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<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/sheet.xsl"?><rss version="2.0"><channel><title>L'Oeil du 20 heures - Actualité, infos et vidéos en direct – franceinfo</title><description>Suivez en direct toute l'actualité 'L'Oeil du 20 heures' : vivez l'info en live, en images et en vidéos. Participez, commentez et partager avec franceinfo en temps réel ! Retrouvez tous nos articles, directs, reportages, témoignages, photos et vidéos sur le thème 'L'Oeil du 20 heures</description><item><title>Stockage des déchets, lois complexes… L’impossible démantèlement des centrales nucléaires</title><link>https://www.franceinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/stockage-des-dechets-lois-complexes-l-impossible-demantelement-des-centrales-nucleaires_7959866.html</link><ns0:encoded xmlns:ns0="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">&lt;section class="fi-layout-section" morss_own_score="6.628318584070796" morss_score="22.227379616934645"&gt;

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  Stockage des déchets, lois complexes… L’impossible démantèlement des centrales nucléaires
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    Publié &lt;time&gt;le 23/04/2026 23:24&lt;/time&gt;
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&lt;span&gt;Article rédigé par &lt;/span&gt;
&lt;a href="https://www.franceinfo.fr/redaction/france-2/"&gt;France 2&lt;/a&gt;, &lt;a href="https://www.franceinfo.fr/redaction/oeil-du-20-heures/"&gt;L'Oeil du 20 heures&lt;/a&gt;

                   - &lt;span&gt;H. Puffeney, G. Messina, X. Lepetit, G. Vaudry - Édité par l'agence 6Medias&lt;/span&gt;
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          France Télévisions
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&lt;p&gt;
  Partout dans le monde, on évoque de nouveaux réacteurs nucléaires. Le sommet de Paris, le 10 mars dernier, l’a encore montré. Pendant qu'on promet de relancer l'atome, que fait-on des anciennes centrales ? En France, leur démantèlement reste un chantier long, coûteux et complexe. C’est le cas à Chinon (Indre-et-Loire).
&lt;/p&gt;
&lt;div class="c-body" morss_own_score="5.864788732394366" morss_score="37.7783525621816"&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;hr&gt;&lt;p&gt;Pour le gouvernement et Emmanuel Macron, le nucléaire, c'est l'avenir. L'exécutif se réjouit de la construction de six nouvelles centrales EPR (réacteur pressurisé européen) sur le sol français.&lt;em&gt; "La France reprend ses grands travaux en matière de nucléaire. Merci à tous. Vive le nucléaire, vive la République et vive la France"&lt;/em&gt;, déclare-t-il. On parle moins, en revanche, des anciens réacteurs, trop vieux, à l'arrêt. Ce sont des vestiges radioactifs dont la France a bien du mal à se débarrasser.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Des délais de retard toujours plus longs&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;L'Hexagone compte une quarantaine &lt;a href="https://www.franceinfo.fr/environnement/energie/nucleaire/"&gt;d'installations nucléaires&lt;/a&gt; à démolir. Elles sont détenues par Orano, le CEA, le Commissariat à l'Énergie Atomique, mais c'est EDF qui a les plus gros chantiers, en tout 11 réacteurs à détruire. Il y en a par exemple à Fessenheim (Haut-Rhin) ou à Chinon (Indre-et-Loire). Le site EDF est toujours actif, mais derrière des grilles, trois réacteurs sont en fait arrêtés depuis les années 80. Trois réacteurs d'une technologie ancienne, aujourd'hui abandonnée.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans les années 2000, sous la pression des autorités, la décision est prise de les démanteler au plus vite. Le chantier commence. Et devant nos caméras, EDF fait une promesse. "Quand tout sera démonté, nous avons l'engagement de remettre en gazon", affirme un responsable EDF. L'entreprise donne même une date pour ce retour au gazon dans un communiqué de presse de l'époque qu'une association a retrouvé pour les équipes de l’Œil du 20 heures. "EDF a décidé d'accélérer la déconstruction pour l'achever d'ici à 2025", est-il écrit.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Chinon est bien mentionné, alors pourquoi un tel retard ? Jean-Claude Renoux, ancien employé du site et désormais membre de l’association ASPIE (l'association pour la santé, la protection et l'information sur l'environnement), a son explication au bel optimisme de son ex-employeur. "C'est comme partout, pour toutes ces industries, on a tendance à rassurer. C'est sûr que si, dès le départ, on dit aux gens : "ça va être le cirque, on ne sait pas comment faire", les gens vont commencer par avoir la trouille", affirme-t-il.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Contacté, EDF n'a pas répondu précisément sur le retard pris à Chinon. Le géant du nucléaire explique que ces travaux sont complexes et nécessitent des outils spécifiques. Il faut créer les robots, par exemple, et cela prend du temps. Le démantèlement de Chinon, prévu pour 2025, s'achèvera au mieux en 2060, et il y a plus long. À Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher), les réacteurs seront détruits en 2100, au 22e siècle.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Les contraintes du démantèlement nucléaire&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Des chantiers difficiles, encadrés par des lois complexes. Par téléphone, c'est ce que raconte un haut fonctionnaire spécialiste du dossier : &lt;em&gt;"La réglementation nucléaire est hyper-protectrice. Il faut faire des analyses de sûreté, il faut faire des études de risque. Il y a vraiment des dossiers qui sont d'une complexité... et tout ça, ça prend énormément de temps. Tout le monde prend tellement de précautions avant de dire oui, que, entre le délai qui était prévu initialement et le délai définitif, c'est souvent du simple au double."&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Autre contrainte, les déchets du démantèlement. Les équipes de l’Œil du 20 heures ont pu tourner dans un centre de stockage au cœur d'une forêt dans l'Aube. Ce matin-là, ce camion venu d'un site nucléaire en train d'être démoli ramène une cargaison. Elle est contrôlée, déchargée, inspectée avant de rejoindre de grandes tranchées. Ce sont des gravats issus de démantèlement, des pièces de métal très faiblement contaminées qui sont stockées. Les objets plus radioactifs, comme le graphite présent à Chinon, ne peuvent pas y être accueillis, et c'est le problème. Certains déchets n'ont pas de lieu définitif pour les stocker. &lt;em&gt;"Pour cela, effectivement, comme on n'a pas &lt;/em&gt;&lt;a href="https://www.franceinfo.fr/environnement/energie/nucleaire/dechets-nucleaires-a-bure/"&gt;&lt;em&gt;le centre de stockage&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;, la question se pose : est-ce qu'on déconstruit, on met des colis de déchets en entreposage dans l'attente d'un stockage, ou est-ce qu'on ne peut pas ralentir un peu la déconstruction pour être plus près de la mise en service du stockage ?"&lt;/em&gt;, résume Patrice Torres, directeur des opérations industrielles - Andra. Ce travail de démantèlement a enfin un coût toujours plus élevé. La Cour des comptes a chiffré la facture à 46 milliards d'euros, dont 27 à la charge d'EDF.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;






