens-et-des-entreprises-2026-04-23_fr#_ftnref6"&gt;[6]&lt;/a&gt; &lt;a href="https://www.consilium.europa.eu/fr/policies/fit-for-55/"&gt;Ajustement à l'objectif 55 - Consilium&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/que-fait-lunion-europeenne-pour-faire-baisser-les-factures-denergies-des-citoyens-et-des-entreprises-2026-04-23_fr#_ftnref8"&gt;[8]&lt;/a&gt; &lt;a href="https://commission.europa.eu/topics/energy/repowereu_fr"&gt;REPowerEU&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/que-fait-lunion-europeenne-pour-faire-baisser-les-factures-denergies-des-citoyens-et-des-entreprises-2026-04-23_fr#_ftnref9"&gt;[9]&lt;/a&gt; &lt;a href="https://energy.ec.europa.eu/topics/energy-security/security-gas-supply_en"&gt;Security of gas supply&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/que-fait-lunion-europeenne-pour-faire-baisser-les-factures-denergies-des-citoyens-et-des-entreprises-2026-04-23_fr#_ftnref10"&gt;[10]&lt;/a&gt; &lt;a href="https://energy.ec.europa.eu/topics/markets-and-consumers/electricity-market-design_en"&gt;Electricity market design&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/que-fait-lunion-europeenne-pour-faire-baisser-les-factures-denergies-des-citoyens-et-des-entreprises-2026-04-23_fr#_ftnref12"&gt;[12]&lt;/a&gt; &lt;a href="https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:52026DC0115"&gt;eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:52026DC0115&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
</ns0:encoded></item><item><title>Article d’actualité25 mars 2026Accord commercial UE - Australie : distinguer le vrai du faux10 min de lecture</title><link>https://france.representation.ec.europa.eu/informations/accord-commercial-ue-australie-distinguer-le-vrai-du-faux-2026-03-25_fr</link><ns0:encoded xmlns:ns0="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">&lt;div class="ecl" morss_own_score="3.0" morss_score="95.5"&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les négociations UE-Australie ont été lancées en 2018, et se sont conclues le 24 mars 2026. Comme beaucoup d’accords commerciaux, celui-ci suscite à la fois de l’intérêt et des interrogations, en particulier sur l’agriculture, les normes et l’environnement. Voici l’essentiel pour comprendre simplement ce qu’il contient et ce qu’il change.&lt;/em&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Que contient l’accord UE-Australie ? &lt;/h2&gt;&lt;p&gt;L’accord UE-Australie est un accord commercial large. Son but est de faciliter les échanges entre l’Union européenne et l’Australie, en réduisant les obstacles qui freinent encore les exportations, en ouvrant davantage certains marchés, en améliorant l’accès aux marchés publics, en protégeant les indications géographiques européenne, en sécurisant l’accès aux matières premières critiques et en intégrant des règles sur le développement durable, le climat et les droits sociaux. &lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;strong&gt;Cet accord s’inscrit aussi dans une logique plus large : celle de la diversification&lt;/strong&gt;. Pour l’Union européenne, il s’agit de moins dépendre d’un petit nombre de partenaires et de renforcer ses liens avec un pays proche sur le plan politique et stratégique. L’accord doit aussi offrir un cadre plus simple, plus stable et plus prévisible pour les entreprises européennes qui exportent vers l’Australie. &lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Pourquoi cet accord est important dans le contexte géopolitique actuel ? &lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Pour l’Union européenne, l’Australie est un partenaire important : c’est une démocratie stable, proche de l’Europe sur de nombreux sujets, et située dans le Pacifique, une région devenue centrale sur le plan économique et stratégique. Dans un monde plus instable, avec des tensions commerciales et des chaînes d’approvisionnement fragilisées, se rapprocher d’un partenaire de confiance est essentiel. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’accord a aussi un intérêt économique très concret. L’UE et l’Australie échangent déjà beaucoup, et l’Union voit dans ce partenariat un moyen de sécuriser davantage certains approvisionnements, notamment en matières premières critiques comme le lithium, le cobalt, le nickel ou les terres rares. Ces matériaux sont essentiels pour les batteries, l’électronique, les technologies bas carbone et certains équipements industriels. &lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Quels sont les principaux avantages pour les entreprises de l’UE et pour la France ? &lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Pour les entreprises européennes, l’intérêt est simple : vendre plus facilement en Australie. L’accord doit réduire les obstacles à l’exportation vers un marché développé, solvable et stable. Concrètement, l’Australie supprimera notamment les droits de douane sur plusieurs produits industriels européens : les voitures, camions et pièces détachées automobiles, les machines, les produits chimiques, les textiles, l’habillement et les chaussures, les plastiques, la plupart des articles en acier, ainsi que le bois et les meubles. Pour beaucoup de ces produits, les droits actuels sont de 5 %.