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<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/sheet.xsl"?><rss version="2.0"><channel><title>L'Oeil du 20 heures - Actualité, infos et vidéos en direct – franceinfo</title><description>Suivez en direct toute l'actualité 'L'Oeil du 20 heures' : vivez l'info en live, en images et en vidéos. Participez, commentez et partager avec franceinfo en temps réel ! Retrouvez tous nos articles, directs, reportages, témoignages, photos et vidéos sur le thème 'L'Oeil du 20 heures</description><item><title>Qui est Félix Bingui, le chef présumé du clan Yoda, rival de la DZ Mafia à Marseille ?</title><link>https://www.franceinfo.fr/enquetes-franceinfo/qui-est-felix-bingui-le-chef-presume-du-clan-yoda-rival-de-la-dz-mafia-a-marseille_8012399.html</link><ns0:encoded xmlns:ns0="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">&lt;section class="fi-layout-section" morss_own_score="6.605015673981192" morss_score="22.379627629510495"&gt;

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  Qui est Félix Bingui, le chef présumé du clan Yoda, rival de la DZ Mafia à Marseille ?
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    Publié &lt;time&gt;le 18/05/2026 21:43&lt;/time&gt;
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      Mis à jour &lt;time&gt;le 18/05/2026 21:43&lt;/time&gt;
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&lt;img src="https://www.franceinfo.fr/pictures/X7gyizeFrkmISFGn6sziFXcag_M/100x100/filters:format(jpg)/2021/12/14/61b8b9af80532_oeil-du-20-heures.png"&gt;



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&lt;span&gt;Article rédigé par &lt;/span&gt;
&lt;a href="https://www.franceinfo.fr/redaction/france-2/"&gt;France 2&lt;/a&gt;, &lt;a href="https://www.franceinfo.fr/redaction/oeil-du-20-heures/"&gt;L'Oeil du 20 heures&lt;/a&gt;

                   - &lt;span&gt;H. Puffeney, N. Dahan, C. La Rocca, X. Lepetit, G. Vaudry - Édité par l'agence 6Medias&lt;/span&gt;
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          France Télévisions
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&lt;p&gt;
  Il est surnommé "le Chat", propriétaire de plusieurs biens immobiliers à Dubaï, et il a été arrêté au Maroc : Félix Bingui, le chef présumé du clan Yoda, rival de la DZ Mafia, comparaît avec 19 autres prévenus pour trafic, blanchiment, ou encore association de malfaiteurs. "L'Œil du 20h" revient sur l'ascension et la chute de ce caïd du narcotrafic.
&lt;/p&gt;
&lt;div class="c-body" morss_own_score="5.944572748267898" morss_score="29.30595888688176"&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;hr&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="https://www.franceinfo.fr/societe/drogue/marseille-felix-bingui-juge-au-c-ur-de-la-guerre-des-clans-yoda-et-dz-mafia_8011517.html"&gt;Félix Bingui&lt;/a&gt; avait un surnom : "le Chat", une allusion à son prénom, et surtout, à sa discrétion. Jugé ce lundi 18 mai à Marseille (Bouches-du-Rhône) avec 19 autres prévenus, le chef de clan a longtemps été insaisissable, hors de portée des autorités françaises. L'ancien baron de Marseille est né plus au nord, à Alès. Condamné mineur pour des cambriolages, il se lance alors dans le trafic de drogue, et très vite, récupère un point de deal dans le quartier phocéen de la Paternelle. Son signe de ralliement, Yoda, le personnage de Star Wars ; derrière ce sigle, c'est bien lui le chef de réseau, selon les enquêteurs.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;"[Il] a gravi les échelons des réseaux de stupéfiants, du trafic, et à partir du moment où il se retrouvait à la tête, il n'était pas forcément au contact direct des petites mains, comme on dit, ou des acheteurs. Après, il exerçait son pouvoir de commandant patron, entre guillemets, et c'est lui qui, à distance, pouvait diriger le camp Yoda."&lt;/em&gt;, explique Bruno Bartocetti, secrétaire général zone sud du syndicat de police nationale Un1té.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un patron à l'entreprise très rentable. La Paternelle aurait généré 60 000 euros par jour, jusqu'à un client toutes les 30 secondes. De l'argent que Félix Bingui aurait blanchi en France via des sociétés écrans, et à l'étranger, à Dubaï, où il aurait acheté deux très grands appartements. Les juges marseillais notent aussi des dépenses extravagantes : &lt;em&gt;"Son train de vie est en totale inadéquation avec ses revenus légaux déclarés. […] Il voyage beaucoup à l'étranger et fréquente des établissements (hôtels, restaurants, boîtes de nuit) de luxe, y dépensant des sommes particulièrement importantes, 5 000 euros la soirée."&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Une enquête exagérée, selon son avocat&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;L'âge d'or dure deux ans. En 2023, entre les arrestations par la police et une guerre de territoire sanglante contre un clan rival, la DZ Mafia, Félix Bingui perd ses proches et son influence. Il s'éloigne vite au Maroc, avant d'être arrêté à Casablanca. Aujourd'hui poursuivi pour association de malfaiteurs, son avocat dénonce pourtant une enquête exagérée : &lt;em&gt;"De toute façon, un juge professionnel regarde le dossier, il va l'ouvrir. Au départ, il va penser que M. Bingui est quelqu'un d'important. Et ensuite, il va regarder le dossier et se dire qu'il n'y a pas grand-chose. Et c'est vrai qu'il n'y a vraiment pas grand-chose."&lt;/em&gt;, souligne Me Philippe Ohayon.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Entendu cet après-midi sur sa personnalité, Félix Bingui sera à nouveau questionné vendredi prochain par le tribunal. Il continue de nier les faits.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;