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</ns0:encoded></item><item><title>Russie, narcotrafic, darknet... Plongée dans les coulisses du très discret service espion des douanes françaises</title><link>https://www.franceinfo.fr/societe/armee-securite-defense/enquete-russie-narcotrafic-darknet-plongee-dans-les-coulisses-du-tres-discret-service-espion-des-douanes-francaises_7926137.html</link><ns0:encoded xmlns:ns0="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">&lt;section class="fi-layout-section" morss_own_score="6.724321447578499" morss_score="23.648509173210268"&gt;

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    Enquête
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  Russie, narcotrafic, darknet... Plongée dans les coulisses du très discret service espion des douanes françaises
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&lt;img src="https://www.franceinfo.fr/pictures/X7gyizeFrkmISFGn6sziFXcag_M/100x100/filters:format(jpg)/2021/12/14/61b8b9af80532_oeil-du-20-heures.png"&gt;



&lt;div&gt;
&lt;span&gt;Article rédigé par &lt;/span&gt;
&lt;a href="https://www.franceinfo.fr/redaction/oeil-du-20-heures/"&gt;L'Oeil du 20 heures&lt;/a&gt;

                   - &lt;span&gt;Hugo Puffeney&lt;/span&gt;
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          France Télévisions
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    Publié &lt;time&gt;le 20/04/2026 06:00&lt;/time&gt;
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      Mis à jour &lt;time&gt;le 20/04/2026 12:09&lt;/time&gt;
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        Temps de lecture : 11min
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&lt;figure&gt;

&lt;img src="https://www.franceinfo.fr/pictures/aid4r-Zn6mqGjVQyeF6U4J169is/246x0:4726x4480/100x100/filters:format(jpg)/2026/04/14/69de4c640dd7b420385762.jpg"&gt;

&lt;figcaption&gt;Le bâtiment de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), ici photographié le 27 août 2024. &lt;span&gt;(MOHAMAD SALAHELDIN ABDELG ALSAYE / ANADOLU / AFP)&lt;/span&gt;&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;