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’accord supprimera aussi, dès son entrée en vigueur, les droits de douane sur les exportations européennes de produits alimentaires et de boissons, à l’exception des fromages, pour lesquels les droits seront supprimés après une courte période de transition. Sont notamment concernés les vins, vins effervescents et spiritueux, le chocolat, les confiseries et biscuits, les pâtes et préparations à base de céréales, ainsi que plusieurs produits transformés comme les tomates, pommes de terre, olives et autres légumes en conserve. &lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;strong&gt;L’accord devrait permettre une hausse de 33 % des exportations européennes de biens au cours de la prochaine décennie, avec des gains particulièrement visibles pour des secteurs comme les machines et le textile&lt;/strong&gt;. Plus largement, les accords commerciaux permettent en général de faire croître les échanges plus vite : sur les cinq dernières années, le commerce de l’Union avec ses partenaires préférentiels a progressé deux fois plus vite qu’avec les autres. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour la France, les avantages attendus vont dans le même sens. Les entreprises françaises sont bien placées dans des secteurs comme l’aéronautique, les transports, les équipements industriels, la chimie, les services, l’énergie et certaines filières agroalimentaires de qualité. L’accord va aussi permettre de mieux protéger en Australie de nombreuses indications géographiques européennes, ce qui concerne directement des producteurs français de vins, spiritueux, fromages et autres produits sous appellation. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Plus largement, l’Union européenne et l’Australie échangent déjà plus de 89,2 milliards d’euros de biens et de services par an, ce qui soutient 460 000 emplois en Europe. &lt;strong&gt;Pour la France, c’est respectivement 6,37 milliards d’euros d’exportations de biens et services, et 53 000 emplois qui découlent de cette relation commerciale&lt;/strong&gt;.   &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’accord supprimera les droits de douane sur la quasi-totalité des exportations européennes de biens vers l’Australie, soit des exportations d’une valeur de 37 milliards d’euros en 2025 seulement&lt;/strong&gt;. 97,6 % des exportations de l’Union seront exonérées de droits dès l’entrée en vigueur de l’accord, tandis qu’une part proche de 2 % verra ses droits supprimés sur une période transitoire pouvant aller jusqu’à cinq ans. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dès l’entrée en vigueur, la suppression des droits de douane permettra aux exportateurs européens d’économiser plus d’1 milliard d’euros. À la fin de la période de transition, les économies annuelles dépasseront 1,2 milliard d’euros, dont 150 millions d’euros pour les seules exportations agricoles européennes. Cela ferait de cet accord le quatrième accord de libre-échange le plus important conclu par l’Union européenne, après le Royaume-Uni, le Mercosur et l’Inde, et légèrement devant l’accord UE-Japon. &lt;br&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans l’autre sens, l’Union européenne supprimera ou réduira fortement la plupart des droits de douane sur les produits australiens exportés vers l’UE. Deux limites importantes sont toutefois prévues : certains produits agricoles sensibles, pour lesquels l’ouverture restera encadrée par des contingents tarifaires, et certains produits sidérurgiques, qui restent en dehors de la libéralisation tarifaire. &lt;br&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’accord doit aussi renforcer la protection de la propriété intellectuelle européenne contre la contrefaçon et d’autres atteintes. Les prestataires européens de services, notamment dans les secteurs financiers et des télécommunications, bénéficieront d’un meilleur accès au marché australien. Enfin, il doit faciliter l’accès de l’Union à l’une des plus grandes sources mondiales de matières premières critiques, ce qui contribuera à rendre les chaînes d’approvisionnement européennes plus solides face aux chocs géopolitiques. &lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Que contient le volet agricole de l’accord ? &lt;/h2&gt;&lt;p&gt;L’agriculture est l’un des sujets les plus sensibles de cet accord. L’Australie est un producteur important de viande bovine, de viande ovine, de sucre et de riz. &lt;strong&gt;À travers cet accord, l’Union européenne va donc protéger ses producteurs agricoles&lt;/strong&gt;. Pour les secteurs les plus sensibles, comme la viande bovine, les viandes ovine et caprine, le sucre, le riz et certains produits laitiers, les importations australiennes ne pourront entrer à droit nul ou à droit réduit que dans des quantités limitées. Cette ouverture passera par des contingents tarifaires précisément calibrés et assortis de conditions strictes de durabilité. &lt;br&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les principaux contingents prévus sont les suivants : &lt;/p&gt;&lt;p&gt;- &lt;strong&gt;quota de viande bovine&lt;/strong&gt; : 30 600 tonnes (soit 0,5 % de notre consommation actuelle totale). 