&lt;/section&gt;
</ns0:encoded></item><item><title>PAC : comment la famille royale émiratie bénéficie de subventions agricoles en Europe</title><link>https://www.franceinfo.fr/monde/europe/pac-comment-la-famille-royale-emiratie-beneficie-de-subventions-agricoles-en-europe_8004380.html</link><ns0:encoded xmlns:ns0="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">&lt;section class="fi-layout-section" morss_own_score="6.538461538461538" morss_score="22.391932893092985"&gt;

&lt;h1&gt;
  
  PAC : comment la famille royale émiratie bénéficie de subventions agricoles en Europe
&lt;/h1&gt;





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    Publié &lt;time&gt;le 15/05/2026 11:39&lt;/time&gt;
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      Mis à jour &lt;time&gt;le 15/05/2026 11:39&lt;/time&gt;
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&lt;img src="https://www.franceinfo.fr/pictures/X7gyizeFrkmISFGn6sziFXcag_M/100x100/filters:format(jpg)/2021/12/14/61b8b9af80532_oeil-du-20-heures.png"&gt;



&lt;div&gt;
&lt;span&gt;Article rédigé par &lt;/span&gt;
&lt;a href="https://www.franceinfo.fr/redaction/france-2/"&gt;France 2&lt;/a&gt;, &lt;a href="https://www.franceinfo.fr/redaction/oeil-du-20-heures/"&gt;L'Oeil du 20 heures&lt;/a&gt;