&lt;p&gt;
  Moins connue que d'autres services de renseignement, la DNRED joue un rôle clé dans la lutte contre les trafics ou encore le contournement des sanctions internationales. Franceinfo a pu rencontrer certains de leurs agents, normalement tenus au plus grand secret.
&lt;/p&gt;
&lt;div class="c-body" morss_own_score="5.8483754512635375" morss_score="83.64825565615449"&gt;&lt;p&gt;Jamais Julie* n'avait parlé à un journaliste et pourtant elle paraît à l'aise lors de notre rencontre. Le lieu de l'entretien y est pour beaucoup. Attablée à l'arrière-salle d'une brasserie parisienne, elle est ici dans son second bureau, ce genre d'endroits &lt;em&gt;"neutres"&lt;/em&gt;, où elle&lt;em&gt; "traite"&lt;/em&gt; avec des &lt;em&gt;"sources humaines"&lt;/em&gt;. C'est le jargon de cette douanière, chargée de discuter avec des informateurs, ceux qui côtoient les criminels ou les terroristes. Son employeur est la très discrète Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;"J'interviens au tout début d'une affaire"&lt;/em&gt;, explique-t-elle. Une simple plaque d'immatriculation ou une adresse peuvent ainsi lancer des enquêtes. Parmi ses réussites, elle évoque l'arrestation, à un péage, d'une voiture remplie de 350 kg de cannabis et remontant d'Espagne. &lt;em&gt;"Me dire qu'on a fait un dossier grâce à mon renseignement, c'est gratifiant"&lt;/em&gt;, déclare Julie, &lt;em&gt;"mais il faut trouver le juste milieu et ne pas faire n'importe quoi avec les sources".&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Deux règles sont immuables. Premièrement, les "aviseurs" ne doivent jamais participer aux méfaits, de près ou de loin. Deuxièmement, ces informateurs sont payés si les renseignements donnés sont fiables. &lt;em&gt;"Dès le départ, c'est prévu de rémunérer nos sources. Même si elles ne sont pas motivées par cela quand elles nous parlent, on les prévient tout de suite."&lt;/em&gt; C'est légal, financé par un fonds spécial gouvernemental ; les montants sont, eux, confidentiels. Malgré notre insistance, le secret de l'Etat l'emporte sur la transparence. &lt;em&gt;"Il faut être honnête, les sources ne sont pas déçues. En douanes, on paye bien"&lt;/em&gt;, concède-t-elle. Ces paiements en liquide, remis dans des enveloppes, atteindraient parfois plusieurs milliers d'euros. &lt;em&gt;"Tout est possible."&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Un service qui cherche à s'étoffer&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;L'argent ne fait pas tout. Pour mettre en confiance ces informateurs, qui risquent leur vie s'ils sont confondus, elle n'a pas de méthode préétablie, mais agit au &lt;em&gt;"feeling"&lt;/em&gt;. Et cela diffère selon leur genre. &lt;em&gt;"Pour les femmes, c'est compliqué. Je me considère parfois comme une assistante sociale, car on parle beaucoup de leur vie privée avant d'échanger librement." &lt;/em&gt;Et les hommes ? Rire gêné. &lt;em&gt;"Ils veulent impressionner, se vanter, &lt;/em&gt;décrit Julie&lt;em&gt;. Ils disent souvent avoir beaucoup d'informations, mais il faut faire le tri, et se concentrer sur l'essentiel."&lt;/em&gt; Objectif : les faire parler, sans parler de soi. Une discipline valable aussi dans sa vie privée, avec ses proches.&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;"Certains savent que je suis douanière, mais ils pensent que je fais du contrôle routier."&lt;/p&gt;&lt;cite&gt;Julie, agente de la DNRED&lt;/cite&gt;&lt;p&gt;à franceinfo&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;Julie travaille dans une antenne du Grand Est, mais la majorité des employés de la DNRED opèrent au siège d'Ivry, en région parisienne. Pour y pénétrer et organiser notre reportage, il a fallu plusieurs rencontres préalables, un accord ministériel, et des conditions strictes, dont celle d'être accompagnés en permanence par une membre du cabinet de direction. Si ce service a accepté de nous entrouvrir exceptionnellement ses portes, c'est qu'il a un impératif de notoriété pour pouvoir recruter. La DNRED compte moins de 800 agents, alors que ses missions ne cessent de s'élargir. Une unité de renseignement fiscal, composée de 100 enquêteurs spécialisés, doit ainsi voir le jour mais, selon nos informations, la plupart des postes n'ont toujours pas été pourvus à ce jour. Des difficultés déjà pointées par&lt;a href="https://www.ccomptes.fr/fr/documents/73273"&gt;la Cour des comptes fin 2024&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;La Russie au cœur des enquêtes&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;La DNRED mise donc sur de jeunes profils pour étoffer ses rangs. Alma* peut en témoigner. Elle n'a fait que quelques années en douanes classiques avant d'arriver à la DNRED, au sein d'un service spécialisé dans la contrebande économique. Cette enquêtrice doit repérer les exportations illicites d'armes, mais aussi de biens à double usage, comme des composants électroniques qui peuvent servir autant aux lave-linges qu'aux têtes de missiles. La Russie est bien sûr sa principale source de préoccupation. &lt;em&gt;"Ce ne sont pas ces matériels qui sont problématiques, c'est la destination. Et depuis la guerre en Ukraine, on sait qu'ils servent contre la population ukrainienne",&lt;/em&gt; explique Alma.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle raconte ainsi avoir commencé à pister des exportations de semi-conducteurs, appelés "wafers", vers l'industrie de guerre russe, à l'automne 2023. Les vendre à la Russie est en effet interdit depuis 2022 et le début de la guerre en Ukraine. Elle remarque alors les drôles de pratiques d'une société française.&lt;em&gt; "Avant 2022, cette société exportait directement vers la Russie. Et comme par hasard, dès que les sanctions sont appliquées, on voit apparaître tout un tas de nouveaux destinataires qu'on ne connaît pas, situés en Chine, au Kazakhstan, en Turquie... En général, ici, on se méfie des coïncidences !", &lt;/em&gt;raconte-t-elle&lt;em&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Commence un travail de fourmi pour prouver que, derrière ces pays rebonds, le véritable acheteur est russe. En épluchant les déclarations douanières, Alma recense une dizaine de livraisons, d'une valeur&lt;em&gt;"pays de destination"&lt;/em&gt;, il est inscrit &lt;em&gt;"Russie"&lt;/em&gt;, et l'indicatif &lt;em&gt;"RU"&lt;/em&gt; figure à la ligne précédente. Une boulette des contrebandiers.&lt;/p&gt;
&lt;figure&gt;

&lt;img src="https://www.franceinfo.fr/pictures/heif9fY1tQ0RDwPwstW4nPikd1U/0x0:3840x2160/fit-in/720x/filters:format(jpg)/2026/04/16/69e0f21ff3848177682720.jpg"&gt;