55 % de ce quota concernera des bovins nourris à l’herbe ; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;- &lt;strong&gt;quota de viande ovine et caprine&lt;/strong&gt; : 25 000 tonnes (soit 4 % de notre consommation actuelle totale &lt;/p&gt;&lt;p&gt;- &lt;strong&gt;quota de sucre brut pour le raffinage&lt;/strong&gt; : 35 000 tonnes (soit 0,3 % de notre consommation actuelle totale). Ces exportations de sucre à droits zéro seront conditionnées par une certification en matière de durabilité. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;- &lt;strong&gt;quota de beurre&lt;/strong&gt; : 5 000 tonnes (soit 0,25 % de notre consommation actuelle totale) &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un mécanisme bilatéral de sauvegarde renforcé est également prévu si des importations réalisées dans le cadre de l’accord créent des difficultés sur le marché, y compris pour les produits soumis à contingent. Ce mécanisme pourra être activé pendant 7 années après l’entrée en vigueur de l’accord et pour les contingents tarifaires jusqu’à 5 ans après la période de transition. &lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;strong&gt;L’accord protègera également 165 indications géographiques agricoles et alimentaires de l’Union&lt;/strong&gt; (comme le Comté ou le Roquefort) ainsi que 231 indications géographiques pour les spiritueux (comme le Calvados ou le Marc de Bourgogne). Un accord bilatéral modernisé sur le vin protègera en outre l’ensemble des indications géographiques viticoles de l’Union - soit plus de 1 600 (dont le Champagne ou le vin de Bourgogne), y compris environ 50 nouvelles indications. Ces indications sont un marqueur fort du patrimoine agricole et alimentaire de l’UE et de la valeur ajoutée de nos exportations.  &lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Quels sont les engagements pris en matière environnementale ? &lt;/h2&gt;&lt;p&gt;L’accord UE-Australie comprend un chapitre important sur le commerce et le développement durable. Autrement dit, il ne traite pas seulement des droits de douane : il inclut aussi des engagements sur le travail, l’environnement, le climat, l’égalité entre les femmes et les hommes, ainsi que sur les droits de l’homme et la démocratie. &lt;br&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sur le plan social, l’accord impose le respect des principes fondamentaux de l’Organisation internationale du travail, notamment sur le travail des enfants et la liberté syndicale. Sur le plan environnemental, il prévoit des engagements pour lutter contre la déforestation, le trafic illégal d’espèces sauvages et la pêche illégale. En matière climatique, il prévoit la mise en œuvre de l’Accord de Paris, qui constitue un élément essentiel de l’accord. &lt;br&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le texte comprend aussi des engagements sur l’égalité entre les femmes et les hommes, avec la mise en œuvre de tous les traités ratifiés qui protègent et renforcent les droits des femmes. Le commerce des biens et services verts est libéralisé, un chapitre spécifique est consacré aux systèmes alimentaires durables, et l’ensemble des engagements en matière de commerce et de développement durable pourra être appliqué grâce au mécanisme général de règlement des différends prévu par l’accord. &lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Quel niveau de respect pour les normes sanitaires ? &lt;/h2&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Toutes les règles sanitaires de l’Union européenne continuent de s’appliquer avec l’accord UE-Australie&lt;/strong&gt;. Par exemple, les OGM interdits dans l’Union européenne ne peuvent pas être importés, les denrées alimentaires importées doivent respecter les teneurs maximales en résidus de pesticides fixées par l’Union européenne, et l’importation de viandes dont la croissance a été stimulée par des hormones reste interdite. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tous les produits mis sur le marché de l’UE - qu’ils soient produits dans l’Union ou importés depuis un pays tiers - doivent respecter les normes sanitaires et phytosanitaires européennes. Cela garantit que les denrées alimentaires doivent être sûres, quelle que soit leur origine. En revanche, cela ne veut pas dire que les méthodes de production sont exactement les mêmes partout. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Par exemple, pour les pesticides, il peut arriver que des produits importés aient été traités avec des substances qui ne sont pas autorisées dans l’Union européenne. Cela reste possible uniquement si les résidus mesurés dans ces produits restent en dessous des limites maximales fixées au niveau européen. En d’autres termes, l’UE contrôle d’abord le niveau de sécurité du produit final mis sur son marché. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les pays qui veulent exporter vers l’Union doivent démontrer qu’ils respectent les exigences européennes&lt;/strong&gt;. C’est seulement à cette condition qu’ils peuvent être autorisés à exporter vers l’UE. En plus de cela, les exigences sanitaires et phytosanitaires doivent être certifiées par les autorités du pays exportateur, puis contrôlées à l’entrée dans l’Union par les autorités des États membres. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Des contrôles sont en place pour s’assurer du respect de ces règles (voir fiche « contrôles ») &lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Où en est-on dans le processus d’adoption de l’accord ? &lt;/h2&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’accord a été finalisé le 24 mars 2026&lt;/strong&gt;. Avant l’adoption et l’entrée en vigueur de l’accord, plusieurs étapes sont encore nécessaires : finalisation juridique du texte, traduction dans toutes les langues officielles de l’UE, présentation au Conseil et au Parlement européen, puis approbation institutionnelle. &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
</ns0:encoded></item><item><title>Article d’actualité24 mars 2026Non, le marché européen de l'électricité n'est pas obsolète !10 min de lecture</title><link>https://france.representation.ec.europa.eu/informations/non-le-marche-europeen-de-lelectricite-nest-pas-obsolete-2026-03-24_fr</link><ns0:encoded xmlns:ns0="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">&lt;div class="ecl" morss_own_score="2.701704545454546" morss_score="77.48987272939542"&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le marché européen de l’électricité est présenté par certains comme obsolète et par d'autres comme à l'origine d’une augmentation des prix pour les consommateurs. Toutefois, la crise de l'énergie de 2022 a montré les avantages d'un marché interconnecté pour garantir l'approvisionnement en électricité dans les États membres. La réforme de 2024 permet de renforcer la sécurité de l'approvisionnement et de viser des objectifs de décarbonation à long terme. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Comment fonctionne le marché européen de l’électricité ? &lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Il convient de distinguer deux catégories d’acteurs et deux niveaux marchés. D’une part, les producteurs d’électricité sont chargés de la production au moyen de différentes technologies (renouvelables, nucléaire, thermique, i.e. le gaz ou le charbon). D’autre part, les fournisseurs d’électricité ont pour mission d’assurer l’approvisionnement des consommateurs finaux en leur proposant différentes offres commerciales. Les producteurs et fournisseurs se rencontrent sur &lt;strong&gt;le marché de gros&lt;/strong&gt;, où les seconds achètent aux premiers. Le consommateur final intervient sur un autre marché, le marché de détail, via un contrat avec un fournisseur. Lorsqu’on évoque le marché européen de l’électricité, la référence porte souvent sur le marché de gros, sur lequel l’intégration européenne est importante. &lt;/p&gt;&lt;h2&gt;La fixation des prix dans le marché de gros de l’électricité&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;La fixation du prix de l’électricité sur le marché de gros comporte certaines particularités et complexités : &lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Le système électrique repose sur un &lt;strong&gt;équilibre permanent entre l’offre et la demande&lt;/strong&gt;, afin d’éviter à la fois des risques de pénurie, et des situations de surproduction qui entraînent des mesures d’écrêtement. Or &lt;strong&gt;le stockage de l’électricité &lt;/strong&gt;est particulièrement complexe, car contrairement au pétrole ou au gaz, l’électricité est un flux et son stockage à grande échelle se montre couteux. La production doit donc s’ajuster en permanence à la demande, laquelle varie fortement selon les heures de la journée : elle n’est pas la même à 20 heures, lorsque les ménages sont chez eux et à 14 heures lorsqu’ils sont sur leur lieu de travail. Le prix de l’électricité est affecté par ces fluctuations.  &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Des contrats à long terme et le marché spot ou de court terme&lt;/strong&gt;. Il existe différents marchés d’achat de l’électricité. Les contrats à long terme permettent aux fournisseurs d’anticiper l’approvisionnement de leurs clients mais également aux clients de bénéficier de prix garantis sur le long-terme. Les marchés de court terme permettent d’ajuster cet approvisionnement en fonction de l’augmentation ou la baisse des besoins (météo, événements spécifiques tels que la non-disponibilité d’une centrale, ou les écarts de consommation par rapport aux prévisions…).&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Actuellement, &lt;/strong&gt;&lt;a&gt;&lt;strong&gt;la méthode de fixation des prix sur le marché « spot » ou marché de court terme&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; repose sur le principe du « merit order » : les moyens sont classés par coût marginal croissant (&lt;em&gt;coût de production d’une unité supplémentaire&lt;/em&gt;). Les centrales les moins chères sont mobilisées en priorité pour couvrir la demande, puis les suivantes selon leurs coûts. En règle générale, on appelle les énergies renouvelables, puis les centrales nucléaires puis les centrales thermiques. Une fois la demande satisfaite, tout le monde obtient le prix du dernier producteur auprès duquel l'électricité a été achetée. Les sources d'énergie renouvelable sont toujours les moins chères grâce à leur faible coût marginal. À contrario, les coûts marginaux élevés des centrales thermiques (au gaz en France) entraînent une augmentation des prix de l’électricité lorsqu’elles sont mobilisées pour couvrir l’entièreté de la demande.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;h2&gt;Un marché de l’électricité interconnecté &lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Les interconnexions sont des liaisons électriques à haute tension, incluant câbles et équipements de régulation, qui permettent aux États membres de l’Union européenne d’échanger de l’électricité. L’Europe compte aujourd’hui environ 420 interconnexions, représentant 305 000 kilomètres de lignes. Comme l’électricité ne peut pas être stockée à grande échelle, ces liaisons jouent un rôle essentiel : elles permettent à un pays de vendre son surplus lorsqu’il produit plus qu’il ne consomme ou au contraire d’importer rapidement de l’électricité en cas de besoin. Malgré cette intégration, le marché européen n’est pas totalement unifié : il est organisé en zones de prix (« bidding zones »), définies en fonction des contraintes du réseau. La France, par exemple, constitue une seule zone de prix distincte de ses voisins. On dit que le marché européen de l’électricité est couplé : il coordonne les échanges entre pays et permet de faire circuler l’électricité, mais il n’efface pas totalement les limites physiques des interconnexions et les différences de mix électriques.  &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a&gt;&lt;strong&gt;L’interconnexion constitue un avantage majeur&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; pour l’Union européenne. Elle permet à chaque pays d’importer ponctuellement ce qui sécurise son approvisionnement, et inversement d’exporter son surplus, ce qui contribue à l’équilibre du système électrique européen. Selon l’Agence de coopération européenne des régulateurs (ACER)&lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/non-le-marche-europeen-de-lelectricite-nest-pas-obsolete-2026-03-24_fr#_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt;, cette intégration accrue des marchés aurait généré environ 34 milliards d’euros de bénéfices par an pour les consommateurs européens au cours de la dernière décennie. Ces échanges peuvent générer des revenus pour les producteurs (comme EDF en France, qui est généralement exportateur d’électricité), ainsi que pour les opérateurs de réseaux (tels que RTE en France). Ces revenus permettent d’investir dans les infrastructures, notamment le renforcement de leur réseau, sa modernisation et aussi le développement de capacités bas carbone. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;En décembre 2025, la Commission européenne a proposé un &lt;strong&gt;train de mesures visant à moderniser et coordonner le développement des infrastructures énergétiques&lt;/strong&gt;&lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/non-le-marche-europeen-de-lelectricite-nest-pas-obsolete-2026-03-24_fr#_ftn2"&gt;&lt;strong&gt;[2]&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; à l’échelle européenne, notamment les réseaux électriques. L’objectif est d’adopter une vision réellement commune entre les États membres, afin d’améliorer la planification et l’interconnexion des réseaux. Ces mesures visent à faciliter la circulation de l’électricité entre les pays, à mieux intégrer les énergies propres dont les renouvelables, moins coûteuses, et à rendre possible l’électrification des usages en garantissant des réseaux capables de répondre à une demande croissante.