                   - &lt;span&gt;L. Beaujour, H. Puffeney, S. Desjars, M. Sura-Gomez, S. Guillemot, G. Beaufils, T. Mongellaz, X. Lepetit, G. Vaudry. Édité par l'agence 6Medias&lt;/span&gt;
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          France Télévisions
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&lt;p&gt;
  La famille royale des Émirats arabes unis, parmi les plus riches au monde, bénéficie pourtant de millions d’euros de subventions agricoles européennes. En cause : d’immenses exploitations en Europe financées par la PAC. Un système qui interroge Bruxelles et relance le débat sur le partage des aides.
&lt;/p&gt;
&lt;div class="c-body" morss_own_score="5.860788863109049" morss_score="32.68771194003212"&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;hr&gt;&lt;p&gt;La famille de Mohammed ben Zayed Al Nahyane est l'une des plus riches du monde : 300 milliards de dollars grâce au pétrole. Le dirigeant des Émirats arabes unis n'a pas grand-chose d'un agriculteur. Et pourtant, la famille royale touche d'énormes subventions de la PAC, &lt;a href="https://france3-regions.franceinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/ardeche/pac-obligation-de-retrouver-les-proprietaires-des-parcelles-agricoles-une-nouvelle-regle-qui-met-en-peril-l-exploitation-de-trop-nombreux-agriculteurs-3347182.html"&gt;la politique agricole commune&lt;/a&gt;. On vous explique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C'est la plus grande ferme de toute l'Union européenne, Agricost. Elle est située en Roumanie et s'étend sur 57 000 hectares, soit 5 fois la taille de Paris. Et comme les aides européennes sont calculées en fonction de la superficie des exploitations, elle reçoit beaucoup d'argent. On a fait les calculs : 10,5 millions d'euros, rien que sur l'année 2024.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Des subventions européennes qui interrogent&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Le propriétaire de la ferme, le géant agro-industriel Aldahra, est un groupe contrôlé par la famille royale émiratie, selon l'enquête des journalistes du consortium Desmog. Au total, les Émirats arabes unis ont acheté des terres dans trois pays européens : la Roumanie, mais aussi l'Espagne et l'Italie. Sur six ans, entre 2019 et 2024, la famille royale émiratie a ainsi perçu 71 millions d'euros de subventions. Des montants qui mettent la Commission européenne mal à l'aise. Le 7 mai dernier, Louise Bogey, porte-parole pour l'agriculture à la Commission européenne, déclarait :&lt;em&gt; "La Commission reconnaît que l'aide aux revenus doit être mieux ciblée."&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La production de ces fermes est envoyée aux Émirats arabes unis, car le pays ne possède pas suffisamment de terres agricoles pour se nourrir et doit importer 90 % de son alimentation. Nous avons contacté leur ambassade, qui nous a demandé de leur envoyer un email. Le mail a été envoyé, sans réponse pour l'instant. Les sociétés Aldahra et Agricost ne nous ont pas répondu non plus, comme aux journalistes du consortium.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour David Cormand, eurodéputé Les Écologistes, c'est tout le mode de calcul des subventions européennes qu'il faut revoir. Il explique : &lt;em&gt;"C'est scandaleux que des ultra-milliardaires touchent de l'argent public. Mais ce qui est encore plus scandaleux, c'est que la façon dont sont calculées ces aides est une sorte de pouce aux crimes. Il faut passer d'une aide à l'hectare à une aide à l'unité productive pour aider une agriculture plus paysanne, plus familiale, avec des exploitations moins grandes."&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La Commission européenne propose de plafonner les aides à partir de 2028 : 100 000 euros maximum par an et par bénéficiaire. C'est cent fois moins que ce que touche la famille royale émiratie pour son exploitation en Roumanie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;






&lt;/section&gt;
</ns0:encoded></item><item><title>Ve République : pourquoi le président conserve un large pouvoir de nomination</title><link>https://www.franceinfo.fr/politique/ve-republique-pourquoi-le-president-conserve-un-large-pouvoir-de-nomination_8000237.html</link><ns0:encoded xmlns:ns0="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">&lt;section class="fi-layout-section" morss_own_score="6.406911928651059" morss_score="21.962010295630613"&gt;

&lt;h1&gt;
  
  Ve République : pourquoi le président conserve un large pouvoir de nomination
&lt;/h1&gt;





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    Publié &lt;time&gt;le 12/05/2026 23:04&lt;/time&gt;
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      Mis à jour &lt;time&gt;le 13/05/2026 12:15&lt;/time&gt;
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        Temps de lecture : 3min - vidéo : 3min
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&lt;img src="https://www.franceinfo.fr/pictures/X7gyizeFrkmISFGn6sziFXcag_M/100x100/filters:format(jpg)/2021/12/14/61b8b9af80532_oeil-du-20-heures.png"&gt;