&lt;figcaption&gt;Sur ce document, fourni et anonymisé par la DNRED, un colis est présenté comme envoyé en Turquie, mais le pays de destination est désigné comme la Russie, pourtant visée par des sanctions. &lt;span&gt;(DNRED / FRANCE TELEVISIONS)&lt;/span&gt;&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;L'actionnariat mouvant de l'entreprise interpelle aussi Alma. &lt;em&gt;"Peu avant le début de la guerre, la société française est rachetée par une entreprise allemande qui elle-même est rachetée par une société située au Kazakhstan"&lt;/em&gt;, précise-t-elle. En tirant le fil, la DNRED comprend que les Kazakhs sont détenus par une maison mère... russe.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un cas d'école de prédation économique, selon elle.&lt;em&gt; "On a un savoir-faire, on a des pépites technologiques, donc forcément on attire les sociétés étrangères." &lt;/em&gt;Quand ils doivent s'expliquer face aux douaniers, les Français vendant illégalement ces biens se disent parfois sans solutions.&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;"C'est le commerce, certains privilégient la survie de leur entreprise. Ils doivent continuer de vendre, et font donc le choix de travailler avec la Russie."&lt;/p&gt;&lt;cite&gt;Alma, agente de la DNRED&lt;/cite&gt;&lt;p&gt;à franceinfo&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;L'enquête, qui a donné lieu à une perquisition et des auditions, a été bouclée récemment et pourrait déboucher sur un procès. Le nom de l'entreprise reste secret pour protéger d'autres dossiers à venir. &lt;em&gt;"La Russie, c'est 60% de notre travail"&lt;/em&gt;, glisse Alma. Et chaque livraison empêchée est pour elle une manière de sauver des civils depuis son bureau. &lt;em&gt;"Tout ce qu'on entrave, on se dit que ce sont des missiles en moins sur les têtes ukrainiennes. On sait qu'on n'arrête pas tout, mais on fait notre maximum..."&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;"Couper la branche" des trafiquants du darknet&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Ce travail de bureau, invisible mais efficace, est le cœur de métier de la DNRED. C'est aussi pour cela que beaucoup de portes resteront closes. La pièce où nous interrogeons Alma a ainsi été "nettoyée". Elle n'est, semble-t-il, pas son lieu de travail. Et de toute façon, quelle importance ? A cet étage, il n'y a que des portes de bureau sans nom, desservies par des couloirs impersonnels. Ça et là, des broyeurs papier et des ordinateurs sont barrés du sigle rouge "SECRET" en fond d'écran : ce sont des "stations blanches", des postes conçus pour désinfecter ses disques durs et clés USB.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une salle semble résister à cette aseptisation : celle de la cyberdouane. Il s'agit d'un bureau ouvert à la décoration improbable, où règne une ambiance potache. Le chef Nicolas* nous y reçoit. Ici, les thématiques sont plus classiques : ça cause contrebande de tabac, de médicaments, et drogue, bien sûr.&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;"La douane, c'est la police de la marchandise, et nous on fait cette police sur le web."&lt;/p&gt;&lt;cite&gt;Nicolas, chef de la cyberdouane de la DNRED&lt;/cite&gt;&lt;p&gt;à franceinfo&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;Si ces enquêteurs parcourent les forums du darknet et les chaînes Telegram, ils ne cherchent pas les consommateurs. &lt;em&gt;"On ne bosse que sur le haut du spectre, notre but est de couper la branche sur laquelle beaucoup sont assis. C'est là qu'on met de véritables coups d'arrêt au trafic, car les trafiquants doivent ensuite se réorganiser"&lt;/em&gt;, explique le responsable. La DNRED a ainsi accroché plusieurs plateformes à son tableau de chasse : &lt;a href="https://www.franceinfo.fr/societe/justice/une-importante-plateforme-illegale-active-sur-le-dark-web-a-ete-demantelee_2804673.html"&gt;"La Main noire"&lt;/a&gt;, "French Deep Web", &lt;a href="https://www.franceinfo.fr/societe/justice/stupefiants-faux-documents-armes-la-plateforme-le-monde-parallele-qui-proposait-ses-activites-illegales-sur-le-darknet-demantelee-par-les-douaniers_4632893.html"&gt;"Le Monde parallèle"&lt;/a&gt;, "Cosa Nostra" ou encore &lt;a href="https://www.franceinfo.fr/faits-divers/une-importante-plateforme-du-darknet-francais-reunissant-plus-de-10-000-utilisateurs-demantelee-lundi_7544227.html"&gt;"Deep French Anti System"&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour réussir ces coups, ces agents un brin geeks observent patiemment.&lt;em&gt; "On travaille avec pas grand-chose : des abonnés, des circuits de paiements, des données de connexion, des images... Cela peut prendre plusieurs années."&lt;/em&gt; Ils n'ont pas non plus, assure Nicolas, de porte dérobée pour accéder secrètement aux messageries, dispositif que le gouvernement &lt;a href="https://www.franceinfo.fr/internet/securite-sur-internet/proposition-de-loi-contre-le-narcotrafic-pourquoi-l-introduction-d-une-porte-derobee-dans-les-messageries-est-tres-critiquee_7111521.html"&gt;avait échoué à rendre obligatoire&lt;/a&gt; en 2025.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour désanonymiser des trafiquants, ils appliquent leurs ruses, &lt;em&gt;"des secrets de cuisine" &lt;/em&gt;bien gardés&lt;em&gt; "pour garder un temps d'avance"&lt;/em&gt;. Ils peuvent aussi s'infiltrer, une technique prévue par la loi mais avec des restrictions : pas d'incitation, pas d'achat. Une méthode risquée, car si les agents sont démasqués, les criminels peuvent chercher à se venger en jetant en pâture leurs identités.&lt;em&gt; "En cas de faute de manipulation, notre sécurité est en jeu. On est hyper formés, mais on n'est jamais à l'abri."&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une fois les cibles identifiées, la surveillance devient réelle et se déplace sur le terrain. C'est ainsi qu'en 2024, les agents ont repéré deux fermes de cannabis près d'Etampes (Essonne). Elles étaient bien dissimulées : système de ventilation silencieuse, plusieurs compteurs d'électricité pour ne pas éveiller les soupçons... C'était sans compter sur l'hélicoptère à caméra thermique déployé pour l'occasion.&lt;em&gt; "Et là, la chaleur était hors norme. La maison était toute blanche, alors que le reste était beaucoup plus froid." &lt;/em&gt;La perquisition a révélé une plantation très ordonnée, des centaines de pieds, ainsi qu'un fonctionnement et du matériel professionnels. Des complices ont été arrêtés dans toute l'Ile-de-France. La preuve, pour Nicolas, que &lt;em&gt;"personne n'est intouchable"&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&lt;hr&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;* Tous les prénoms ont été modifiés pour des raisons de sécurité.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;






&lt;/section&gt;
</ns0:encoded></item><item><title>Avant Grasset, comment la maison d'édition Fayard a été mise au service de l'empire Bolloré</title><link>https://www.franceinfo.fr/enquetes-franceinfo/avant-grasset-comment-la-maison-d-edition-fayard-a-ete-mise-au-service-de-l-empire-bollore_7943840.html</link><ns0:encoded xmlns:ns0="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">&lt;section class="fi-layout-section" morss_own_score="6.608117564730581" morss_score="22.365084777845336"&gt;

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  Avant Grasset, comment la maison d'édition Fayard a été mise au service de l'empire Bolloré
&lt;/h1&gt;