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Un marché de l’électricité qui renforce la sécurité de l’approvisionnement &lt;/h2&gt;&lt;p&gt;À partir de 2021, la sécurité de l’approvisionnement électrique en Europe a été fragilisée par une succession de chocs majeurs. En France, la découverte inattendue d’un phénomène de corrosion sous contrainte sur des tuyauteries essentielles de plusieurs réacteurs nucléaires (notamment à Civaux) a conduit EDF à arrêter préventivement une partie importante de son parc afin de procéder à des contrôles et réparations. En 2022, près de la moitié des réacteurs français ont ainsi été indisponibles, réduisant fortement la production.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette crise industrielle s’est produite dans un contexte déjà tendu : la reprise post-Covid a entraîné une hausse de la demande d’électricité, puis la guerre en Ukraine a provoqué une flambée du prix du gaz en Europe, aggravée par la réduction des livraisons russes. Or, le gaz joue souvent un rôle déterminant dans la formation des prix de gros de l’électricité, ce qui a entraîné une envolée historique des prix, dépassant parfois les 1 000 €/MWh à l’été 2022. Enfin, les canicules de 2022 ont accentué la pression sur le système électrique, en augmentant la consommation (climatisation) tout en réduisant certaines capacités de production, notamment l’hydroélectricité en raison de la sécheresse. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans ce contexte, le marché européen interconnecté a été indispensable : il a permis aux États membres d’importer temporairement de l’électricité, limitant ainsi les risques de pénurie et de coupures. En 2022, la France est devenue importatrice nette d’électricité pour la première fois depuis 1980. Au total, le solde importateur net sur l’année a atteint 16,7 TWh (un peu moins de 4 % de la consommation nationale), dont 60 % concentrés sur juillet-août-septembre (10 TWh)&lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/non-le-marche-europeen-de-lelectricite-nest-pas-obsolete-2026-03-24_fr#_ftn3"&gt;[3]&lt;/a&gt;. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Face au risque de pénurie du gaz et à la flambée des prix, l’action rapide de l’Union européenne, avec son plan « RePowerEU » &lt;a&gt;a permis de sécuriser l’approvisionnement énergétique du continent pendant cette période, en se coordonnant notamment sur&lt;/a&gt;&lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/non-le-marche-europeen-de-lelectricite-nest-pas-obsolete-2026-03-24_fr#_ftn4"&gt;[4]&lt;/a&gt; : &lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Des obligations communes de stockage de gaz ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Un objectif commun de réduction de la demande gaz ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Une diversification de la fourniture de gaz et la sortie de la dépendance aux énergies fossiles russes ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Le renforcement de la solidarité pour les États les plus exposés aux ruptures d’approvisionnement ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Un mécanisme européen de plafonnement temporaire des prix du gaz, afin de réduire son impact sur le prix de l’électricité. &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2&gt;La réforme de 2024 : vers un marché de l’électricité plus protecteur et plus décarboné &lt;/h2&gt;&lt;p&gt;La &lt;strong&gt;réforme du marché européen de l’électricité adoptée en 2024&lt;/strong&gt; vise à rendre les prix &lt;strong&gt;moins dépendants des fluctuations du marché de court terme et du prix du gaz,&lt;/strong&gt; après la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine. Elle renforce d’abord la &lt;strong&gt;protection des consommateurs,&lt;/strong&gt; en favorisant davantage de &lt;strong&gt;contrats à prix fixe&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour les entreprises fortement consommatrices d’électricité et les producteurs, la réforme encourage des &lt;strong&gt;contrats de long terme&lt;/strong&gt; (comme les « PPA », power purchase agreements ou les contrats à termes sur les marchés de gros). Pour les producteurs soutenus par une aide d’état (renouvelable, nucléaire), la réforme impose des &lt;strong&gt;contrats d’écart compensatoire bidirectionnels (ou « CfD », contracts for difference)&lt;/strong&gt; : le producteur vend sur le marché, mais ses revenus sont stabilisés par un prix garanti. Si le prix est supérieur au prix garanti, il reverse l’excédent à l’État, qui le redistribue aux consommateurs ; si le prix est inférieur au prix garanti, le producteur reçoit une compensation. Ce mécanisme permet aux producteurs de sécuriser leurs revenus tout en protégeant les consommateurs contre les variations extrêmes des prix. Enfin, les &lt;strong&gt;consommateurs vulnérables&lt;/strong&gt; bénéficient d’une meilleure protection grâce à l’obligation de disposer de &lt;strong&gt;fournisseurs de dernier recours&lt;/strong&gt;suffisants,&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La réforme améliore également l’objectif de décarbonation de la production d’électricité en renforçant le rôle des États membres dans la planification énergétique. Ceux-ci doivent évaluer les besoins de leur système électrique, fixer des objectifs de production non fossile et encourager le stockage d’énergie, afin d’intégrer davantage d’électricité renouvelable et de réduire la dépendance aux énergies fossiles. Plus l’Europe investit dans une production non fossile (renouvelables et nucléaire), plus les prix deviennent structurellement plus stables, car les énergies renouvelables ont des coûts de production faibles et prévisibles : ainsi, la réforme contribue à la résilience du système et à la stabilité structurelle des prix. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Par ailleurs, la révision de la Directive européenne sur les énergies renouvelables dans le cadre du paquet législatif « Ajustement à l’objectif 55 » (Fit for 55) vise à porter la part des énergies renouvelables dans la consommation totale d’énergie de l’UE à 42,5% d’ici à 2030, consolidant ainsi la trajectoire européenne vers la neutralité carbone.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Quel est finalement l’impact de tous ces éléments sur la facture d’électricité payée par le consommateur ?&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;La facture d’électricité payée par le consommateur européen inclut trois types de coûts : le coût de l’électricité, le coût de l’utilisation des réseaux et les taxes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette facture est très différente d’un pays à l’autre de l’Union européenne car elle reflète des éléments qui sont spécifiques à chaque pays. &lt;strong&gt;Les évolutions des prix du marché de gros expliquées précédemment n’expliquent donc qu’une partie des évolutions du prix de l’électricité pour le consommateur français, &lt;/strong&gt;ce dernier étant impacté par des choix politiques nationaux, notamment en matière de taxation.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En France, depuis l’ouverture à la concurrence du marché de l’électricité, le consommateur peut opter pour deux grands types de contrats : les &lt;strong&gt;tarifs réglementés de vente&lt;/strong&gt; ou des &lt;strong&gt;offres de marché&lt;/strong&gt;. Les éléments relatifs à la structure et aux évolutions du prix de l’électricité en France, ainsi que les principales causes de ces évolutions de prix sont disponibles sur le site de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE). La CRE est chargée garantir le bon fonctionnement des marchés français de l'énergie au bénéfice du consommateur.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Plus d’informations &lt;/h2&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="https://www.cre.fr/consommateurs/infos-pratiques-et-fiches/debats-sur-lenergie-demeler-le-vrai-du-faux.html"&gt;&lt;span&gt;Débats sur l’énergie - Démêler le vrai du faux | CRE&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;hr&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/non-le-marche-europeen-de-lelectricite-nest-pas-obsolete-2026-03-24_fr#_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Cf. &lt;a href="https://www.acer.europa.eu/sites/default/files/documents/Publications/Final_Assessment_EU_Wholesale_Electricity_Market_Design.pdf"&gt;Final_Assessment_EU_Wholesale_Electricity_Market_Design.pdf&lt;/a&gt; (page 3)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/non-le-marche-europeen-de-lelectricite-nest-pas-obsolete-2026-03-24_fr#_ftnref2"&gt;[2]&lt;/a&gt; &lt;a href="https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_25_2945"&gt;La Commission propose de moderniser les infrastructures énergétiques de l'UE afin de réduire les factures et de renforcer l'indépendance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/non-le-marche-europeen-de-lelectricite-nest-pas-obsolete-2026-03-24_fr#_ftnref3"&gt;[3]&lt;/a&gt; &lt;a href="https://assets.rte-france.com/analyse-et-donnees/2023-09/Bilan%20%C3%A9lectrique%202022%20rapport%20V4%20(1).pdf"&gt;&lt;span&gt;Bilan électrique 2022 rapport V4 (1).pdf&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, pages 55 et 56 &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/non-le-marche-europeen-de-lelectricite-nest-pas-obsolete-2026-03-24_fr#_ftnref4"&gt;[4]&lt;/a&gt; &lt;a href="https://www.consilium.europa.eu/fr/policies/how-did-the-eu-respond-to-the-2022-energy-crisis/"&gt;Comment l'UE a-t-elle réagi à la crise énergétique de 2022? - Consilium&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
</ns0:encoded></item></channel></rss>