&lt;div&gt;
&lt;span&gt;Article rédigé par &lt;/span&gt;
&lt;a href="https://www.franceinfo.fr/redaction/france-2/"&gt;France 2&lt;/a&gt;, &lt;a href="https://www.franceinfo.fr/redaction/oeil-du-20-heures/"&gt;L'Oeil du 20 heures&lt;/a&gt;

                   - &lt;span&gt;Q. Baulier, H. Puffeney, G. Messina, X. Lepetit, A. Lopz, G. Vaudry Édité par l'agence 6Medias&lt;/span&gt;
&lt;/div&gt;

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          France Télévisions
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&lt;p&gt;
  Entre tradition républicaine et soupçons de verrouillage politique, les nominations aux plus hautes institutions relancent le débat sur le pouvoir présidentiel. De Chirac à Macron, tous promettent la retenue. Mais une fois à l’Élysée, la pratique du pouvoir semble souvent rattraper les engagements de campagne.
&lt;/p&gt;
&lt;div class="c-body" morss_own_score="5.473833097595474" morss_score="46.598833097595474"&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;hr&gt;&lt;p&gt;C'est la valse &lt;a href="https://www.franceinfo.fr/politique/emmanuel-macron/c-est-la-regle-pas-l-exception-emmanuel-macron-abuse-t-il-davantage-que-ses-predecesseurs-de-son-pouvoir-de-nomination-avant-la-fin-de-son-mandat_7986809.html"&gt;des nominations aux plus hauts postes de l'État&lt;/a&gt;. Amélie de Montchalin à la Cour des comptes, Emmanuel Moulin proposé à la Banque de France, Richard Ferrand installé au Conseil constitutionnel. Tous des proches du président Macron. L'opposition s'insurge contre ce qu'elle appelle un verrouillage des institutions. C'est pourtant une tradition aussi vieille que la République.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Des promesses de campagne rarement tenues&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;En campagne, tous les candidats le jurent. Pas question d'abuser de leur super pouvoir de nomination une fois à l'Élysée. Jacques Chirac, en 1995, déclarait :&lt;em&gt; "Nous avons assisté, au fil des temps, à une dérive monarchique des institutions."&lt;/em&gt; Même promesse pour François Hollande face à Nicolas Sarkozy, où il affirmait : &lt;em&gt;"Je déplore également que durant le quinquennat qui s'achève, il a été procédé à des nominations partisanes, parfois issues des cercles les plus proches, les plus intimes, voire des obligés. Ce n'est pas ma conception."&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ces deux candidats ont-ils tenu leurs promesses ? Pas vraiment, selon l'auteur d'une enquête sur le sujet. Exemple avec Jacques Chirac, en fin de mandat.&lt;em&gt; "Quand Jacques Chirac, président de la République, nomme à quelques semaines de l'élection présidentielle l'un de ses plus proches, Jean-Louis Debré, à la tête du Conseil constitutionnel, c'est vécu aussi par Nicolas Sarkozy comme une forme d'affront, puisque c'est finalement l'un de ses ennemis. Et il va devoir faire avec Jean-Louis Debré tout au long de son mandat&lt;/em&gt;", explique Michaël Moreau, journaliste et auteur de "Sa majesté nomme" aux éditions Robert Laffont.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Un pouvoir présidentiel très encadré… en théorie&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;François Hollande, lui, nomme son ancien ministre Laurent Fabius au Conseil constitutionnel et François Villeroy de Galhau à la Banque de France. Contacté, l'ancien président nous assure les avoir choisis en fonction de leur qualité et de leur impartialité. Ce pouvoir est-il encadré ? Dans la Constitution, il tient en un article. &lt;em&gt;"Le président nomme aux emplois civils et militaires de l'État."&lt;/em&gt; Une formulation large qui permet un usage extensif, estime Anne-Charlène Bezzina, constitutionnaliste et docteure en droit public : &lt;em&gt;"La pratique de cet article 13 a été quand même assez sensiblement dévoyée, puisque cet article 13 ne donne pas la liste de tous les emplois. Pendant 65 ans de pratique, la Ve République n'a fait qu'ajouter à la liste des nominations. Si on était autour de 60 à 70 postes au début, on est plutôt autour de trois à quatre cents aujourd'hui."&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En 2008, Nicolas Sarkozy a mis en place une forme de contrôle. Mais pour rejeter une nomination, il faut une majorité de trois cinquièmes des parlementaires. Dans les faits, cela n'est arrivé qu'une seule fois.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui, c'est le calendrier de certaines nominations présidentielles qui fait réagir. Des chefs d'institutions libèrent leurs postes de manière anticipée. Faut-il y voir une manœuvre politique ? L'ex-gouverneur François Villeroy de Galhau quittera la Banque de France un an et demi avant la fin de son mandat. Pour des raisons personnelles, nous assure-t-il. En revanche, Pierre Moscovici, ancien premier président de la Cour des comptes, assume, lui, la dimension politique de son départ accéléré. Il l'a confié à L'Œil du 20h : &lt;em&gt;"Je souhaitais que mon successeur soit nommé par Emmanuel Macron et non pas par le représentant éventuel d'un parti qui pourrait faire un usage plus illibéral de cette nomination."&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'Élysée réfute toute tentative de verrouillage de l'État dans la perspective d'une victoire d'un RN en 2027 :&lt;em&gt; "Le président ne fait pas ses nominations en fonction des hypothétiques résultats aux futures élections." &lt;/em&gt;Le palais ajoute que le président nomme sur des critères objectifs de légitimité, de compétence et de pertinence.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Parmi nos sources :&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Sa majesté nomme&lt;/em&gt;, Michael Moreau, aux éditions Robert Laffont&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="https://ecm.univ-paris1.fr/nuxeo/site/esupversions/07fab229-6ad0-4ec4-a3c6-e0cf3f476e59"&gt;"La compétence de nomination du président de la Cinquième République", thèse de droit public soutenue par Lucie Sponchiado le 8 juillet 2015&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Anne-Charlène Bezzina : constitutionnaliste, chercheuse associée au Centre de recherches politiques (CEVIPOF). A &lt;/p&gt;&lt;p&gt;participé à une réunion publique organisée par Manuel Valls (janvier 2026). &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Liste non-exhaustive&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;