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    Publié &lt;time&gt;le 16/04/2026 22:16&lt;/time&gt;
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      Mis à jour &lt;time&gt;le 23/04/2026 10:56&lt;/time&gt;
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        Temps de lecture : 8min - vidéo : 7min
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&lt;img src="https://www.franceinfo.fr/pictures/X7gyizeFrkmISFGn6sziFXcag_M/100x100/filters:format(jpg)/2021/12/14/61b8b9af80532_oeil-du-20-heures.png"&gt;



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&lt;span&gt;Article rédigé par &lt;/span&gt;
&lt;a href="https://www.franceinfo.fr/redaction/france-2/"&gt;France 2&lt;/a&gt;, &lt;a href="https://www.franceinfo.fr/redaction/oeil-du-20-heures/"&gt;L'Oeil du 20 heures&lt;/a&gt;

                   - &lt;span&gt;L. Beaujour, A.-M. Revol, G. Messina, G. Marque, X. Lepetit, B. de Saint-Jore, M. Le Rue - Edité par l'agence 6Medias&lt;/span&gt;
&lt;/div&gt;

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          France Télévisions
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&lt;p&gt;
  "L'Œil du 20 Heures" se penche ce jeudi sur le séisme qui ébranle le monde de l'édition. Virginie Despentes, Frédéric Beigbeder, ou encore Gaël Faye, parmi 170 autres auteurs claquent la porte des éditions Grasset. Enquête sur une autre maison mythique, qui a vécu les mêmes bouleversements : Fayard, intégrée dans l'empire Bolloré.
&lt;/p&gt;
&lt;div class="c-body" morss_own_score="5.7639344262295085" morss_score="60.70087136316644"&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;hr&gt;&lt;p&gt;C'est un endroit insolite pour une dédicace : une rôtisserie. À Carpentras (Vaucluse), Marion Maréchal est venue signer son premier livre. Un essai publié chez &lt;a href="https://www.franceinfo.fr/culture/livres/des-sources-internes-chez-l-editeur-fayard-denoncent-le-projet-ideologique-de-vincent-bollore-avec-la-nomination-de-lise-boell-a-la-tete-de-la-maison_6393154.html"&gt;Fayard&lt;/a&gt;, une maison d'édition prestigieuse dans le domaine des sciences humaines. &lt;em&gt;"J'ai eu une proposition. Ils m'avaient fait savoir en amont que si un jour j'avais envie de sortir un livre, ils seraient disponibles"&lt;/em&gt;, nous explique la députée européenne Groupe des Conservateurs et Réformistes européens. Car depuis que la maison d'édition est passée sous le contrôle de Vincent Bolloré, elle multiplie les publications d'auteurs d'extrême droite et souverainistes. Enquête sur un virage éditorial qui secoue le monde de l'édition.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour ses stars, Fayard n'hésite pas à sortir le grand jeu. Le premier livre de Jordan Bardella a été un succès. Alors, pour la sortie du second, fin octobre 2025, l'éditeur a carrément réservé le prestigieux théâtre Marigny à Paris. &lt;em&gt;"Ce deuxième livre est né d'une question simple que je ne cesse de me poser : qui parle encore des Français aujourd'hui ?"&lt;/em&gt;, présentait le jeune président du Rassemblement national devant un parterre d'invités. Nous, c'est une autre question simple qu'on s'est posée : combien coûte une soirée pareille ? Les chiffres sont confidentiels. Nous y avons eu accès. Entre la location du théâtre et le traiteur : une facture de 62 000 euros pour la maison d'édition.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Un écosystème au service de personnalités choisies&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Au total, sur l'année 2025, Fayard a déboursé plus de 100 000 euros pour les dédicaces de Jordan Bardella, donnant sans commune mesure avec les autres auteurs maison, pour lesquels l'éditeur investit tout au plus quelques milliers d'euros. Une seule autre plume, d'extrême droite elle aussi, est particulièrement bien traitée : Éric Zemmour, avec plus de 13 000 euros de déplacements et de locations de salles. Est-ce parce qu'ils ont du succès que l'éditeur dépense autant ? À cette question, Fayard n'a pas répondu.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais pour promouvoir ses auteurs, la maison d'édition dispose de moyens beaucoup plus larges que les seules dédicaces. On vous explique. Vivendi, dont le groupe de Vincent Bolloré est actionnaire majoritaire, a pris le contrôle de Lagardère en 2023. Il a désormais la main sur le groupe Hachette, le plus gros éditeur français, dont fait partie Fayard. Mais aussi sur plusieurs médias, Europe 1 et le &lt;em&gt;JDD&lt;/em&gt;, qui s'ajoutent à CNews, que Vivendi possédait déjà. De quoi médiatiser largement les ouvrages maison. Philippe de Villiers, lui, tient même une émission hebdomadaire sur CNews. Ces auteurs, les téléspectateurs les retrouveront ensuite dans les boutiques Relay.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le groupe Bolloré maîtrise ainsi tout l'écosystème du livre, jusqu'aux magasins de ventes, dans les gares, aéroports et hôpitaux. Impossible de rater ces petites boutiques rouges. Il y en a 450 en France. On y trouve souvent en bonne place les auteurs souverainistes ou d'extrême droite publiés par Fayard, comme Philippe de Villiers et Marion Maréchal, et, il y a quelques mois, Jordan Bardella et Éric Zemmour. Certains de ces auteurs Fayard, largement relayés, se vendent bien et même très bien pour des essais politiques : Jordan Bardella a écoulé 107 000 exemplaires de son deuxième livre, Éric Zemmour, 74 000, Philippe de Villiers, lui, en a vendu 188 000, et Marion Maréchal, 15 000. Mais plus que les chiffres de vente, ce seraient les idées de ces écrivains qui compteraient.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;L'idéologie avant la rentabilité ?&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;C'est ce qu'affirme cette source, qui travaillait encore récemment chez Fayard. Elle a vu arriver des auteurs confidentiels et très marqués politiquement. Elle tient à rester anonyme, nous avons donc changé sa voix : &lt;em&gt;"Le fait est qu'aujourd'hui, si on considère que la maison d'édition a connu un basculement, ce n'est pas tant par ces grands auteurs en eux-mêmes, c'est surtout par la somme de ces petits auteurs renforçant ce projet idéologique"&lt;/em&gt;, souligne-t-elle.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Des auteurs comme Xenia Fedorova, l'ancienne patronne de Russia Today France, un média russe de propagande interdit par l'Union européenne : 2 230 exemplaires écoulés. Ou encore, Alain de Benoist, un théoricien de l'extrême droite : seulement 468 livres vendus. &lt;em&gt;"Un auteur, par exemple comme Alain de Benoist, qui est un philosophe de la nouvelle droite des années 80, très peu connu, hors des cercles très marqués à l'extrême droite, on ne publie pas un auteur comme ça dans un objectif de rentabilité. Là où c'est symbolique, c'est qu'un auteur comme ça n'a jamais été publié dans une grande maison d'édition parisienne"&lt;/em&gt;, pointe encore notre témoin.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Des auteurs dont Fayard sait qu'ils lui feront perdre de l'argent. C'est ce que prouvent des documents confidentiels, des estimations sur les futures ventes. Pour le penseur d'extrême droite Alain de Benoist, la maison d'édition avait tablé sur 4 000 euros de pertes. Pour Xenia Fedorova, c'est 23 000 euros de déficit. En théorie, ces échecs doivent être compensés par les best-sellers. Mais les comptes de Fayard ont viré dans le rouge en 2024, dernier chiffre connu : près d'un million d'euros de pertes, une première depuis une dizaine d'années.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;"Cette maison utilise la notoriété des historiens pour servir de tremplin à une opération purement politique"&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Car la prise de contrôle de Bolloré a fait partir les grands auteurs, dont Virginie Grimaldi, la star des ventes : &lt;em&gt;"Je quitte les éditions Fayard avec beaucoup de tristesse. […] Mes valeurs et mes convictions ne sont plus en phase avec la direction que prend la maison"&lt;/em&gt;, avait-elle annoncé. Et pour ceux qui veulent partir, reste un obstacle : récupérer leurs droits d'auteur. C'est le combat de l'historien, Jean-Yves Mollier, auteur de huit livres chez Fayard : &lt;em&gt;"Cette maison d'édition utilise la notoriété des historiens, des sociologues, des anthropologues pour servir de tremplin à une opération purement politique. Jordan Bardella, Philippe de Villiers ont besoin de nous ? Eh bien non, non"&lt;/em&gt;, déplore-t-il.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Jean-Yves Mollier demande donc, il y a quelques mois, à récupérer ses droits d'auteur. Selon lui, Hachette lui aurait proposé un marché : en échange de ses droits, il doit s'engager à ne plus jamais critiquer le groupe dans les médias. &lt;em&gt;"Si on analyse cette démarche, ça veut dire quoi ? Ça veut dire &lt;/em&gt;'j'achète votre silence'&lt;em&gt;, mais on n'achète pas un intellectuel. Et je le dis avec un peu de solennité parce que j'ai été humilié, profondément atteint dans mon honneur qu'on ait osé me faire une telle proposition"&lt;/em&gt;, tance l'historien. Après de multiples rebondissements, Jean-Yves Mollier finit par avoir gain de cause. Fayard lui a envoyé une lettre le mois dernier : &lt;em&gt;"Nous vous confirmons par la présente la restitution pleine et entière de votre propriété littéraire."&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Comment Fayard justifie-t-elle ce virage éditorial ? Voici ce qu'expliquait Lise Boëll, sa présidente, dans le &lt;em&gt;JDD&lt;/em&gt;, un média du groupe Bolloré en septembre dernier : &lt;em&gt;"Fayard se distingue par son ancrage dans les grands enjeux de notre époque, loin d'un entre-soi parisien. […] Si l'on veut y voir ma patte, c'est sans doute dans cette attention portée à la diversité des voix, à l'ouverture au monde."&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Malgré nos multiples demandes d'interviews, ni Fayard, ni Hachette, ni Vivendi n'ont souhaité répondre à nos questions.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Parmi nos sources : &lt;/h2&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="https://www.pappers.fr/entreprise/librairie-artheme-fayard-562136895"&gt;Situation financière de Fayard, Pappers&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://lemonde.fr/economie/article/2026/03/17/chez-fayard-de-plus-en-plus-d-auteurs-cherchent-a-recuperer-leurs-droits_6671725_3234.html"&gt;"Chez Fayard, de plus en plus d’auteurs cherchent à récupérer leurs droits", Le Monde, 17 mars 2026&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Liste non-exhaustive&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;






&lt;/section&gt;
</ns0:encoded></item><item><title>"Transactions opaques", soupçons de fraudes à l'assurance... Ce que révèlent les comptes des époux Moretti, mis en examen dans l'incendie de Crans-Montana</title><link>https://www.franceinfo.fr/faits-divers/incendie-dans-un-bar-de-crans-montana-en-suisse/transactions-opaques-soupcons-de-fraudes-a-l-assurance-ce-que-revelent-les-comptes-des-epoux-moretti-mis-en-examen-dans-l-incendie-de-crans-montana_7937609.html</link><ns0:encoded xmlns:ns0="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">&lt;section class="fi-layout-section" morss_own_score="6.680608365019012" morss_score="22.935710405835337"&gt;

&lt;h1&gt;
  