&lt;/section&gt;
</ns0:encoded></item><item><title>L'IA militaire, une arme redoutable qui gagne du terrain</title><link>https://www.franceinfo.fr/enquetes-franceinfo/l-ia-militaire-une-arme-redoutable-qui-gagne-du-terrain_7999712.html</link><ns0:encoded xmlns:ns0="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">&lt;section class="fi-layout-section" morss_own_score="6.690265486725664" morss_score="22.463665412733807"&gt;

&lt;h1&gt;
  
  L'IA militaire, une arme redoutable qui gagne du terrain
&lt;/h1&gt;





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    Publié &lt;time&gt;le 12/05/2026 14:49&lt;/time&gt;
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      Mis à jour &lt;time&gt;le 12/05/2026 14:49&lt;/time&gt;
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        Temps de lecture : 4min - vidéo : 5min
  &lt;/span&gt;









&lt;img src="https://www.franceinfo.fr/pictures/X7gyizeFrkmISFGn6sziFXcag_M/100x100/filters:format(jpg)/2021/12/14/61b8b9af80532_oeil-du-20-heures.png"&gt;



&lt;div&gt;
&lt;span&gt;Article rédigé par &lt;/span&gt;
&lt;a href="https://www.franceinfo.fr/redaction/france-2/"&gt;France 2&lt;/a&gt;, &lt;a href="https://www.franceinfo.fr/redaction/oeil-du-20-heures/"&gt;L'Oeil du 20 heures&lt;/a&gt;

                   - &lt;span&gt;Q. Baulier, L. Beaujour, G. Messina, A. Lepetit, A. Lopez, G. Vaudry. Édité par l'agence 6Medias&lt;/span&gt;
&lt;/div&gt;

&lt;span&gt;

                    
                                                                
                    
          
          
          
          
                    
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&lt;p&gt;
  Souvenez-vous de cette image du premier jour de guerre au Moyen Orient, le 28 février dernier : une école de filles en Iran, détruite par des frappes américaines. Des frappes qui avaient fait plus de 150 morts. Aujourd'hui, on se demande si ce n'était pas une erreur de l'intelligence artificielle. Car l'IA n'a jamais été autant utilisée sur les terrains de guerre, elle décide quelle cible frapper, remplace les experts militaires et appuie même sur la gâchette. Enquête saisissante de "L'Œil du 20h".
&lt;/p&gt;
&lt;div class="c-body" morss_own_score="5.880133185349612" morss_score="58.95862435709921"&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;hr&gt;&lt;p&gt;Si on vous disait que l’art de guerre n’était plus l’œuvre de militaires, mais de milliardaires de la tech comme, Alex Karp, le patron du géant des données Palantir ?&lt;em&gt; "Je ne pense pas en victoire ou en défaite, je pense en domination"&lt;/em&gt;, avouait ce dernier dans une interview télévisée. Désormais, ce sont leurs programmes d’intelligence artificielle qui choisissent les &lt;a href="https://www.franceinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/guerre-en-iran-washington-face-a-l-embarras-apres-le-bombardement-de-l-ecole-de-minab_7858895.html"&gt;cibles&lt;/a&gt;, et peuvent même conduire les opérations. Mais l’IA n’est pas infaillible. "L’Œil" a enquêté sur ces logiciels vertigineux qui guident les frappes américaines au Moyen-Orient.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Le redoutable Maven Smart System&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Le 28 février, les États-Unis attaquent l’Iran : sur les 12 premières heures de guerre, un objectif est frappé toutes les 45 secondes. Au total, 1 500 en 24h. Plus de 15.000 à ce jour. Une profusion de cibles, pour beaucoup désignées par l’intelligence artificielle : le Pentagone s’en vante même publiquement, quelques jours après le début du conflit, par la voix de son monsieur IA, avec démonstration en direct du logiciel : Maven.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;"On passe de détecter la cible à comment on la traite, avec quoi on la frappe, le tout, avec un seul logiciel : c’est révolutionnaire. Il s’appelle Maven Smart System."&lt;/em&gt;, explique alors Cameron Stanley, directeur de l’intelligence artificielle - Département de la Défense américaine.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Comment fonctionne Maven ? Il fusionne jusqu’à 150 sources de données différentes : vidéosurveillance, images aériennes et satellites, détection radar, écoutes téléphoniques, réseaux sociaux, ou renseignement humain. Rien n’échappe à ses capteurs. Si l’IA estime qu’un homme repéré par drone est une cible d’intérêt, elle va proposer plusieurs moyens de l’éliminer, et peut même calculer les risques de victimes civiles collatérales. Le militaire n’a plus qu’à refuser ou approuver. C’est la seule validation humaine.&lt;em&gt;"Voici comment on fait : clic gauche, clic droit, clic gauche : par magie, ça devient une cible."&lt;/em&gt;, détaille Cameron Stanley.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;"Cela permet aux humains de traiter bien plus d'informations qu'auparavant"&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Le père de Maven est un général 3 étoiles, Jack Shanahan. Désormais retraité, il a accepté de nous raconter comment il a converti le Pentagone à l’IA.&lt;em&gt; "Cela permet aux humains de traiter bien plus d'informations qu'auparavant. C’est très utile pour identifier des cibles que les humains n'auraient pas pu repérer en moins de quelques mois, car il est très difficile de trier toutes les sources d'information et de déterminer quelles cibles sont légitimes et lesquelles ne le sont pas."&lt;/em&gt;, souligne l'ancien directeur de l'IA pour le Pentagone.