  "Transactions opaques", soupçons de fraudes à l'assurance... Ce que révèlent les comptes des époux Moretti, mis en examen dans l'incendie de Crans-Montana
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    Publié &lt;time&gt;le 14/04/2026 21:48&lt;/time&gt;
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        Temps de lecture : 3min - vidéo : 3min
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&lt;div&gt;
&lt;span&gt;Article rédigé par &lt;/span&gt;
&lt;a href="https://www.franceinfo.fr/redaction/france-2/"&gt;France 2&lt;/a&gt;, &lt;a href="https://www.franceinfo.fr/redaction/oeil-du-20-heures/"&gt;L'Oeil du 20 heures&lt;/a&gt;

                   - &lt;span&gt;Q. Baulier, G. Messina, C. Kenck, X. Lepetit, E. Noël, G. Vaudry, A. Tranchant - Edité par l'agence 6Medias&lt;/span&gt;
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&lt;p&gt;
  Près de quatre mois après l'incendie de Crans-Montana, le couple Moretti, propriétaire du bar Le Constellation, est mis en examen en Italie. Les enquêteurs s'intéressent à leur responsabilité dans le drame, mais également aux montages financiers opaques des époux.
&lt;/p&gt;
&lt;div class="c-body" morss_own_score="5.938775510204081" morss_score="36.1549917264203"&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Jusqu'au 1er janvier dernier, le succès économique du &lt;a href="https://www.franceinfo.fr/faits-divers/incendie-dans-un-bar-de-crans-montana-en-suisse/vous-avez-tue-mon-frere-les-epoux-moretti-violemment-interpelles-par-des-proches-de-victimes-en-amont-d-un-nouvel-interrogatoire-a-crans-montana_7801670.html"&gt;couple Moretti&lt;/a&gt; ressemblait à une réussite commerciale : trois établissements dans une station huppée, des voitures de sport - Bentley, Porsche - et aussi des montres de luxe - Audemars Piguet, Rolex, Hublot. Mais, pour les policiers suisses qui ont épluché leurs relevés bancaires, le succès économique des Moretti est fictif, voire très suspect. L'Œil du 20 Heures a mis le nez dans les comptes. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un rapport confidentiel de 15 pages, rédigé par des enquêteurs suisses du bureau antiblanchiment et versé au dossier sur l'enquête de l'incendie de Crans-Montana, jette une lumière crue sur les affaires du couple Moretti. Ses conclusions sont cinglantes : &lt;em&gt;"transactions opaques"&lt;/em&gt;,&lt;em&gt; "irrégularités, voire documents faux"&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;"probables escroqueries aux assurances"&lt;/em&gt;,&lt;em&gt; "montage financier criminel présumé"&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;"succès commercial fictif"&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;De possibles escroqueries à l'assurance&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Pendant six semaines, les policiers ont ausculté les comptes bancaires des Moretti et de leur société. Premier constat : l'argent circule beaucoup entre les différents établissements. Au total, 1 850 000 euros du Senso vers Le Constellation, 860 000 euros du Constellation vers le Vieux chalet, 590 000 euros du Constellation vers Le Senso. Les policiers notent : &lt;em&gt;"De telles opérations peuvent présenter des risques d'un point de vue fiscal".&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ils soupçonnent également le couple Moretti de possibles escroqueries à l'assurance. Ils rappellent qu'avant l'incendie du 1er janvier deux de leurs établissements avaient déjà pris feu. Le Vieux chalet en 2023, avec 250 000 euros remboursés par les assurances. Et Le Constellation déjà en 2024, avec 420 000 euros de primes d'assurance. Il y a aussi l'utilisation d'aides pendant le Covid qui, selon les enquêteurs suisses, aurait servi à payer la location longue durée d'une voiture de luxe.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Un signalement tardif des banques ?&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Selon leurs déclarations fiscales, les Moretti disposent, fin 2024, de plus de cinq millions d'euros d'actifs, un capital acquis grâce à des crédits et des hypothèques, au point que certains partenaires financiers s'interrogent sur leur capacité de remboursement et réclament un audit de leur société. Jessica Moretti s'inquiète de ces conclusions dans un e-mail de juin 2025 :&lt;em&gt; "Ils avancent que Le Constellation n'est pas en mesure, au niveau des liquidités, de rembourser leurs prêts"&lt;/em&gt;. Pourtant, les banques ne cessent de prêter au couple Moretti. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce n'est qu'après l'incendie du Constellation le 1er janvier 2026 et ses 41 morts qu'elles font un signalement à l'office antiblanchiment. Une réaction bien tardive, estime un député suisse. &lt;em&gt;"C'est proprement scandaleux. Ça signifie que, en réalité, avant que le projecteur ne soit braqué sur ces exploitants par ce désastreux incendie, les banques ont finalement un peu laissé passer, ne se sont pas penchées sur le cas de manière trop précise. Et puis, tout à coup, il y a un drame. Et c'est ça qui conduit les mêmes banques, sur la base des mêmes informations, à faire un signalement"&lt;/em&gt;, souligne Benoît Gaillard, député au Conseil national (Parti socialiste suisse).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les avocats des Moretti rappellent, eux, qu'un rapport de police n'est pas synonyme de culpabilité. Ils affirment qu'il n'y a aucun lien entre les soupçons de blanchiment et la catastrophe du 1er janvier. Mais les activités du couple questionnent aussi en France. Selon nos informations, Tracfin s'intéresse à des mouvements financiers des Moretti considérés comme suspects.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;






&lt;/section&gt;
</ns0:encoded></item><item><title>"Il m'a dit de me faire opérer" : une victime de Jeffrey Epstein et de son réseau de médecins raconte le système d'emprise du criminel sexuel</title><link>https://www.franceinfo.fr/enquetes-franceinfo/document-il-m-a-dit-de-me-faire-operer-une-victime-de-jeffrey-epstein-et-de-son-reseau-de-medecins-raconte-le-systeme-d-emprise-du-criminel-sexuel_7924814.html</link><ns0:encoded xmlns:ns0="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">&lt;section class="fi-layout-section" morss_own_score="6.615480649188514" morss_score="21.66140049467379"&gt;