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Là où un régiment mobilisait 2 000 analystes, grâce à Maven, il n’en faut plus que 50. Pour développer le logiciel, le Pentagone a eu besoin des sociétés privées de la Silicon Valley. Google, d’abord : mais dès 2018, ses ingénieurs sont effrayés par les dérives possibles, et forcent la direction à jeter l’éponge. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un autre champion de la tech récupère alors le programme : Palantir, leader dans l’analyse de données et la surveillance, qui revendique une éthique belliqueuse bien à elle : "Palantir : des logiciels qui dominent". En moins de 10 ans,  Maven devient un logiciel à la puissance quasi infinie : &lt;em&gt;"Nous sommes capables d'identifier et d'éliminer nos adversaires d'une manière plus précise, plus rapide et plus meurtrière que quiconque dans le monde"&lt;/em&gt;, promettait Alex Karp, PDG de Palantir Technologies, en 2024 sur CNBS.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Le drame de l'école de Minab, une faille du système ?&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Mais que se passe-t-il si le logiciel se trompe ? Une tragédie jette le trouble : le bombardement de l’école de Minab, dans le sud de l’Iran. Un total de 155 morts, dont une majorité de jeunes écolières, dans une bavure probable de l’armée américaine au premier jour de la guerre. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les cartes utilisées n’étaient pas à jour, et indiquaient par erreur que le bâtiment de l’école faisait partie d’une base militaire. L’intelligence artificielle est-elle en cause ? Une enquête est toujours en cours, nous assure le Pentagone. Mais la question taraude jusqu’au créateur de Maven : &lt;em&gt;"Je vous le dis, il y a des analystes qui ne dorment plus à propos ce qu’il s’est passé en Iran. Je vous promets, personne ici ne se dit :&lt;/em&gt; 'okay, c’était une école, ça a foiré'&lt;em&gt;. Il y a des gens qui vont y penser toutes les nuits."&lt;/em&gt;, nous assure Jack Shanahan.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;S'interroge-t-il sur les possibilités du système qu'il a créé ? &lt;em&gt;"Je commence à me demander  : est-ce que ça peut faire des choses que je n’avais pas prévues ? La réponse, de plus en plus, c’est oui."&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une récente étude britannique a fait s’affronter des modèles d’IA dans des simulations de conflits. Claude, Chat GPT, ou Gemini, à la tête d’armées virtuelles. Le résultat a effaré ses auteurs : dans 95 % des cas, elles proposaient d’avoir recours à l’arme nucléaire. Malgré cela, dans le monde entier, la course à l’IA militaire est effrénée. Lors d’un récent conseil de défense, Emmanuel Macron d’ailleurs a insisté sur la nécessité, pour la France, d’accélérer dans ce domaine.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Parmi nos sources :&lt;/h2&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://cset.georgetown.edu/publication/building-the-tech-coalition/"&gt;Rapport&lt;/a&gt; de l’université Georgetown sur le nombre d’analystes avant/après l’utilisation de l’IA&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://arxiv.org/pdf/2602.14740"&gt;Étude&lt;/a&gt; du King’s Collège de Londres sur des simulations de conflits par IA&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://dodcio.defense.gov/Portals/0/Documents/Project%20Maven%20DSD%20Memo%2020170425.pdf"&gt;Article&lt;/a&gt; de Kevin Baker sur la Kill Chain et l’IA militaire&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Interventions / interviews d’Alex Karp, le PDG de Palantir &lt;a href="https://www.youtube.com/watch?v=sDtltYnbJT8"&gt;1&lt;/a&gt;, &lt;a href="https://youtu.be/KZWB5XGZy-Q?t=336"&gt;2&lt;/a&gt;, &lt;a href="https://youtu.be/loUkPwrdA2Y?t=516"&gt;3&lt;/a&gt;. &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://dodcio.defense.gov/Portals/0/Documents/Project%20Maven%20DSD%20Memo%2020170425.pdf"&gt;Memorandum&lt;/a&gt; du département de la défense sur le lancement de Maven. &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://www.war.gov/Multimedia/Videos/videoid/992829/"&gt;Discours&lt;/a&gt; du secrétaire d’État à la Guerre sur l’utilisation de l’IA.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Liste non exhaustive.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;






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