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    Document
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  "Il m'a dit de me faire opérer" : une victime de Jeffrey Epstein et de son réseau de médecins raconte le système d'emprise du criminel sexuel
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    Publié &lt;time&gt;le 10/04/2026 11:31&lt;/time&gt;
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&lt;img src="https://www.franceinfo.fr/pictures/X7gyizeFrkmISFGn6sziFXcag_M/100x100/filters:format(jpg)/2021/12/14/61b8b9af80532_oeil-du-20-heures.png"&gt;



&lt;div&gt;
&lt;span&gt;Article rédigé par &lt;/span&gt;
&lt;a href="https://www.franceinfo.fr/redaction/france-2/"&gt;France 2&lt;/a&gt;, &lt;a href="https://www.franceinfo.fr/redaction/oeil-du-20-heures/"&gt;L'Oeil du 20 heures&lt;/a&gt;

                   - &lt;span&gt;M. Subra-Gomez, G. Messina, X. Lepetit, M. Le Rue - Édité par l'agence 6Medias&lt;/span&gt;
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&lt;p&gt;
  Dans son enquête dévoilée mardi, "L'Œil du 20 Heures" révélait comment Jeffrey Epstein, avec la complicité d'un réseau de médecins, contrôlait le poids, l'alimentation et la vie sexuelle des jeunes femmes qu'il fréquentait. Nous avons retrouvé l'une de ses victimes : Svetlana Pozhidaeva nous raconte être passée entre les mains de ces praticiens au cœur du système d'emprise du multimillionnaire américain. Un témoignage exclusif recueilli par les équipes de "L'Œil du 20 Heures".
&lt;/p&gt;
&lt;div class="c-body" morss_own_score="5.933944954128441" morss_score="41.456672226855716"&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;hr&gt;&lt;p&gt;À quoi ressemblait le quotidien des victimes de Jeffrey Epstein ? L'une d'entre elles a accepté de nous raconter en exclusivité comment pendant des années, il a contrôlé son corps, sa vie privée, grâce à un &lt;a href="https://www.franceinfo.fr/monde/usa/affaire-jeffrey-epstein/operation-sur-la-table-du-salon-poses-d-implants-mammaires-le-dossier-epstein-revele-l-existence-d-un-vaste-reseau-de-medecins_7922324.html"&gt;réseau de médecins&lt;/a&gt; à son service pour satisfaire tous ses désirs.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle a trouvé refuge sur la côte ouest des Etats-Unis. Pour "L'Œil du 20 Heures", Svetlana Pozhidaeva a accepté de sortir du silence. L'ancienne mannequin d'origine russe a subi les abus sexuels de Jeffrey Epstein pendant plusieurs années. Le multimillionnaire américain la présentait comme l'une de ses assistantes, mais exerçait sur elle un contrôle quotidien, notamment sur sa santé. &lt;em&gt;"Il me disait : tu n'as pas besoin d'assurance maladie, tu m'as moi. C'était une manière de nous contrôler"&lt;/em&gt;, se souvient-elle.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;"Nous le surnommions 'le docteur maléfique'"&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Dans son trafic sexuel organisé, Jeffrey Epstein entretenait d'excellentes relations avec certains médecins, au point qu'ils opéraient parfois à son domicile. Comme sur une photo où, à même la table du salon, un chirurgien suture une jeune femme à la tête. Svetlana a tout de suite reconnu le docteur Ting. Elle aussi est passée entre ses mains dans le célèbre hôpital Mount Sinaï de New York, en 2012, comme en témoignent des documents évoquant une chirurgie pour enlever un tatouage près du nombril.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une intervention à la demande d'Epstein lui-même, affirme l'ancienne mannequin : &lt;em&gt;"J'avais ce petit tatouage en forme de dauphin sur le ventre et Epstein le détestait. J'aurais pu le faire enlever au laser, mais ça aurait pris un an. Il m'a dit de me faire opérer. Il voulait le faire disparaître"&lt;/em&gt;, raconte Svetlana.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le contrôle de son corps va même plus loin : alors qu'elle est déjà très mince, elle affirme que Jeffrey Epstein l'envoie vers un autre de ses proches, le docteur Steven Victor, pour une liposuccion. &lt;em&gt;"Nous le surnommions 'le docteur maléfique', c'était vraiment une mauvaise personne… J'ai encore des cicatrices sur le corps, car il m'a très mal opérée. Après cela, je n'ai plus jamais pu faire du mannequinat"&lt;/em&gt;, confie encore la jeune femme.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Contacté, le médecin se défend de toute complicité avec Jeffrey Epstein :&lt;em&gt; "Je n'ai pas de souvenir de cette patiente […] j'ai fait des milliers de liposuccions, et des centaines de "mini-liposuccions", qui consistent à enlever de petites quantités de graisse", répond-il. Steven Victor ajoute : "Je me sens mal pour toutes ces femmes abusées par Epstein, tout cela n'aurait jamais dû durer aussi longtemps."&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;"Tu me dois de l'argent"&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Parmi les millions de documents révélés par la justice américaine, nous avons retrouvé un tableau : d'après Svetlana Pozhidaeva, Epstein listait ce qu'il dépensait au quotidien pour chacune de ses victimes. Shopping, salle de sport, ou précisément : effacement de tatouage. &lt;em&gt;"Le dentiste m'a présenté une facture de plusieurs milliers de dollars. Epstein m'a dit pour la première fois&lt;/em&gt; 'Je paye toutes ces choses et tu me dois de l'argent.'&lt;em&gt; C'est là que j'ai vraiment senti que j'avais une dette envers lui."&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Après plus de dix ans sous emprise, Svetlana affirme ne s'être sentie libérée qu'après la mort de Jeffrey Epstein. Elle souhaite désormais venir en aide à d'autres victimes du prédateur sexuel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;








&lt;/section&gt;
</ns0:encoded></item></channel></rss>